LIGUE DES CHAMPIONS - Le PSG a conscience de ses limites : "En février, on sera beaucoup plus forts"
Par Glenn Ceillier
Publié 14/12/2023 à 01:08 GMT+1
Les Parisiens ne se cachent pas. S'ils sont qualifiés une nouvelle fois pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, avec leur match nul (1-1) face au Borussia Dortmund, ils reconnaissent qu'ils auraient pu mieux faire alors qu'ils ont échoué à la deuxième place. Surtout, ils sont conscients de leurs axes de progression même s'ils sont persuadés de revenir plus forts en février.
"Ce PSG n'a pas été aussi loin du gratin européen depuis dix ans"
Video credit: Eurosport
Paris est passé. Mais par la petite porte. Si le PSG est encore au rendez-vous des huitièmes de finale pour la douzième fois d'affilée, le champion de France n'a pas vraiment séduit durant cette phase de poules. Et c'est un doux euphémisme. Car si Paris est encore en C1 ce mercredi soir, c'est notamment parce que les coéquipiers de Kylian Mbappé ont profité de la défaite (1-2) de Newcastle contre Milan à St James' Park. Et au soulagement d'être qualifié s'oppose aussi l'impression d'avoir raté la principale mission, en échouant à la deuxième place de la poule avec ce nul poussif ramené de Dortmund (1-1). "On est à la fois contents mais on sait qu'on aurait pu faire mieux et finir à la première place, c'était l'objectif", a résumé Warren Zaïre-Emery sur Canal+.
Si Kylian Mbappé a été le premier à monter dans le bus, le visage fermé, ce n'est ainsi pas pour rien. La frustration est bien au rendez-vous. "Il y avait des opportunités, on a la sensation qu'on pouvait aller la chercher. Mais quand même, il faut rester lucide, c'est important de se qualifier et garder cet objectif de la Ligue des champions", rappelle cependant Marquinhos, avant de prévenir : "D'ici à la prochaine étape, il faut se préparer, être encore meilleurs parce que ça va devenir de gros adversaires." C'est l'autre message envoyé ce mercredi soir à l'issue de ce nul : Paris a conscience de ses limites actuelles et sait qu'il doit mettre le bleu de chauffe.
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"Le PSG a de grandes chances de passer à la trappe en 8es" : ses adversaires potentiels à la loupe
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Forcément lucides sur leurs prestations, très éloignée de ce que l'on est en droit d'attendre d'une formation avec les ambitions du PSG, les Parisiens ont tout suite voulu mettre les points sur les i après cette qualification obtenue de justesse. Oui, ils doivent s'améliorer pour espérer quelque chose dans cette C1. Et ils le savent bien. "Il faut grandir, travailler d'ici à la prochaine étape pour être meilleurs", assume encore Marquinhos. Et tout le monde a notamment un domaine en tête après ce match évidemment : l'efficacité devant le but, qui a tant fait défaut aux champions de France durant cette phase de poules. "C'est sûr qu'on doit marquer le plus de buts possibles, mais on a les occasions, c'est le plus important. On va régler ça pour être le plus performant", explique Zaïre-Emery.
Soulagé alors qu'une élimination si tôt dans la saison aurait plongé le PSG dans la déprime et la crise, Luis Enrique est d'ailleurs lui aussi convaincu que le temps va maintenant jouer à leur faveur, alors qu'il a aligné ce mercredi soir le plus jeune onze de départ du club en Ligue des champions sous QSI. "Je ne suis pas préoccupé par notre inefficacité, on est l'équipe qui se crée le plus d'occasions. Ce qui me préoccupe, c'est le manque de contrôle dans le jeu, quand on perd des ballons", a-t-il d'abord expliqué.
Insistant sur le vent de renouveau qui a touché le PSG cet été avec onze nouveaux joueurs, un nouveau staff "et même un nouveau campus", l’ancien coach du Barça s’est ensuite montré confiant pour l'avenir : "En février, on sera beaucoup plus forts, annonce l'entraîneur espagnol. Je pense cela grâce à mon expérience. Cela fait douze ans que j'entraîne, et mes équipes se sont toujours améliorées avec le temps. L'idée de jeu est différente de ce que l'on a l'habitude en France".
Alors que son équipe manque cruellement d'équilibre, affiche une fébrilité déconcertante derrière par séquences et ne semble pas encore avoir intégré tous ses principes de jeu, le technicien catalan se retrouve avec un peu moins de deux mois maintenant pour faire comprendre ses idées à son groupe. Et ce ne sera pas du luxe, au vu des dernières prestations. "Le coach dit toujours qu'on est loin de ce qu'il veut pour son équipe. C'est petit à petit qu'on va grandir, il y a eu beaucoup de changements cette année, des nouveaux joueurs qui s'adaptent à Paris et ce qu'il y a autour. Avec l'entraînement, les matches, le temps, on va tous régler ça", espère Marquinhos.
Paris n'a de toute manière pas le choix. En février prochain, les coéquipiers de Kylian Mbappé risquent de se frotter à un cador, après avoir échoué à cette deuxième place qui les placera sur la route d'un vainqueur de groupe et les obligera à se déplacer pour le match retour. Et si la formation francilienne présente les mêmes failles que celles entrevues durant cette première phase, l'histoire pourrait être vite entendue. Les Parisiens le savent bien. Mais Luis Enrique bombe le torse malgré cette qualification obtenue par la petite porte. "Je pense qu'aucune des équipes qui a terminé première de son groupe ne voudra affronter le PSG. On sera beaucoup plus forts en février", a insisté l'entraîneur parisien. Le pari est pris.
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