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Ligue des champions - Première saison blanche depuis 2012 pour le Bayern Munich : la "malédiction Kane" a encore frappé
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Publié 09/05/2024 à 09:00 GMT+2
Ce qui devait être une blague ressemble de plus en plus à un running gag proche de la vérité. Parti au Bayern Munich pour enfin garnir son armoire de trophées, Harry Kane va finir sa saison de club exempt de tout sacre. Une impensable anomalie pour les Bavarois mais un classique désormais pour l’attaquant anglais, qui a vu ses dernières chances s’envoler à Madrid ce mercredi soir.
Fin d'une anomalie ou immenses regrets pour le Bayern ?
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On a bien cru un temps que le Bayern allait avoir une ultime chance de sauver sa saison à Wembley, au pays d’Harry Kane, là où elle avait remporté sa dernière Ligue des champions en 2013. Mais gagner à Madrid, à Santiago Bernabeu, en Ligue des champions relève de l’impossible ces dernières années. Et gagner, tout court, avec l’attaquant anglais, aussi. L’idée d’une malédiction l’entourant peut sembler stupide et c’est notamment l'avis de l’ancien attaquant bulgare de Tottenham, Manchester United ou Monaco Dimitar Berbatov. "Ça a l’air stupide et c’est un manque de respect, s’énervait-il dans un entretien accordé à Belfair il y a plusieurs semaines. Je ne veux même pas y penser. Parfois, le football et la vie fonctionnent ainsi. Il gagnera des trophées, c’est sûr." Mais ça ne sera pas cette saison. Pas en club en tout cas.
Wembley, temple maudit
Pourtant, son départ de Tottenham, son club de toujours, son club de cœur, avait justement vocation à enfin garnir une armoire de trophée vierge de tout succès. Non pas qu’Harry Kane n’ait pas été performant durant neuf ans passés à Tottenham, au contraire. Meilleur buteur de l’histoire des Spurs (280 buts) mais aussi de la sélection anglais (62 buts), joueur le plus souvent sacré joueur du mois en Premier League (7)… Le natif de Walthamstow a multiplié les records mais aussi, et surtout, les échecs dans sa quête de trophée. Si la Premier League n’a jamais vraiment laissé de regret à Kane (2e en 2017 mais à 7 points de Chelsea), il n’en a pas été de même avec les coupes.
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"Joselu, symbole d'un Real qui renverse tout, peu importe le contexte"
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Lorsque les Spurs ont enfin réussi l’exploit d’aller loin en Ligue des champions 2018-2019, en éliminant Manchester City en quart et l’Ajax en demies au terme d’une remontada folle, ils se sont inclinés en finale (0-2) contre Liverpool. Sans honte, logiquement même, mais sans trophée. Pareil pour les finales de la Coupe de la Ligue en 2015 et en 2021. Voir Kane et Tottenham s’incliner, à chaque fois sans marquer, n’avait rien de surprenant vu les adversaires (2-0 contre Chelsea puis 1-0 contre Manchester City). Deux défaites à Wembley, déjà, pour Kane, avant cette cruelle défaite en finale de l’Euro 2021, à domicile, aux tirs aux buts contre l’Italie. Comme si rien ne voulait lui sourire. Son départ au Bayern devait tout résoudre, il n’a fait que mettre en lumière la "malédiction Kane".
Bellingham ou la malédiction Kane : qui sera le plus fort à l’Euro ?
La claque (0-3) reçue en Supercoupe d’Allemagne face à Leipzig avait fait sourire, le Bayern perdant ce trophée pour la première fois depuis 2016, pour le premier match d’Harry Kane. La suite beaucoup moins. Alors que les Munichois enchainaient les titres de champion depuis 11 ans, ils ont lâché leur titre pour la première fois depuis la saison 2011-2012 de Bundesliga. Harry Kane est difficilement coupable vu ses performances (36 buts et 8 passes à deux journées de la fin) et le sacre de Leverkusen est uniquement due à sa saison hors norme. Difficile d’en dire de même pour la piteuse élimination du Bayern en Coupe d’Allemagne, dès le 2e tour, par le FC Sarrebruck (2-1), club de 3e division, un match que Kane n’a toutefois pas joué.
La Ligue des champions restait donc la dernière chance du Bayern et elle a été emportée mercredi par la folie des fins de rencontres à Santiago Bernabeu. On ne pourra encore une fois pas reprocher grand-chose à l’attaquant bavarois, auteur de la meilleure saison individuelle d’un Anglais dans l’histoire de la Ligue des champions (8 buts et 4 passes). Mais c’est bien sur une saison blanche qu’il va terminer sa première année à Munich, un bilan que ne connait que trop bien Harry Kane. Même s’il peut encore sauver sa saison, avec l’Euro en Allemagne en juin où il compte bien gagner grâce à l’aide de Jude Bellingham, l’homme à qui tout sourit cette année. A moins que la "malédiction Kane" ne frappe encore.
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