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Ligue des champions | PSG - AC Milan | Gianluigi Donnarumma, retrouvailles contrastées : "Les critiques me font mal"
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Publié 24/10/2023 à 15:05 GMT+2
C'est un match à la saveur particulière pour Gianluigi Donnarumma. Formé à l'AC Milan, le gardien du PSG va retrouver, pour la première fois, son ancien club mercredi à l'occasion de la 3e journée de la Ligue des Champions. Parti en fin de contrat, l'international italien ne cache pas souffrir des critiques de la part de ses anciens tifosi. Enzo Raiola, son agent, est monté au créneau.
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C'est le premier acte de retrouvailles particulièrement attendues. Ce sera le plus calme, sans doute. Promis aux huées et aux sifflets le 7 novembre prochain à l'occasion du déplacement du PSG sur la pelouse de l'AC Milan, dans un San Siro déjà à guichets fermés, Gianluigi Donnarumma est apparu décontracté ce mardi en conférence de presse avant la réception de son ancien club formateur, mercredi (21h), au Parc des Princes, pour le compte de la 3e journée de la Ligue des Champions.
"Il va y avoir beaucoup d'émotions, ce sera particulier, a-t-il reconnu. Il faut mettre ça de côté et penser au match seulement. Je me sens très bien ici, c'est comme une grande famille, comme j'avais à Milan. Je serai toujours reconnaissant envers le Milan. J'ai trouvé à Paris ensuite une ambiance formidable depuis le premier jour. Mais je veux tout donner pour le PSG maintenant (...) Deux matches très difficiles. Je ne sais pas si ce sera décisif, mais très important en tout cas. Il faut penser au premier, avant de penser à celui de Milan. Il ne faut pas penser aux deux matches ensemble."
Focalisé sur le terrain, Donnarumma est conscient de la rancœur tenace qui anime ses anciens tifosi, qui ne lui pardonnent pas d'être parti en fin de contrat. "J'ai toujours tout donné à Milan, donc c'est désagréable d'avoir toutes ces critiques. Mais je suis concentré sur le match et à rester que sur le match pour ne pas être pris par l'émotion", a expliqué l'international italien, régulièrement sifflé lorsqu'il retourne à San Siro sous le maillot de la sélection italienne. Au micro de Sky Italia, il a concédé dans la foulée que ces critiquent "faisaient mal".
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"En Italie, on s'interroge même sur la place de N°1 de Donnarumma"
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"A Paris, les débuts n'ont pas été faciles ici parce que j'avais beaucoup d'amis et de la famille à Milan, a-il ajouté en conférence de presse. Mais petit à petit, j'ai su prendre mes marques ici, et maintenant j'ai des amis, je parle un peu la langue et je me sens très bien." En prévision du climat agité qui s'annonce au retour, Donnarumma essaie donc de tempérer les choses avec son ancien public. Son clan aussi, d'ailleurs. Interrogé par Tuttosport ce mardi, Enzo Raiola, son agent, a assuré qu'il n'avait "jamais souhaité partir libre" lors du mercato d'été 2021.
Le clan Donnarumma donne sa version
"Mino (son cousin décédé, ancien agent du joueur, ndlr) avait toujours été clair avec Milan : 'Jamais Donnarumma ne partira libre, il voudrait simplement que Milan se qualifie en C1'. Nous avons eu plusieurs rencontres à Milan et Monaco. La relation était tranquille. Du moins jusqu'à l'épisode de Gênes. Nous avions un rendez-vous avec les dirigeants milanais le 2 mai 2021. Mino voulait faire le point car Milan n'était pas encore qualifié en C1, et l'alternative, étant donné que nous ne voulions pas faire partir libre le joueur, était de négocier avec un autre club. En l'occurrence la Juventus, qui aurait réglé la situation avec un échange ou une indemnité. Maldini a répondu : 'Nous sommes là pour autre chose : le chapitre Donnarumma est terminé car nous avons pris un autre gardien'. Le ciel est tombé sur la tête de Gianluigi (...) Nous n'avions pas bougé sur le mercato, pas même en janvier : simplement pour ne pas trahir Milan. Gigio n'avait voulu écouter aucune offre, même en tant que futur joueur libre. Après tout ça, il nous a dit : 'Je ne veux plus jouer en Italie. Je serais allé à la Juve uniquement si Milan y gagnait quelque chose. Je ne veux plus jouer en Italie'. Croyez-moi, nous n'avons rien dans les mains, tous les clubs étaient au point avec leurs gardiens."
C'est à ce moment que Mino Raiola "a joué la carte Nasser al-Khelaïfi", président du PSG, qui venait pourtant "de prolonger Keylor Navas". "Une fois qu'il a compris que Donnarumma était libre, il (Nasser) a téléphoné devant nous à Leonardo (ex-directeur sportif du PSG) et il lui a dit : 'Prends-moi Donnarumma'. Voilà comment les négociations ont commencé, quasi à la fin du championnat (...) La chose la plus étrange, c'est que Milan a pris Maignan en provenance d'un club (le LOSC, ndlr) qui appartenait au même fonds d'investissements Elliott. Il n'y avait donc aucune urgence. Maignan aurait pu signer dans l'hypothèse où Milan n'aurait pas décroché sa qualification en C1 et que Donnarumma aurait décidé de ne pas rester."
Une version toujours contestée par l'AC Milan, qui a toujours assuré avoir transmis plusieurs offres de prolongation à son désormais ex-gardien, obtenant soit des refus, soit des non-réponses. En Lombardie, on estime même avoir gagné au change en récupérant Mike Maignan pour une quinzaine de millions d'euros. Le chapitre Donnarumma est maintenant fermé. La plaie, elle, un peu moins.
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