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Ligue des champions - PSG-Real Sociedad (2-0) - L'antisèche : Comment se contenter de ça ?
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Publié 14/02/2024 à 23:32 GMT+1
Le Paris Saint-Germain s'est mis dans une position très confortable en dominant mercredi soir la Real Sociedad (2-0) en 8es de finale aller de la Ligue des champions. Mais le club francilien a affiché, pendant près d'une heure, un spectacle affligeant au public du Parc des Princes. Luis Enrique et ses hommes peuvent-ils se contenter de cela ? C'est notre antisèche.
La drôle de soirée de Luis Enrique
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Le jeu : 58 minutes de bouillie, 12 minutes pour tuer le match
Le pressing haut de la Real Sociedad était annoncé l'un des enjeux tactiques majeurs de cette rencontre. Mais comment pouvait-on s'attendre à ce que Paris souffre autant ? Etouffés par la hauteur du bloc adverse, trop souvent incapables de ressortir les ballons, les Parisiens ont manqué d'impact, de relais dans le cœur du jeu, et affiché une pauvreté technique affligeante durant une heure.
La formation basque a parfois laissé des boulevards, mais les hommes de Luis Enrique se sont montrés bien trop imprécis pour les exploiter. C'est finalement sur coup de pied arrêté que le PSG a mis fin au désastre, Kylian Mbappé traînant au second poteau sur un corner d'Ousmane Dembélé (58e). De quoi libérer enfin les Parisiens, qui vont vu Mbappé attraper la barre (63e), puis Bradley Barcola faire le break (71e) sur une action initiée par Dembélé, encore lui. Douze minutes de (léger) mieux. Et une fin de match plus confortable face à un adversaire trop faible dans l'utilisation du ballon, qui a fini par desserrer l'étreinte.
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"Je n'imagine pas Paris ailleurs qu'au Parc des Princes"
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Les joueurs : Le renard Mbappé, André Silva trop gentil
Le PSG a encore pu compter sur Kylian Mbappé, auteur d'un but qui ne lui ressemble pas tant que cela. Au milieu, le naufrage de Fabian Ruiz a bien été rattrapé par un Vitinha entreprenant en seconde période. Derrière, Lucas Beraldo a connu une soirée animée.
En face, André Silva a dégainé le premier, mais a gâché trop de situations intéressantes pour les Basques. Hamari Traoré, au bord de la pelouse malgré lui sur l'ouverture du score, s'est fait déposer par Barcola sur le but du break, et a globalement vécu une soirée difficile dans son couloir droit.
Le facteur X : Vitinha, replacement gagnant
Alors que Fabian Ruiz n'a pas existé en pointe basse du milieu à trois parisien en première période, Luis Enrique a décidé d'inverser sa position avec celle de Vitinha à la pause. Le Portugais a bien mieux exécuté ce boulot de sentinelle, et permis au PSG de se sortir, enfin, du pressing adverse. Fabian Ruiz, à défaut de briller, s'est montré plus utile comme relayeur, en lançant notamment Bradley Barcola sur le deuxième but. Même Warren Zaïre-Emery en a profité pour élever son niveau d’un cran.
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Inquiétant, ce PSG ? "Quand on voit le Real et City..."
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La stat : 9/13
En ouvrant le score de manière presque miraculeuse pour Paris mercredi, Kylian Mbappé a inscrit le 9e des 12 derniers buts du PSG en phase à élimination directe de C1. Total porté ensuite à 13 par Barcola quelques minutes plus tard. Mais qu'importe, la conclusion est la même : sans l'ancien Monégasque, le club francilien ne pourrait pas exister à ces hauteurs.
La décla (Kylian Mbappé, attaquant du PSG) :
La question : Paris peut-il se contenter de cela ?
On ne fera injure ni à la Real Sociedad et son public d'Anoeta, ni au fâcheux passé du PSG lors des matches retours. Mais a priori, le Paris Saint-Germain s'est mis dans une position plus que confortable en vue de la qualification pour les quarts de finale de cette C1. Fin de l'histoire ? Loin de là.
La dernière demi-heure plus emballante et débridée ne peut faire oublier la première heure indigne de la C1 et d’une équipe de ce calibre, qui a dépensé, rappelons-le, près de 400 millions d'euros sur le marché des transferts depuis l'été dernier. Incapable de répondre au défi adverse pendant 58 minutes, Paris a rappelé qu'il était, cette saison, en difficulté quasi systématique lorsque le niveau s'élevait en Ligue des champions.
A Newcastle (4-1) puis à domicile contre les Magpies (1-1), à Milan (2-1) et à Dortmund (1-1), Paris a été chahuté, voire plus. Mercredi, Marquinhos et les siens l'ont encore été. Mais cette fois face au plus faible des premiers de groupes, incapable de marquer et gagner en Liga depuis près d'un mois, amputé de son meilleur joueur pour la rencontre - Mikel Oyarzabal - et de l'un de ses défenseurs sur l'ouverture du score (Hamari Traoré, soigné).
Le manque de personnalité souligné par Mbappé et Marquinhos à l'issue de la rencontre, et trop souvent observé, est incompatible avec de plus grandes ambitions dans cette compétition, bien que celles-ci aient été revues - officiellement - à la baisse. Face à une adversité plus élevée, la sanction sera immédiate. Paris voulait dédramatiser l'approche de ces 8es, grand bien lui en fasse. Mais il lui faudra hausser son niveau d'exigence très, très rapidement.
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Kylian Mbappé, buteurs lors de PSG - Real Sociedad (2-0)
Crédit: Getty Images
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