Les notes du PSG après son sacre face à l'Inter Milan : Le surDoué, l'altruiste Dembélé
Eurosport sur GoogleAuteur d'un doublé magnifique et d'une passe décisive pleine d'altruisme dans cette finale à sens unique (5-0), Désiré Doué a fait basculer le destin du PSG à la force de son talent irradiant. Devant, Ousmane Dembélé s'est illustré à la passe tandis que Khvicha Kvaratskhelia a été récompensé de son abnégation par un but. Au milieu, Vitinha a encore régné en maître. Les notes du PSG.
"Doué appartient à une race de joueurs qu'on reconnait dans les grands soirs"
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Gianluigi Donnarumma : 6
Disons-le d'entrée : il a été au chômage technique pendant la majeure partie de la rencontre eu égard à la prestation offensive de l'Inter. Mais ses rares interventions ont soulagé le PSG dans un moment où une erreur aurait tout relancé (54e, 60e). Au pied, il a souvent allongé pour toucher Kvara. C'est sans doute le match le plus paisible de sa saison en C1.
- En bref : Si Paris est allé au bout de son rêve, il le doit en grande partie à sa campagne de C1 décisive.
- 🔥 5-0 pour un PSG monumental : les buts en vidéo
Ligue des champions
Les notes : Kvaratskhelia en mode Ballon d'Or, Pacho monumental
07/05/2026 à 08:23
Achraf Hakimi : 8
Mais comment fait-il pour avoir un tel coffre ? Arrière droit, Hakimi a en réalité été partout ce samedi à Munich pour chasser les Interistes à la moindre occasion. Mais aussi pour finir, en bon renard des surfaces (12e). Son leadership a infusé chez ses coéquipiers et son activité aurait pu être récompensée d'un doublé (60e). Il a pris une nouvelle dimension sous Luis Enrique et a réalisé une saison digne d'être le meilleur joueur au monde à son poste.
- En bref : Juste monstrueux.
Marquinhos : 6
On l'a senti investi d'une mission dès l'échauffement, presque ému à l'heure de disputer sa deuxième finale de Ligue des champions. Mais il n'a jamais cédé face à l'émotion et a accompli sa besogne avec brio. Presque en individuel sur Lautaro Martinez, il n'a jamais laissé respirer l'Argentin. Seules quelques relances hasardeuses sont venues ternir une finale gérée de A à Z.
- En bref : Une récompense à la hauteur de ses souffrances passées.
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Marquinhos : "Merci aux gens ici, au Parc, au monde entier pour toute cette énergie !"
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Willian Pacho : 8
C'est un chien de garde franchement terrifiant. Jamais en retard, jamais dépassé, il a régné en vieux grognard sur le scénario de cette finale, avec des interventions musclées mais aussi certaines intuitions bien senties, comme sur ce ballon sauvé d'un corner qui about sur le but du 2-0 (20e). Sur les rares centres adverses, il fut toujours là pour couper au bon moment. Une sacrée trouvaille.
- En bref : Intraitable.
Nuno Mendes : 6
Il a tout de suite été dans le tempo, avec une intervention pleine d'à-propos sur Thuram dès la première minute. Relanceur privilégié lors des dernières rencontres de C1, il a parfois manqué de précision ce samedi, peut-être gêné par son coup à la hanche qui a fait craindre une sortie prématurée en première période. Mais il récupère le ballon sur le but du 4-0 et a su prendre le ton de la rencontre, s'aventurant rarement dans le camp adverse pour surveiller au mieux Dumfries.
- En bref : Il a franchi de tels paliers cette saison…
Remplacé par Lucas Hernandez (78e).
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Pour Paris, est-ce le début d'une dynastie ?
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João Neves : 6,5
Ce n'est pas celui qu'on voit le plus mais c'est peut-être l'un des plus précieux du onze parisien. Dans l'entreprise de démolition mise en place par Luis Enrique, il avait un rôle hybride en couvrant Hakimi et en chassant en avançant dès qu'il le pouvait. Si le milieu adverse n'a absolument pas existé, c'est aussi parce que le petit João l'a privé d'oxygène. Un tacle symbolique de son travail face à Zielinski (55e).
- En bref : ce gamin est le couteau-suisse absolu.
Vitinha : 7,5
Il fallait du cran pour assumer de devenir le régulateur de ce PSG, pour succéder à Verratti et devenir le centre névralgique de cette équipe. Mais Vitinha n'a jamais perdu de vue l'objectif et a été dans le ton d'entrée, avec une activité incroyable dès les premières minutes, récompensée par son décalage impeccable pour Doué sur l'ouverture du score (12e). Toujours dans le bon tempo, il conduit et décale parfaitement le gamin du PSG sur le but du 3-0, qui scelle définitivement cette finale immaculée. Avec Luis Enrique, il a pris une épaisseur absolument folle. Mais tellement délicieuse.
- En bref : quand une équipe roule autant sur une finale, c'est que son maître à jouer était dans un grand soir.
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Luis Enrique et Vitinha
Crédit: Getty Images
Fabian Ruiz : 6
Il fut discret mais toujours à la bonne place. Dans ce trio du milieu, son profil détonne mais il a su en faire une force. Souvent là pour gratter les seconds ballons, souvent bien placé pour orienter le jeu, l'Espagnol est enfin devenu le même joueur qu'avec la Roja. Moins visible, certes, mais tout aussi primordial.
- En bref : l'homme des basses œuvres mais pas forcément les moins nobles.
Remplacé par Senny Mayulu (84e), buteur surréaliste sur sa première action (88e). Un titi pour sceller le sacre de ce PSG, l'image est folle.
Désiré Doué : 9
Surprise du chef de Luis Enrique, il a montré d'entrée qu'il était dans un soir à part, avec de l'électricité dans les pieds et une puissance physique inarrêtable. A trois jours de ses vingt ans, il a tout fait à la perfection, en commençant par sa passe décisive exceptionnelle de justesse pour Hakimi après un appel parfait dans le dos de la défense adverse (12e). Toujours dans les bons coups, il s'offre un doublé sur deux actions différentes mais qui attestent de sa classe : une reprise spontanée et déviée par le pauvre Dimarco (22e) et une finition létale après une prise de la profondeur dans le bon timing (63e). A tout cela, il faut aussi ajouter des gestes techniques prodigieux (45e, 60e) et une passe cachée pour Dembélé qui aurait mérité meilleur sort (44e). Il était le plus jeune joueur français à débuter une finale de Ligue des champions : il l'a survolé comme le crack qu'il est.
- En bref : PHE-NO-ME-NAL !
Remplacé par Bradley Barcola, dans le coup dès son entrée en jeu. Il rate cependant deux grosses occasions en frappant au-dessus (69e), puis en ratant surtout son face-à-face après avoir fait danser la défense adverse (82e).
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Désiré Doué, auteur d'un doublé en finale de la C1
Crédit: Getty Images
Ousmane Dembélé : 8
C'est un avant-centre d'un nouveau genre, qui fuit la surface pour semer la zizanie partout autour. Sur la lancée de son année 2025 absolument iréelle, "Dembouz" a montré son envie dès les premières minutes, avec des efforts au pressing absolument démentiels. Sur la première transition qu'il peut gérer, il attire la défense adverse avant de servir Doué dans le bon timing (20e). Mais la suite est encore plus visuelle : sa talonnade pour Vitinha lance l'action du 3-0 avant une passe décisive dans le bon timing pour Kvara (73e). L'avenir dira si cette finale suffira à rattraper son retard d'image pour le Ballon d'Or. Mais, ce samedi, l'essentiel est ailleurs.
- En bref : une finale altruiste pour ponctuer une saison aussi ahurissante qu'inattendue.
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"Dembélé n'a pas fait le match d'un joueur qui veut absolument le Ballon d'Or"
Video credit: Eurosport
Kvicha Kvaratskhelia : 8
Attaquant le plus discret en début de match, la faute à la suractivité de Doué à droite, le Géorgien n'a rien lâché pour finalement peser lourd dans cette finale. Après plusieurs tentatives infructueuses (17e, 45e, 46e, 49e), il a su mettre le ballon au fond après avoir été parfaitement lancé par Dembélé (73e). Un pion qui vient aussi récompenser un match où son abattage défensif, illustré par son retour sur le pauvre Bisseck (60e) ou celui supersonique sur Dumfries (79e). Il ne fait pas toujours les bons choix mais quelle générosité.
- En bref : une recrue qui a changé la face de ce PSG, encore plus imprévisible, encore plus inarrêtable.
Remplacé par Gonçalo Ramos (84e).
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Khvicha Kvaratskhelia of Paris Saint-Germain celebrates 4-0 during the UEFA Champions League final between Paris Saint-Germain and FC Internazionale Milano at the Munich Football Arena on May 31, 2025 in Munich, Germany
Crédit: Getty Images
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Paris Saint-Germain
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