Ligue des champions | Ousmane Dembélé dans sa version ultime
Par Julien Pereira
Mis à jour 30/01/2025 à 11:52 GMT+1
Il y a une semaine, il avait été le déclencheur d'une soirée mémorable face à Manchester City (4-2). Mercredi soir, à Stuttgart (1-4), dans un match forcément moins clinquant, Ousmane Dembélé a sans doute livré sa plus belle prestation en Ligue des champions en inscrivant son premier triplé depuis neuf ans. Redoutable ces dernières semaines, l'international français a changé.
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On avait fini par s'y habituer. On s'était même enfermés dans une forme de fatalité. À 27 ans, il ne changerait plus. Ousmane Dembélé devait rester, à tout jamais, cet ailier déroutant par ses dribbles et frustrant par ce qui suivait. C'était oublier que ce joueur-là n'est sans doute pas fait comme tous les autres et qu'il lui fallait du temps, un déclic et un statut qu'il n'avait jamais eu jusqu'ici pour en découvrir une toute nouvelle version. "Ous", l'homme qui incarnait mieux que personne l'inefficacité parisienne sur la scène européenne, est devenu un autre homme. Un drôle de buteur.
À Stuttgart, mercredi, l'ancien Rennais a vécu sa plus grande soirée européenne en inscrivant un triplé dans le large succès du PSG (1-4). Il fallait remonter au 6 mars 2016, et un match entre Rennes et Nantes, pour retrouver trace d'un coup du chapeau inscrit par l'international tricolore. Ce jour-là, il venait alors de se révéler à la Ligue 1. Une autre époque. Une autre vie.
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En l'espace de quelques semaines, Dembouz s'est métamorphosé comme il n'était jamais parvenu à le faire en plusieurs saisons. Comme s'il avait enfin décidé d'assumer le rôle de leader qui lui revenait de droit, ou par défaut, après le départ de Kylian Mbappé l'été dernier. Son entrée face à Manchester City, la semaine dernière, a été une bascule. Jamais il n'avait été aussi impactant, par son attitude et sa volonté, sur le reste de son équipe.
Dès que j'élimine un joueur, je suis devant le but
Mais cette métamorphose a sans doute débuté beaucoup plus tôt, lorsque Luis Enrique a décidé d'en faire la solution pour le poste de numéro 9, en lui offrant un rôle plus axial sans rogner sur sa liberté. "Je suis beaucoup plus proche du but en jouant numéro 9, a-t-il admis sur Canal+ après son festival en Allemagne. Dès que j'élimine un joueur, je suis devant le but. J'ai cette lucidité pour marquer. Je suis aussi très bien servi par mes partenaires. J'espère que ça va continuer."
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Avec onze pions marqués lors de ses huit derniers matches, la série, digne d'un Kylian Mbappé, est déjà significative. Sera-t-elle durable ? "C’est une équipe de football, a répondu Luis Enrique au micro de la chaîne cryptée. Il y a des moments où les attaquants sont bien comme Barcola en début de saison ou Dembélé en ce moment. Peut-être que ce sera Gonçalo Ramos, Kang-in Lee ou Kvaratskhelia plus tard."
Le technicien parisien ne s'étend jamais sur des individualités, positivement ou négativement, et il en a fait une règle immuable. Mais il a sans doute conscience qu'en évoluant à ce niveau, Ousmane Dembélé est une référence à son poste. Et que c'est souvent ce type de joueurs qui permet de voir plus loin.
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