Ligue des champions - Quart de finale aller - L'antisèche de PSG-Aston Villa : Doué et Kvara, un gros truc en plus pour Paris
Par Arthur Merle
Mis à jour 10/04/2025 à 08:35 GMT+2
Le Paris Saint-Germain a pris une très belle option pour le dernier carré de la Ligue des champions en battant Aston Villa mercredi soir au Parc des Princes (3-1), en quart de finale aller. Toujours aussi convaincant, le collectif francilien a été sublimé par des individualités de très, très haut niveau, qui peuvent permettre de viser encore plus haut. Notre antisèche.
"Paris est la meilleure équipe d'Europe"
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Le jeu : En maîtrise du début à la fin
L’ouverture du score de Morgan Rogers pour Aston Villa n’est pas tout à fait anecdotique, puisque les Anglais n’auront "que" deux buts à rattraper à domicile au match retour. Mais dans le contenu, elle ne fut qu’un épiphénomène tant Paris a tout maîtrisé, de la première à la dernière minute. 75% de possession, 29 tirs à 7 : il n’y a, en fait, jamais eu débat. Les hommes de Luis Enrique ont tué dans l’œuf la grande majorité des sorties de balles des Villans et contrôlé le tempo et le cuir comme ils le font désormais contre n’importe quel adversaire.
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Pour répondre à un contretemps qui aurait peut-être pris bien plus d’ampleur il y a quelques mois, la lumière est d’abord venue de deux exploits individuels, signés Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia, mais qui n’étaient que la conclusion de mouvements collectifs huilés, avant que Nuno Mendes ne donne un goût plus savoureux encore à la soirée grâce à son but du break. Cette équipe sait ce qu’elle fait, ses intentions étaient encore parfaitement claires et lisibles. Mais tellement difficiles à contrer.
Les joueurs : Doué et Kvaratskhelia, artistes associés
Le club de la capitale a été guidé par Désiré Doué et Kvicha Kvaratskhelia, tous deux brillants, pour battre Aston Villa Nuno Mendes, lui, est passé par toutes les émotions alors que l’entrejeu parisien a encore été intraitable.
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"Du jamais vu" : Pourquoi Paris peut remercier Kvara et Doué
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En face, les Villans ont eu toutes les peines du monde à exister. John McGinn et Morgan Rogers ont tenté de faire de la résistante, Marcus Rashford a trop peu pesé.
Le facteur X : Quand les montants aident Paris
La saison dernière, le PSG était resté muet lors de ses deux matches contre Dortmund en demi-finale, après avoir touché les montants… à six reprises. Cette fois, ils étaient de son côté. Le coup de canon de Doué a été dévié par la barre, celui de Kvaratskhelia par le poteau. Ces deux coups de génie valaient bien des petits coups de pouce.
La stat : 7
Le PSG a gagné un 7e match après avoir subi l’ouverture du score cette saison, indique Opta, dont 6 sur la seule année 2025. Renversant.
La décla : Désiré Doué (Canal +)
On a gardé l’état d’esprit qu’on met à chaque match. Rester soudés, fidèles au plan de jeu. Ma première intention était de centrer, j’ai vu qu’il n‘y avait pas tellement d’options alors j’ai choisi la frappe. Je prends beaucoup de plaisir ici. Le plus beau but du soir ? C’est le mien (rires).
La question : Avec ces individualités, des perspectives illimitées ?
La tentation est forte de faire injure à l’éternelle incertitude du football, en se demandant si le sort de ce quart de finale n’est pas déjà entendu, à mi-chemin. Il faut dire que ce PSG ne nous incite pas à la prudence. Mercredi, il a encore livré une prestation très consistante, dans la lignée de ce qu’il fait depuis des mois, et plus précisément de ce qu’il avait montré de son évolution face à Liverpool.
Mais à leur maîtrise totale du rythme, à la flagrante harmonie de leur collectif, les Parisiens ont ajouté de la magie mercredi. Celle qui peut parfois manquer quand, tatillons, on se prend à se frustrer d’une volonté de contrôle à l’extrême, et sans laquelle les débats auraient été un brin différents, dans les six prochains jours. Il y a d’abord eu cette frappe hypnotisante de Doué, qui a pris son temps pour se mettre en jambe mais qui fait partie de ces joueurs qui ne doutent pas, en tout cas qui ne doutent plus. Ce gamin de 19 ans, qui nourrit le mimétisme avec Neymar et nous rappelle tout autant Kylian Mbappé, est définitivement spécial, et est passé proche, à plusieurs reprises, de rendre sa copie individuelle encore plus dingue.
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Khvicha Kvaratskhelia
Crédit: Getty Images
Et que dire de l’homme du match, la recrue hivernale Khvicha Kvaratskhelia, dont on pourrait jurer qu’il a toujours joué sous Luis Enrique, et dont la frappe à 100 km/h n’a laissé aucune chance à Martinez. Les deux hommes semblaient en balance pour accompagner Ousmane Dembélé – l’habituel leader d’attaque - et Bradley Barcola au coup d’envoi. Finalement, c’est l’ancien Lyonnais qui a débuté sur le banc, et les trois autres qui ont brillé, car on n’oubliera pas la géniale passe de "Dembouz" sur le but du break. Avec des individualités à ce niveau-là pour sublimer un collectif si sûr de ses forces, il est bien difficile de fixer un plafond de verre à cette équipe, qui inflige le même traitement aux favoris qu’aux outsiders. Et dont les remplaçants d’hier permettent les rêves les plus fous pour demain.
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