PSG - Atlético de Madrid (1-2) - "Juste de la malchance" : Non, Luis Enrique, c'est tout le contraire
Eurosport sur GoogleComme face à Gérone et au PSV Eindhoven, le PSG a raté un maximum d'occasions au Parc des Princes mercredi en Ligue des champions. Sauf que cette fois, l'Attlético de Madrid a braqué la banque (1-2). A force, ce n'est plus un accident mais un vrai mal qui ronge Paris et, contrairement à ce qu'avance Luis Enrique, les raisons sont nombreuses et faciles à déterminer.
Paris dans le déni : "Il y a une absence totale de remise en question"
Video credit: Eurosport
Le propre d'un évènement qui se répète, c'est qu'il ne doit rien au hasard. Alors trois fois de suite, difficile de parler de malchance. Paris a perdu au bout du temps additionnel face à l'Atlético de Mardrid (1-2) après avoir dominé les débats, encore une fois. Et tout s'est passé comme on aurait pu le prédire tant le PSG a plongé dans les défauts qu'on lui connaît depuis le début de saison : possession stérile, incapacité à conclure les occasions, fébrilité sur les incursions adverses. Luis Enrique est un homme éminemment intelligent, il sait bien que son équipe expose les mêmes limites à chaque match européen.
Pourtant, ce mercredi, il a feint de tomber de l'armoire. "Je n'ai pas les mots, a-t-il expliqué à nos confrères de Canal Plus. Lors de nos trois matches à domicile, nous avons été infiniment supérieurs mais nous n'avons pas la chance avec nous. C'est très difficile d'expliquer ce résultat. Je suis dans le foot depuis 30 ans et je n'arrive pas à expliquer cela. C'est juste de la malchance." On ne peut pas croire qu'il prenne les trois revers consécutifs de son équipe avec autant de légèreté. Tout mettre sur le dos de "la malchance", c'est éviter de s'attaquer aux problèmes qui fâchent.
Ligue des champions
Les notes : Kvaratskhelia en mode Ballon d'Or, Pacho monumental
07/05/2026 à 08:23
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/11/06/4059469-82327028-2560-1440.jpg)
"Le vrai problème du PSG, c'est que Mbappé n'a pas été remplacé"
Video credit: Eurosport
Paulo Gazzaniga, co-meilleur buteur du PSG...
Depuis le début de la compétition, seuls Achraf Hakimi, Warren Zaïre-Emery et Paulo Gazzaniga, auteur d'un but contre son camp, ont marqué pour Paris. Aucun attaquant n'a inscrit le moindre but. Le hasard n'a rien à voir là-dedans. Kylian Mbappé et ses 49 buts en C1 ont quitté Paris l'été dernier, il n'a pas été remplacé. Paris compte sur un Bradley Barcola encore trop vert à ce niveau et un Ousmane Dembélé qui n'a jamais dépassé les trois buts en une saison de Ligue des champions pour combler le vide. C'est au mieux hasardeux, au pire présomptueux.
Mieux, Luis Enrique a décidé de ranger au placard son seul avant-centre valide du moment, Randal Kolo Muani, pour donner les clés de la pointe à un Marco Asensio transparent. Alors contrairement à ce qu'a raconté le coach parisien après l'issue d'un match considérée par lui comme "inexplicable et injuste", les raisons sont nombreuses pour éclairer les manques du PSG. Ce n'est pas juste l'histoire d'une frappe qui s'envole ou d'un gardien adverse en état de grâce, la défaite a des racines profondes, par exemple dans un effectif qui manque de leader et de grands joueurs, et se convaincre du contraire c'est prendre le risque de répéter à l'infini les mêmes erreurs.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/11/06/image-4f1effdd-9cd3-4f84-8959-cdb3d9726943.jpeg)
Barcola y Nahuel Molina en el PSG-Atlético de Madrid.
Crédit: Getty Images
Le jour où j'échouerai, ce sera avec mes idées, pas celles d'un journaliste
Chez les joueurs non plus, l'heure n'était pas tellement à la remise en question. "Il y a beaucoup de positif et un peu de négatif, de frustration, a réagi Warren Zaïre-Emery. On a notre plan de jeu, ça fonctionne, il faut juste marquer." Un détail qui a son importance dans un sport où il faut inscrire un but de plus que son adversaire. "On peut regarder les datas, on se crée des occasions", a continué le milieu de terrain.
A la question de savoir s'il voulait un vrai avant-centre désormais, Luis Enrique a continué de faire l'autruche : "Apporte-le moi si tu l'as cet attaquant. Cet attaquant d'où je le sors ? Je suis fidèle à mes idées, a-t-il expliqué en conférence de presse. Le jour où j'échouerai, ce sera avec mes idées, pas celles d'un journaliste. Je continuerai de suivre mes idées. Je suis sur le bon chemin, dans une série invraisemblable." Un chemin qui mène Paris à l'élimination dès la première phase, pas certain tout de même que celui-ci soit le bon.
Diego Simeone a, lui, rappelé : "C'est très beau le jeu de possession, les combinaisons et le collectif, mais ce qui te fait gagner un match, c'est la précision." Parfois, il est bon de rappeler quelques évidences.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/11/07/image-48f93f54-d9f8-40f4-9711-9817515f5d4f.jpeg)
Luis Enrique (PSG) après la défaite face à l'Atlético de Madrid
Crédit: Getty Images
Sur le même sujet
Plus de détails
Paris Saint-Germain
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/football/club/logo/300/4094.png)
1
2
Atlético de Madrid
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/football/club/logo/300/4012.png)
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/29/image-0d9a2867-5b88-48af-85a5-1582b2b9bb4e-68-310-310.jpeg)