Ligue des champions - PSG-Arsenal : Une petite classe d'écart, pas un monde
Par Arthur Merle
Mis à jour 07/05/2026 à 18:55 GMT+2
Le Paris Saint-Germain a réalisé l'exploit de se qualifier pour une deuxième finale de Ligue des champions consécutive, où il affrontera Arsenal à Budapest le 30 mai prochain. Le champion d'Europe ressemble forcément, sur le papier, au favori d'une finale qu'il ne faut pas pour autant présenter comme déséquilibrée. Première projection.
"L’équipe qui fera perdre le PSG en Ligue des champions n’est pas encore née"
Video credit: Eurosport
Le champion d'Europe en titre a éliminé mercredi ce qui ressemblait à la meilleure équipe d'Europe de la saison et il ne faut pas en dire beaucoup plus décrire l'aura de ce PSG, la puissance qu'il dégage, la peur qu'il diffuse. Après avoir éteint les espoirs de Monaco, Chelsea, Liverpool et le Bayern dans un parcours à l'accent encore très anglais, un dernier adversaire tentera d'entraver Paris dans sa quête d'une deuxième C1 consécutive : Arsenal. Une nouvelle proie idéale ?
C'est la sensation qui domine tant cette demie face au Bayern fut présentée comme la finale avant l'heure. Et tant les hommes de Luis Enrique l'ont négociée avec brio, dans deux registres différents, maniant le feu et la glace pour prouver qu'ils savent tout faire mieux que tout le monde. Ce n'est pas un sujet, le PSG est le favori de cette finale. Sky Sports conseille déjà aux Gunners de se "méfier" d'un Paris "qui ne semble pas vouloir abandonner sa couronne" quand The Telegraph évoque "l'ampleur de la tâche qui attend Arsenal". En bref, tout le monde est d'accord.
Mais tout est dans la nuance et il ne faut surtout pas se tromper sur l'écart qui sépare ces deux équipes. Et éviter le piège, au moment d'évoquer le club londonien, de confondre impression visuelle et réelle qualité. Oui, Arsenal a souvent été une équipe ennuyeuse à regarder, en particulier en 2026. Mais derrière le duo PSG-Bayern, la formation de Mikel Arteta est certainement ce qui se fait de mieux en Europe cette saison, et même depuis le début de la saison dernière.
"Arsenal a indéniablement une chance, avec la défense et le gardien qu'ils ont", analyse ainsi l'ancien Mancunien Owen Hargreaves sur TNT Sports. Tout commence en effet ici pour les Gunners, qui s'appuient sur l'un des meilleurs gardiens d'Europe - qui est par ailleurs l'un des meilleurs joueurs de la saison en Premier League. Et sur la co-meilleure défense centrale d'Europe… avec celle du PSG. Seule équipe du dernier carré invaincue en C1 cette saison, Arsenal en est également la meilleure défense. On ne bouge pas les Gunners si facilement et ce ne sont pas le Bayern ou l'Inter, battus en phase de Ligue, qui diront le contraire.
S'ils remportent la Premier League…
"Je pense que le PSG sera plus offensif que ce soir (mercredi) contre le Bayern, mais Arsenal est un autre Arsenal aujourd'hui, poursuit l'ex-milieu de terrain. Ils y croient désormais, avec le retour de Saka et ses buts décisifs dans les moments importants. Ils ont une chance, il leur suffit d'y croire".
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"Le PSG marque une époque, chapeau aux dirigeants d'avoir réussi cela"
Video credit: Eurosport
C'est un autre point important à souligner au moment de décrypter ces Gunners. Après une grosse période de trou qui les a vu être battus dans les deux Coupes nationales et être rejoint au classement par Manchester City en championnat, les Londoniens ont repris du poil de la bête et surtout leur destin en main en Premier League. Retrouvé Bukayo Saka, aussi, qui plus est dans sa meilleure version, celle où il est décisif, celle que l'on a trop peu vue cette saison. Bref, un par un, les signaux sont de nouveau dans le vert et Arsenal peut raisonnablement espérer arriver dans sa meilleure forme le 31 mai prochain. Et en pleine confiance ?
"Chaque joueur devra être à la hauteur, mais bien sûr, ils ont leurs chances, estime Steven Gerrard. Être outsider pourrait leur être favorable. S'ils remportent la Premier League, cela leur donnera une confiance immense". Décrocher un premier titre national depuis 2004 serait une façon de faire sauter un premier verrou psychologique, d'arriver libérés à Budapest. Et de se concentrer sur ses forces. "Ils doivent exploiter leur physique et leur gabarit, complète Gerrard. Ils doivent faire en sorte que chaque coup de pied arrêté compte et emmener le PSG là où il ne veut pas aller". Beaucoup ont essayé, depuis deux saisons. Peu y sont arrivés. Mais Arsenal a indéniablement quelques clés.
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