Adrien Rabiot, un avenir en équipe de France à la Blaise Matuidi ? "Ma position préférentielle, c’est dans l’axe"
Eurosport sur GoogleLIGUE DES NATIONS - Lundi en Croatie, de nombreux Bleus avaient l'opportunité de se montrer, dont Adrien Rabiot. Le seul buteur français de ce match (1-1) ne l'a pas manquée. Mais c'est depuis le côté gauche qu'il la fait, alors que c'est au cœur du jeu que le milieu de la Juventus espère faire son trou. Il l'a rappelé mardi en conférence de presse, se gardant bien d'en faire une doléance.
"À quatre ou à cinq derrière, les Bleus ont les mêmes problèmes"
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Adrien Rabiot et Blaise Matuidi ont quelques points communs. Outre leur passé parisien, ils partagent aux yeux de Didier Deschamps une précieuse capacité : celle de pouvoir s’exiler sur le flanc gauche. Matuidi l’a fait avec une issue glorieuse lors de la Coupe du monde 2018, offrant une asymétrie paradoxalement synonyme d’équilibre au 4-2-3-1 tricolore. Rabiot a été utilisé dans un rôle similaire lundi en Croatie.
Le modeste enjeu de la compétition – une Ligue des Nations aux airs de préparation – et surtout l’étendue de la revue d’effectif opérée par le sélectionneur des Bleus appellent à la prudence, à l’heure d’en tirer des conclusions. Toujours est-il que pour Rabiot, ce poste est une opportunité d’exister, dans une équipe au sein de laquelle il n’est pas incontournable. Le sujet a été soulevé mardi, en conférence de presse.
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Nkunku, Kimpembe, Diaby… qui a marqué le plus de points ?
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Tchouaméni ? Même pas peur
"On a dû me la poser cent fois cette question", a d’abord noté le joueur de 27 ans, interrogé sur sa "position préférentielle" : "C’est dans l’axe, que ce soit à deux ou à trois (…) J’ai été formé dans cette position axiale, je pense qu’elle correspond plus à mes qualités." Cette appétence assumée, il a vite précisé qu’il ne reniait pas sa polyvalence.
"Depuis que je suis revenu (en équipe de France) en septembre 2020, j’ai été amené à évoluer régulièrement sur le côté gauche et je le fais aussi souvent avec la Juventus", explique Rabiot, pour qui l’absence de repères résidait plutôt dans le casting du jour, à Split : "On n’avait pas l’habitude de beaucoup jouer ensemble."
"Le Duc" se satisfait même "d’élargir (sa) palette". D’autant plus important pour lui que l’éclosion d’Aurélien Tchouaméni pourrait fragiliser sa place dans le groupe, à quelques mois du Mondial au Qatar (21 novembre - 18 décembre 2022). Il assure vivre cette concurrence de plus en plus pressante "très sereinement" : "J’ai toujours été avec les Bleus depuis mon retour, il y a une certaine régularité à ce niveau-là."
Buteur, enfin
Seul buteur des Bleus ce lundi (1-1), il a peut-être même "marqué des points", selon la formule consacrée. Et fait le plein de confiance ? "Je n’ai pas de problème de confiance, j’ai toujours confiance en moi, a-t-il rétorqué dans un sourire. Mais ça m’a fait plaisir, parce que je n’avais pas marqué cette saison et c’est toujours un moment de bonheur de marquer un but, surtout avec le maillot de l’équipe de France."
Pas de crise de confiance, donc, mais Adrien Rabiot concède une "saison mitigée" avec la Vieille Dame : "Au niveau collectif, cela a été assez compliqué dès le départ. On n’a pas gagné de titre, mais j’ai aussi beaucoup joué (45 rencontres en club, NDLR). Je me suis toujours bien senti." Sous contrat jusqu’en 2023, il réfute tout lien entre un possible transfert et la prochaine Coupe du monde.
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"Quand on voit les matches de Ben Yedder, on peut avoir une pensée pour Giroud"
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Victime du système ?
C’est sur le temps de jeu que Deschamps lui octroie que Rabiot (27 sélections) compte capitaliser. En ce sens, on ne s’aventurera pas à écrire qu’il a tapé du poing sur la table, face aux Croates. Si le match de lundi semble si pauvre en enseignements, c’est en partie parce que le 4-2-3-1 n’a plus autant la cote qu’un système à trois défenseurs (ou à cinq, c'est selon), aux yeux de "DD". La parenthèse de la défense à quatre devrait se refermer sous peu.
Adrien Rabiot était piston gauche dans un 3-4-1-2, lors de l’élimination des Bleus en huitièmes de finale de l’Euro l’an passé. Un tel schéma implique une place de moins dans l’entrejeu, où il aspire à œuvrer. Lui est-il ainsi défavorable ? "Je ne pense pas être victime de ça, a-t-il répondu ce mardi, après une hésitation. Si je dois jouer parce que le coach estime que je peux apporter plus qu’un autre, je jouerai, peu importe le positionnement sur le terrain." Une façon de botter en touche, à défaut d’adorer la longer.
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Adrien Rabiot
Crédit: Getty Images
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