Rayan Cherki convoqué avec les Bleus : Il est enfin là où il devait être
Eurosport sur GoogleAppelé pour la première fois par Didier Deschamps chez les Bleus, Rayan Cherki est enfin un international en puissance. Phénomène annoncé depuis ses plus jeunes années, le Lyonnais a toujours fait parler. Parce que son profil est atypique et presque anachronique, parce que ses manques étaient très visibles mais ses coups d'éclat encore plus. En 2025, le voilà à un moment de bascule. Du bon côté ?
Oubliez Guirassy and co... "Luis Enrique ne va pas rechercher un N°9 cet été"
Video credit: Eurosport
Commençons par une question : quel âge a Rayan Cherki ? La réponse n'est pas si évidente pour un joueur qui cumule déjà 185 matches avec l'OL, a travaillé avec Rudi Garcia, Peter Bosz, Laurent Blanc, Fabio Grosso, Pierre Sage et Paulo Fonseca, a délivré 45 passes décisives en carrière et fait parler de lui au plus haut niveau depuis cinq ans, déjà, et cette entrée face à Dijon alors qu'il n'avait que 16 ans. Le calcul est vite fait : à 21 ans, Cherki a déjà vécu plusieurs vies.
- "Je n'ai jamais bloqué un joueur qui avait la double nationalité" : Cherki, juste le bon moment
- Suivez le Giro en exclusivité sur Eurosport via Max : abonnez-vous !
En octobre 2019, c'est l'actuel sélectionneur de la Belgique qui décide de lancer le phénomène dans le grand bain, histoire de se mettre le Groupama Stadium dans la poche. Cherki, à Lyon, c'est un nom connu de tous et bien avant 2019. Surclassé dans toutes les catégories de jeune, il a longtemps été vu comme le plus gros talent formé par l'OL, ou en tout cas au même rang que les Ben Arfa, Benzema ou Fekir. Avant même d'arriver sur la grande scène, Cherki faisait parler.
Des cycles et l'explosion
Cela ne s'est pas démenti par la suite. Premier joueur né en 2003 à débuter en L1 (le deuxième dans le Top 5 européen à l'époque), il a vite été confronté à la vraie vie, celle qui ne donne pas le temps, encore moins dans un club touché par un lent mais méthodique déclassement à l'échelle française. Un temps, Lyon a pu croire que Cherki serait la solution. C'était oublier son âge et son apprentissage.
Son histoire à Lyon aura été faite de cycles. Peter Bosz et Fabio Grosso ont mis en avant son travail sans ballon, longtemps trop léger, pour justifier de son absence dans l'équipe-type. Un temps, Laurent Blanc pensait avoir trouvé la solution avec une gestion paternaliste, mâtinée de tendresse et d'exigences. Pierre Sage, lui, avait coupé la poire en deux : ses entrées comme supersub ont fait basculer la fin de saison lyonnaise dans une autre dimension.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/05/16/4124204-83621728-2560-1440.jpg)
Lacazette est-il une légende de l'OL ?
Video credit: Zoom
Mais tout ça, c'était avant. Espérons-le : sa saison 2024-2025 (12 buts, 20 passes) est celle de son explosion totale. Moins dribbleur, plus mature, il a surtout montré que son vrai don était à la passe. "J'ai été dans d'autres grands clubs et j'ai rarement vu ce genre de joueur. Rayan, c'est le talent. Parfois, en pleine séance, je me dis : 'Comment voit-il ces choses ? Comment trouve-t-il ce gars alors qu'il n'y a pas d'espace ?' C'est juste le talent, et ça peut faire la différence", témoignait ainsi Paulo Fonseca le mois dernier.
En retard sur les cracks de sa génération
Sa sélection pour le Final Four, officialisée ce mercredi, vient enfin récompenser un potentiel ahurissant mais à la maturité "tardive". Les guillemets sont de rigueur pour un gamin de 21 ans (il en aura 22 en août) mais Cherki a pris du retard sur les cracks de sa génération. Jude Bellingham est déjà un joueur du gotha européen, Florian Wirtz affole toutes les plus grandes équipes cet été, Jamal Musiala est en passe de devenir le maître à jouer du grand Bayern, Xavi Simons compte déjà 26 sélections et une dizaine de matches en Ligue des champions.
En face, Cherki, ses deux apparitions en C1 (en 2020, pour 32 minutes) et son compteur vierge de sélections attestent de son statut dans cette hiérarchie fictive mais également de la densité française à son poste. Cette convocation, a fortiori de la part d'un Didier Deschamps toujours attentif aux efforts défensifs de ses offensifs, atteste que Cherki a passé un cap. Son été 2024, passé dans un loft lyonnais, a endurci le garçon, si attachant par ailleurs. Son été 2025 devrait être celui du grand envol, pour rejoindre une écurie européenne habituée des joutes de premier rang. A 21 ans, Cherki va enfin être à sa place. Enfin là où il était annoncé.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/05/21/image-58ee597f-ac93-42e4-8384-7c532fa7b0ee.jpeg)
Rayan Cherki (OL) sous le maillot de l'équipe de France olympique
Crédit: Getty Images
Sur le même sujet
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/11/13/image-c68cd827-1e44-40fd-bfe7-4fc797eee3ca-68-310-310.jpeg)