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L'OM n'est pas passé loin de la crise de nerfs

L'OM n'est pas passé loin de la crise de nerfs

Le 14/09/2017 à 23:05Mis à jour Le 15/09/2017 à 15:37

LIGUE EUROPA - Marseille s'est imposé sur la plus petite des marges jeudi soir contre Konyaspor, pour son premier match de poule en Ligue Europa. Dans un stade Vélodrome quasiment vide, mais qui n'a pas manqué de gronder, les Olympiens ont éprouvé toutes les peines du monde pour régler la mire face au but adverse. Et c'est finalement Adil Rami qui a libéré son équipe sur corner.

L'OM a réussi ses premiers pas en Ligue Europa. Mais sans convaincre, face à la modeste équipe turque de Konyaspor. Les Marseillais se sont imposés sur la plus petite des marges grâce à un but d'Adil Rami en tout début de seconde période. Un succès qui permet d'atténuer légèrement les tensions présentes au Vélodrome. Les supporters phocéens ont fait part de leur mécontentement à la suite des deux lourdes défaites en L1 contre Monaco (6-1) et Rennes (1-3). L'essentiel est tout de même assuré puisque l'OM profite du match nul entre le Vitoria Guimaraes et le RB Salzbourg (1-1) pour prendre les commandes du groupe I.

Le contexte de crise qui flotte au-dessus de Marseille a fait oublier que le club phocéen retrouvait l'Europe après plus d'une année sans rendez-vous continentaux. L'avant-match a été marqué par les tensions dans les tribunes du Vélodrome. Plusieurs groupes de supporters avaient annoncé leur intention de boycotter les dix premières minutes du match en signe de colère avant de faire leur entrée dans le virage sud, le nord étant fermé. L'image d'un stade aux trois quarts vide (8 649 spectateurs…), onze mois après le début du Champions Project, et les banderoles incisives à l'endroit de l'état-major du club hanteront sûrement longtemps les mémoires de Frank McCourt et Jacques-Henri Eyraud.

Une barre transversale de chaque côté

Sur le volet sportif, l'OM a bien affiché les caractéristiques d'une équipe qui doute en première période. Des incompréhensions sur des choix de passes, (beaucoup) de déchet et surtout très peu d'occasions à se mettre sous la dent. Des bribes de situation (7e, 11e) ont rythmé un premier acte disputé sur un faible tempo. Verdict : à la pause, les ouailles de Rudi Garcia ont été raccompagnées par des sifflets au vestiaire. La seconde période a été plus aboutie. Et d'entrée, Adil Rami a tiré une belle épine du pied marseillais en plaçant une tête au second poteau (1-0, 48e) sur un corner de Dimitri Payet. Son premier but, ô combien important, sous le maillot de l'Olympique de Marseille.

Le score aurait pu être plus lourd en faveur de l'OM mais Germain a trouvé la barre transversale (56e) tandis que Payet (59e, 65e), Sakai (65e) et Sanson (88e) n'ont pas réglé la mire face au but. Konyaspor est une équipe limitée et a composé avec ses moyens. Le club turc a joué crânement sa chance et fait parcourir quelques frissons dans un Vélodrome crispé. Les percées d'Evouna (12e) et de Fofana (45e+1) n'ont pas abouti alors que Bourabia a touché la transversale (60e) de Yohann Pelé, qui remplaçait Steve Mandanda (douleur musculaire) au pied levé.

Amavi et Kamara convaincants

Parmi les satisfactions de la soirée, Garcia aura probablement apprécié la prestation solide de Jordan Amavi. Le point de départ d'une nouvelle hiérarchie au poste de latéral gauche alors que Patrice Evra a pris place sur le banc ? Un premier élément de réponse sera donné dimanche lors du déplacement à Amiens. Le minot Boubacar Kamara (17 ans), plus jeune joueur de l'histoire de l'OM à débuter un match européen, a lui été aligné au milieu dans un 4-2-3-1. Et le défenseur de formation a tenu la route dans l'entrejeu, aux côtés de Luiz Gustavo.

L'histoire retiendra donc que l'OM a remporté son premier match européen de l'ère McCourt dans un contexte brûlant. Et qu'il a provisoirement contenu la grogne de ses supporters.

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