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Encore privé de C1 et de titre, où en est Arsenal dans sa reconstruction ?

Encore privé de C1 et de titre, où en est Arsenal dans sa reconstruction ?

Le 30/05/2019 à 10:31Mis à jour Le 30/05/2019 à 12:45

LIGUE EUROPA - Battu sèchement par Chelsea mercredi soir (4-1), en finale de la C3, Arsenal va encore se contenter de la seconde coupe d'Europe la saison prochaine. Une troisième année consécutive sans Ligue des champions qui pose des questions sur la santé actuelle des Gunners.

Cinquième de Premier League en 2017, sixième en 2018, cinquième en 2019, Arsenal va manquer pour la troisième fois de suite la si importante Ligue des champions. Une nouvelle fois exclus du Big Four en championnat, "malgré" le départ d'Arsène Wenger l'été dernier, les Gunners misaient tout sur la finale de la Ligue Europa contre Chelsea, mercredi.

Depuis 2015, la seconde coupe d'Europe offre un accès direct à la première en cas de titre décroché et Séville (par deux fois en 2015 et 2016) et Manchester United (2017) en ont par exemple déjà profité pour retrouver la C1 malgré des cinquième, septième et sixième places dans leur championnat respectif. Ce ne sera pas le cas des joueurs d'Unai Emery, donc.

A Bakou, qui accueillait le duel 100% londonien entre Arsenal et Chelsea, la finale a totalement basculé en faveur du second nommé après cette tête plongeante d'Olivier Giroud (49e) qui a fait très mal à son ancien club. Les Canonniers, tête basse, ont encaissé trois autres buts en à peine vingt minutes sans jamais parvenir à réagir. Cette finale manquée et cette saison conclu sans titre ont spontanément fait ressurgir les questions autour du mental des Gunners, jugé bien faible depuis des années.

Une progression évidente, pas fulgurante

"Je n'ai pas promis des titres, j'ai promis d'être compétitif", affirmait Unai Emery devant la presse cette semaine. Jeudi soir, il n'y a eu malheureusement pour lui ni l'un ni l'autre. Pour la petite statistique historique, Arsenal a perdu en Azerbaïdjan la cinquième de ses sept finales européennes, son dernier succès remontant à un quart de siècle et cette Coupe des coupes (C2) soulevée en 1994. L'entraîneur basque, trois fois vainqueur de la C3 avec Séville, n'a évidemment pas de responsabilité dans ce ce passé infructueux. Mais il n'a pas su atteindre l'objectif de C1 fixé avec Arsenal cette saison.

"Nous étions proches de notre but en championnat et lors de cette finale, a ainsi regretté le successeur d'Arsène Wenger en conférence de presse. La prochaine étape, c'est d'avancer un pas de plus, avec les jeunes joueurs et notre état d'esprit. Nous sommes déçus mais nous progressons." Le mot d'ordre est clair : le temps fera tout, ou du moins une partie, à l'affaire et il n'était pas forcément envisageable d'observer des changements spectaculaires si rapides. "Je peux assurer à tout le monde que le travail fait cette saison se verra l'année prochaine, que cette équipe sera plus forte", a pour sa part affirmé le fraichement retraité Petr Cech pour BT Sport.

Au regard de la saison des Gunners, il serait un brin malhonnête de nier les progrès effectués dans le jeu et dans les résultats. Cette saison, les Gunners ont disputé 58 matches, éliminé Naples et Valence en coupe d'Europe, ils ont affiché un certain potentiel offensif et ont parfois semblé davantage capables de rivaliser avec les meilleures équipes d'Angleterre que sous Wenger (l'Emirates a vu des succès contre Tottenham, Chelsea, Manchester United ou un nul face à Liverpool). "Nous sommes venus ici pour construire. Pour récupérer un niveau compétitif, pour essayer d'être parmi les quatre. On savait que ça serait difficile", a encore affirmé Emery, probablement conscient de l'écart qu'il reste à réduire pour retrouver durablement un statut perdu.

Vidéo - Emery : ''Nous savions que la C1 serait difficile à atteindre''

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La gestion complexe de l'effectif

Les chantiers demeurent toutefois nombreux pour les Gunners, à commencer par le prochain mercato, étape souvent cruciale pour améliorer la qualité d'une équipe. Arsenal pourra-t-il séduire des grands joueurs, ou des grands espoirs, sans Ligue des champions ? "Je pense que nous sommes une grande équipe, qu'Arsenal est un grand nom du foot et que beaucoup de joueurs veulent y jouer, a rétorqué Unai Emery. Je suis confiant pour notre futur."

Un optimisme qui peut se comprendre si l'on regarde les problématiques de certains concurrents. Tottenham, certes finaliste de la Ligue des champions, va peut-être briser cet été sa continuité des dernières années et perdre des éléments moteurs tels que Christian Eriksen, Harry Kane ou encore Mauricio Pochettino. Pour Chelsea, la succession probable d'Eden Hazard et l'interdiction (actuelle) de recrutement a de quoi créer de sérieux doutes pour la saison prochaine tandis que Manchester United semble toujours dans une difficile reconstruction après le passage de José Mourinho (et avant un départ de Paul Pogba ?).

Arsenal définitivement largué du top 4 pour les années à venir, Unai Emery ne veut évidemment pas y croire. Mais l'ancien entraîneur du PSG devra lui aussi régler les problématiques de son club. A commencer par l'amélioration d'une défense souvent changeante et peu performante et par la gestion des cas Mesut Özil, en fin de cycle, et Alexandre Lacazette, à la recherche d'un statut de vedette. Deux joueurs avec lesquels le courant est difficilement passé cette saison. Vaste programme.

Alexandre Lacazette et Mesut Özil, tête basse, lors de la déroute d'Arsenal contre Chelsea (4-1), en finale de la Ligue Europa 2019.

Alexandre Lacazette et Mesut Özil, tête basse, lors de la déroute d'Arsenal contre Chelsea (4-1), en finale de la Ligue Europa 2019.Getty Images

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