Cette fois, c'est un coup d'arrêt sec et peut-être même un peu brutal. Giflé à Istanbul par Galatasaray (4-2), Marseille a pris sa propre réalité en pleine face, ce jeudi soir, après avoir passé des semaines à entretenir l'illusion et repoussé l'échéance, au gré de performances moyennes et de matches nuls. Ça lui pendait au nez, l'OM est maintenant éliminé et va boucler son mois de novembre comme ceux des années précédentes : empli de doutes.
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Ligue 1
Tonnerre de Brest !
04/12/2021 À 17:51
Si le club phocéen pouvait encore se raccrocher à son ADN européen, il a maintenant besoin d'une dose de rappel. Depuis son épopée qui l'avait mené en finale de C3, en 2018, Marseille a enchaîné les premiers tours désastreux. L'OM n'a remporté qu'un seul de ses dix-sept derniers matches en Coupes d'Europe (2-1), face à l'Olympiakos, et en a perdu les deux tiers. Avec, à sa tête, trois entraîneurs aux approches complètement différentes.

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A Istanbul, les limites du projet enclenché par Pablo Longoria et guidé par Jorge Sampaoli sont devenues si criantes que les circonstances atténuantes (un environnement hostile, de nouveaux jets de projectiles, des joueurs clés - Payet, Ünder, Rongier -, absents) n'ont pas suffi à les étouffer.

Décevant sportivement, inquiétant économiquement

L'équipe phocéenne était de moins en moins convaincante collectivement, elle a en plus été plombée par ses individualités. "On a donné deux buts sans raison, sur des erreurs non provoquées et ça a tout compliqué, a admis le technicien argentin en conférence de presse. A ce niveau, l'adversaire ne pardonne pas ce genre d'erreur. […] Ce n'est pas possible d'offrir des cadeaux à chaque match. La pression du stade est très forte, on savait que ça allait se passer comme ça. Mais on est l'OM et on doit assumer."

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Si rafraîchissant en début de saison, Marseille n'avait finalement pas assez d'élan pour voir plus loin. Si la Ligue Europa n'est pas franchement lucrative, elle aurait au moins pu permettre d'amortir, quelque peu, un été particulièrement dépensier (62 millions d'euros investis, hors options d'achat à venir) et de desserrer l'étau. D'autant que la vitrine européenne demeure essentielle pour valoriser certains actifs (Kamara, Caleta-Car) qui devront permettre à la direction de rassurer la DNCG à l'issue de la saison. Leur prestation du soir n'a pas dû titiller les potentiels acheteurs.
"On a un groupe jeune, qui doit continuer à se construire et à grandir, a noté Jorge Sampaoli. Mais plus vite, sinon le projet ne va pas aboutir." Reste donc à aller chercher, en toute petite roue de secours, un ticket pour la Ligue Europa Conférence, peu attractive financièrement et sportivement. "On a fait des efforts la saison dernière pour se qualifier, donc chaque match européen qu'on aura, on le jouera, a tenté de convaincre l'entraîneur argentin. C'est un tournoi nouveau avec des adversaires de valeur. Mais on doit essayer d'améliorer des choses." Et c'est urgent.
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