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L'ombre de Neymar et celle de Carlo Ancelotti : drôle de reprise pour le Brésil contre le Maroc à Tanger
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Publié 25/03/2023 à 00:14 GMT+1
MATCHES AMICAUX – Le Brésil affronte le Maroc samedi à Tanger pour son premier match depuis le fiasco de la Coupe du monde au Qatar, avec une élimination dès les quarts de finale. Un retour aux affaires sans Neymar, blessé, et sans sélectionneur, alors que plusieurs joueurs brésiliens ont milité ouvertement pour l'arrivée de Carlo Ancelotti sur le banc auriverde. Le contexte est particulier.
Vinicius Jr. et Rodrygo, deux joueurs du Real qui militent pour l'arrivée de Carlo Ancelotti à la tête du Brésil
Crédit: Getty Images
Pour toutes les sélections qui ont disputé le Mondial, les matches internationaux de mars marquent un nouveau départ. Pour le Brésil en revanche, ce n'est pas vraiment le cas. La Seleçao a pourtant une furieuse envie de tourner la page après la désillusion subie au Qatar. Mais il faudra sûrement patienter un peu avant de voir démarrer le nouveau cycle de l'équipe auriverde. Elle a encore trop d'incertitudes à lever avant son match de reprise samedi contre le Maroc. L'avenir de Neymar en équipe nationale et l'identité de son futur sélectionneur, notamment.
La star du PSG ne sera pas sur le terrain à Tanger. Et pour cause. Touché à la cheville lors de la victoire parisienne contre Lille (4-3) le 19 février dernier, l'ancien Barcelonais a dû subir une opération et sera indisponible jusqu'à la fin de la saison. Une période que Neymar pourrait mettre à profit pour décider de son futur avec le Brésil. "Je ne peux pas garantir à 100% que je reviendrai, je dois analyser ce qui est le mieux pour moi et la Seleçao", avait-il lancé après l'élimination de son équipe par la Croatie en quarts de finale du Mondial.
Neymar, un choix crucial
La décision de Neymar sera cruciale. Reconstruire avec lui ou sans lui sont deux choses totalement différentes pour le Brésil, dont le Parisien, âgé de 31 ans, reste la figure emblématique. Même si celui qui a égalé le record du nombre de buts inscrit en sélection par Pelé (77) fait de moins en moins l'unanimité dans son pays. "Neymar est le joueur qui a le plus de pression sur les épaules, a résumé Robson Morelli dans sa chronique hebdomadaire du quotidien Estado de S. Paulo. Il n'a jamais fui ses responsabilités, mais il n'a pas pour autant été à la hauteur des attentes."
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La désillusion pour Neymar et le Brésil, éliminés par la Croatie en quart de finale
Crédit: Getty Images
Mais le cas Neymar, si important soit-il, est loin d'être celui qui a été le plus commenté avant le match contre le Maroc. Il a surtout été question du futur sélectionneur auriverde, alors que Ramon Menezes, ancien coach des U20 brésiliens, assure l'intérim depuis le départ de Tite après le Mondial. Les noms les plus ronflants ont été évoqués. Mais parmi eux, c'est celui de Carlo Ancelotti qui revient invariablement sur toutes les lèvres durant ce rassemblement. Même si le technicien italien est sous contrat jusqu'en 2024 avec le Real Madrid. Et qu'il a affiché sa volonté de rester à la Maison Blanche.
Un lobbying pro-Ancelotti…
"C'est une évaluation que le club doit faire, je resterais dans ce club pour le reste de ma vie si je le pouvais, a-t-il affirmé après la défaite du Real face au Barça (2-1) dimanche dernier. C'est impossible mais j'aimerais bien. Je pense que je veux continuer, j'espère que ce sera le cas. Mais j'apprécie chaque jour que le club me donne ici. S'ils veulent me garder pour trois mois, j'en profiterai à fond. Si c'est pour trois ans, j'en profiterai aussi. Ce qui est clair, c'est que je serai reconnaissant pour le reste de ma vie. C'est la décision du club, il la prendra à la fin de la saison."
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Carlo Ancelotti
Crédit: Getty Images
Cela laisse le temps au Brésil de mener sa campagne pour tenter de convaincre Ancelotti de prendre les rênes de sa sélection. Elle a pris une ampleur considérable durant ce rassemblement, par la voix des joueurs de la Seleçao. Ederson a donné le ton. "Il y a une grande possibilité qu'il vienne, a lancé le portier de Manchester City devant les médias mercredi. Ce qu'on m'a dit de lui, c'est que c'est un coach exceptionnel, que tout le monde dans le groupe aime, c'est un gars qui a une carrière très réussie, il suffit de regarder son CV. Nous verrons dans un avenir proche s'il sera là ou non."
… appuyé par ses propres joueurs au Real
Mais le lobbying le plus fort vient finalement de ses propres joueurs au Real Madrid. "On plaisante en lui disant : 'Mister, nous vous attendons là-bas', a révélé Rodrygo, qui devrait évoluer en tant que meneur face au Maroc, dans une interview accordée jeudi à O Globo. Lui plaisante en disant que nous allons faire la liste ensemble. On en parle en plaisantant, mais chaque plaisanterie contient une part de vérité. Il faudrait qu'il quitte le Real Madrid pour venir ici. Nous ne pouvons donc pas dire à l'avance ce qu'il en sera, mais ce serait bien sûr un honneur de l'accueillir ici".
Qu'un joueur du Real milite pour que son coach quitte le club pour prendre en main sa sélection a de quoi interpeller. Vinicius Jr. a parfaitement résumé le paradoxe. "Il est difficile pour moi d'en parler car si je l'ai avec le Brésil, je le perdrai au Real Madrid, et si je l'ai avec le Real Madrid, je ne l'aurai pas avec le Brésil, a expliqué l'ailier brésilien jeudi devant la presse. Ancelotti est le meilleur entraîneur que j'aie jamais eu. Je pense qu'il serait très utile ici, comme il l'est au Real Madrid (...). Je crois qu'il aimerait beaucoup venir (...)." En attendant l'issue incertaine de ce feuilleton, c'est bien Menezes qui dirigera le Brésil pour cette drôle de reprise face au Maroc.
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