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France-Espagne (0-2), l'antisèche : Le changement, ce n'était pas le moment
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Publié 29/03/2017 à 01:37 GMT+2
MATCH AMICAL - L'équipe de France a subi la loi d'une Espagne qui lui était supérieure mardi soir au Stade de France (0-2), dans un match où l'assistance vidéo a eu toute son importance. Si elle a influé sur le résultat, c'est surtout le rendement insuffisant du collectif français, dans une configuration à laquelle les Bleus n'étaient pas habitués, qui explique l'échec des hommes de Deschamps.
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Le jeu : L'Espagne à sa main
Les Bleus n'ont finalement gêné les Espagnols que dans les entames de chaque période. Sinon, ils ont subi et le choix tactique de Deschamps n'y était pas vraiment étranger. Aligner Griezmann à la pointe d'un milieu en losange avait du sens, car cela permettait d'utiliser Gameiro et Mbappé dans l'axe. Mais l'absence de marquage de "Grizou" sur Busquets a permis au Barcelonais d'orchestrer le jeu de possession espagnol avec son compère Iniesta. La Roja a joué à sa main, imposé son pressing, trouvé des situations de supériorité numérique dans l'axe comme sur les côtés et concrétisé sa domination en seconde période grâce au coaching inspiré de Lopetegui, avec les entrées de Silva et Deulofeu.
Les joueurs : Busquets dans un fauteuil
Il n'a été que trop peu mis sous pression par les Bleus. Dans ces conditions, Busquets a parfaitement récité sa partition de sentinelle, tant dans le pressing que dans la relance. Le côté droit espagnol a été performant. Carvajal, par son apport offensif, et Pedro, dans son rôle de faux ailier, ont posé des problèmes aux Bleus. Iniesta a été en vue en première période. A l'inverse, Isco est resté discret. Les entrants de l'Espagne ont beaucoup pesé, en particulier Deulofeu et David Silva, décisifs.
Du côté des Bleus, la principale satisfaction est venue de Mbappé. Pour sa première titularisation, le Monégasque a été l'élément le plus dangereux de l'attaque tricolore. Griezmann et Gameiro n'ont pas eu leur meilleur rendement en revanche. Les latéraux Jallet et Kurzawa, guère aidés dans cette configuration, ont été débordés. Comme Rabiot au milieu. Kanté et surtout Tolisso sont montés en puissance après une première période manquée, mais ils ont globalement souffert.
Le facteur X : L'assistance vidéo
Le but de l'ouverture du score accordé à Griezmann puis refusé après visionnage, celui du break de Deulofeu refusé dans un premier temps puis accordé après visionnage : l'assistance vidéo, testée lors de ce match amical entre la France et l'Espagne, a largement influé sur le résultat en corrigeant deux décisions arbitrales sur des actions clés du match. Cela n'a pas été favorable aux Bleus, qui auraient pu connaître un autre sort dans ce match s'ils avaient ouvert le score. Mais l'arbitre a pu prendre les bonnes décisions grâce à cette assistance et c'est bien le plus important.
La stat : 7
Cette défaite face à l'Espagne vient mettre un terme à une série d'invincibilité de sept matches pour l'équipe de France. Les hommes de Deschamps n'avaient plus perdu depuis leur échec face au Portugal en finale de l'Euro 2016 (0-1 a.p.). C'était déjà au Stade de France. Depuis, les Bleus avaient enregistré cinq victoires et deux nuls.
Le tweet amical
La décla : Didier Deschamps (sélectionneur de l'équipe de France)
La question : Deschamps aurait-il dû conserver son système pour un test de ce type ?
Les Bleus n'ont pas vraiment donné l'impression de jouer sur leur valeur réelle. Le niveau affiché par une très belle équipe d'Espagne y est pour quelque chose, mais Deschamps n'a pas vraiment plaidé sa cause en modifiant son plan de jeu. Ses joueurs ont peiné pour trouver leur cohésion collective et n'ont pas été en mesure d'exprimer pleinement leur potentiel. C'est dommage pour une équipe de France qui n'a pas souvent l'occasion de frotter à une opposition aussi relevée. Le test espagnol aurait certainement été plus révélateur si les Bleus avaient joué dans leur configuration habituelle.
Deschamps se doit évidemment de tester de nouvelles choses. Il a peu de temps et peu de matches pour les faire jusqu'à la Coupe du monde en Russie l'an prochain. Et le sélectionneur, dans une approche pragmatique qui lui correspond totalement, a certainement jugé préférable de procéder à ces tests dans un match amical plutôt que dans une rencontre de qualifications pour la Coupe du monde 2018. C'est difficile de lui donner tort. Même si la défaite subie face aux Espagnols, et la faiblesse de la performance tricolore, ne lui donnent pas raison.
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