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Euro 2024 | Vitinha, maestro du PSG cherche sa place à l'Euro avec le Portugal
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Publié 07/06/2024 à 23:48 GMT+2
Devenu la pièce maîtresse de Luis Enrique au Paris Saint-Germain, Vitinha jouit d'un statut différent au Portugal. Confronté à une concurrence extrême, le milieu de terrain a tout de même entamé sa montée en puissance en sélection et a même impressionné son sélectionneur, Roberto Martinez, lors du match de préparation face à la Finlande (4-2). L'entraîneur espagnol a l'embarras du choix.
Vitinha lors du match entre le Portugal et la Finlande, le 4 juin 2024
Crédit: Getty Images
Ce qui est évident à Paris ne l'est pas forcément à Lisbonne. Au PSG, Vitinha est devenu, au fil d'une saison durant laquelle il a brillé sur tous les terrains et dans toutes les compétitions, un incontournable. En sélection, celui qui avait quitté Porto avec un énorme potentiel est encore un problème... de riche. La "faute" à un effectif lui aussi très riche, justement, et qui a poussé Roberto Martinez, le sélectionneur, à tester différentes formules.
À son arrivée sur le banc de la Seleção das Quinas, le technicien espagnol a d'abord tenté d'installer une défense à trois pour profiter au mieux de l'apport offensif de João Cancelo et Nuno Mendes. Conséquence directe : le cœur du jeu était alors composé de deux hommes uniquement. À savoir, l'essentiel João Palhinha, milieu défensif passé près de rejoindre le Bayern Munich l'hiver dernier*, et l'incontournable Bruno Fernandes, meilleur passeur des qualifications à l'Euro et meilleur joueur de la sélection depuis la Coupe du monde 2022.
Il était alors difficile pour Vitinha, dont la montée en puissance venait à peine de s'amorcer, de s'y faire une place. Mais l'animation offensive n'ayant pas totalement satisfait Martinez, l'ancien sélectionneur de la Belgique a peu à peu opté pour un dispositif plus traditionnel, en 4-3-3, avec un ajustement tactique : en phase offensive, Palhinha reculait en défense centrale afin d'offrir plus de liberté aux latéraux et de permettre au milieu créatif d'avoir le jeu face à lui.
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Cette formule présente également l'avantage d'installer Bernardo Silva au cœur du terrain, plutôt que sur l'aile droite, où son influence est forcément moins grande. À Manchester City, Pep Guardiola utilise désormais tout autant l'ancien Monégasque au milieu que sur l'aile et Roberto Martinez a lui aussi alterné.
Lors du match de préparation disputé face à la Finlande, mardi soir (4-2), l'entraîneur de 50 ans a redonné sa chance au Parisien. Face à un adversaire très faible, le nouveau chouchou du Parc des Princes a livré une prestation plus que convaincante, en particulier dans le rôle de rampe de lancement si cher à son coach. "C'est le meilleur Vitinha que j'aie vu en équipe nationale, a observé Martinez après le match. Il a joué au niveau de ce qu'il a montré en Ligue des champions. J'ai vu un Vitinha qui contrôlait le jeu, prenait les bonnes décisions… je pense que nous avons vu un nouveau Vitinha avec le maillot de la sélection."
Avec Bruno Fernandes, ça colle
Mieux encore, sa relation technique avec Bruno Fernandes a fait des merveilles et leur complémentarité semble même plus évidente que celle liant le meneur de Manchester United à son compatriote de City. Alors, emballé, c'est pesé ? Pas si sûr puisque le sélectionneur a également beaucoup apprécié la prestation de Francisco Conceição, fils de Sérgio, sur l'aile droite.
En fonction de l'adversité, Martinez pourrait être tenté de jouer avec le positionnement de Bernardo Silva et donc, indirectement, avec le statut de Vitinha. La confrontation face à une sélection d'un tout autre calibre, à savoir la Croatie, samedi soir (18h45) devrait lui permettre d'affiner son onze de départ. À Paris, Vitinha est devenu le premier nom couché sur les feuilles de matches par Luis Enrique. En sélection, ce n'est pas le cas. Pas encore.
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*João Palhinha avait passé sa visite médicale avec le club bavarois mais Fulham avait bloqué son transfert dans les dernières minutes du mercato, faute de remplaçant.
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