Il faut lui reconnaître un certain talent pour tout résumer en une phrase. Gary Lineker est devenu mondialement célèbre pour sa tirade sur l’Allemagne qui gagne toujours à la fin. Lundi soir, il n’était pas question de nationalité. Simplement de sentiments et d’émotion. Celle qui permet de s’émerveiller à chaque prise de balle du délicieux Riyad Mahrez.

"Je pourrais regarder Mahrez jusqu’au bout de la nuit… tant que Pep ne le remplace évidemment. Son toucher de balle est si soyeux et il est presque impossible de savoir où il va aller, a tweeté l’Anglais lundi lors de la démonstration face à Burnley (5-0). C’est un cauchemar pour les défenseurs".

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24/06/2020 À 22:32

Le bout de la nuit mais surtout des bouts de matches. Voilà à quoi s’était pourtant habitué Riyad Mahrez la saison dernière avec les Citizens lors des affiches de gala. Débarqué de Leicester contre un chèque de 68 millions d’euros, l’Algérien était apparu dans ses petits souliers, parfois décevant dans une armada citizen lancée à pleine vitesse vers son incroyable titre (98 points).

Dans cette orgie offensive, le dribbleur avait gonflé aussi ses statistiques (12 buts et 12 passes toutes compétitions confondues) mais n’apparaissait jamais comme le choix numéro au poste d’ailier droit. Entre Leroy Sané et Bernardo Silva, il faut dire qu’il avait de sacrés clients sur sa route. Mais cette saison, en l’absence de l’Allemand et avec le recentrage occasionnel du Portugais, Mahrez a retrouvé des jambes de feu.

Double-double et régularité

A l’écouter, il fallait seulement être patient. Et ça valait le coup. "La saison dernière, quand je suis venu ici, l’entraîneur me faisait confiance mais je n’ai pas réussi à créer la différence aussi rapidement qu’ils l’espéraient, analysait-il auprès de Sky Sports au début du mois. Dans un club comme City, il faut être tout de suite performant… Ici, il y a vingt top players qui arrivent à répondre aux exigences demandées, ce qui a expliqué pourquoi j’étais sur le banc et pourquoi il était difficile pourmoi de m’imposer ".

Mais Mahrez a bien terminé la saison passée. Donc, forcément, la montée en puissance a été crescendo au point qu'il devienne un élément indispensable du onze citizen : "En fin de saison, j’ai réussi à marquer des buts, à être décisif et à aborder cette nouvelle saison d’une manière différente, révelait-il. Quand je commençais à jouer, j’étais performant et j’ai pu retrouver toute ma confiance".

Lundi, grâce à son doublé, l’ancienne idole de Leicester a d’ores et déjà validé une saison en "double-double". Une habitude pour lui puisque c’est la troisième saison de suite qu’il parvient à présenter un tel bilan statistique mais surtout une quatrième fois en cinq ans, preuve d’une régularité au plus haut niveau qu’il convient de souligner.

Alors, la suite, c’est quoi ? Une prise de pouvoir est-elle envisageable à City ? Balle au pied, il en a le talent. Et avec le départ programmé de Leroy Sané et celui de David Silva, poussant davantage Bernardo vers l’axe, l’Algérien a le terrain dégagé. Gary Lineker n’a peut-être pas fini de s’émerveiller.

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