France - Kazakhstan : La qualification pour la Coupe du monde 2022 d'abord, le reste après

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QUALIFICATION COUPE DU MONDE 2022 - L’équipe de France défie le Kazakhstan, samedi au Parc des Princes. Dans leur historique écrin qu’ils retrouvent le temps d’un soir, les Bleus n’ont qu’à gagner pour décrocher leur billet pour la Coupe du monde 2022, qui aura lieu dans un an pile au Qatar. Une victoire, point barre, suffirait à faire le bonheur de DD et de ses hommes.

Griezmann, Benzema et Mbappé

Crédit: Getty Images

Il n’est jamais bon d’avoir la mémoire courte. Surtout lorsque l’on retrouve le Parc des Princes, écrin historique de l’équipe de France durant de longues décennies, glorieuses ou moins radieuses. Parce que du côté de la Porte d’Auteuil, il s’en est passé des vertes, des pas mûres même si, très souvent, les Bleus sont passés à l’orange quand il s’agissait d’aller chercher un ticket pour la grande aventure de l’été suivant. Samedi soir, il sera question de décrocher un billet pour le prochain Mondial, hivernal parce que les temps changent et que tout fout le camp.
Face au Kazakhstan, pour les retrouvailles fortuites de l’équipe de France avec le Parc, huit ans après la dernière venue des Tricolores (Australie, 6-0), il faudra gagner. Point barre. Gagner pour se qualifier et éviter de trembler mardi en Finlande, de froid et de trouille. Gagner au Parc des Princes à ce moment de l’année, l’équipe de France sait faire, en général. En 1977, 1981 et 1985, pour parler des occasions les plus récentes, la sélection nationale avait fait ce qu’il fallait pour aller au Mondial suivant. En 1981, elle n’avait pas complètement décroché sa qualification en battant les Pays-Bas (2-0), mais c’était tout comme.
Reste que ces souvenirs, au regard de l'histoire récente des Bleus, paraissent bien lointains. Parce que la France a eu la riche idée de se donner une allure de grande nation en accrochant quelques titres majeurs à son tableau de chasse depuis 1998. Parce que la dernière fois que les Français ont joué leur qualif’ au Parc, ça ne s’est pas très bien passé. Deux actes d’une pièce surréaliste dont on ne vous rappellera pas ici l’intrigue : Israël et Bulgarie 1993.

1993, ère de dinosaures

Mais de 1993, les Bleus de 2021 n'ont cure. Parce que, pour certains, 1993 est l’année de leur premier cri. Et, pour d’autres, c’est une ère de dinosaures dont Didier Deschamps faisait partie. Mais puisque DD n’a pas pour habitude de raconter ses histoires de vieux combattant, il n’y a guère de risque de voir le fantôme d’Emil Kostadinov hanter la soirée de samedi.
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Video credit: Eurosport

On ne va pas se mentir : autre chose qu’une victoire serait problématique pour les Bleus. Face à la 125e nation mondiale au classement FIFA, cela ferait désordre. Et, surtout, redonnerait du grain à moudre aux détracteurs des Bleus de DD qui, faut-il le rappeler, sortent d’un mois d’octobre fructueux, avec un sacre en Ligue des Nations, et deux victoires renversantes face à la Belgique (3-2) et l’Espagne (2-1).
Deux succès qui doivent plus au caractère des Bleus qu’à leur nouveau visage tactique et ce 3-4-3 qui laisse imaginer des choses sans que l’on puisse être complètement convaincu de ce qu’il apporte. Ce système, autour duquel le sélectionneur national tourne depuis de longs mois, avec des pas de côté ici et là, est celui auquel il croit le plus en espérant qu’il trouve les bons hommes aux bons postes.

Bricolage et adaptation

Samedi - et comme le veut la vie sinusoïdale d’une sélection -, il ne pourra pas compter sur les hommes qu’il aurait souhaité avoir à disposition. Parce que les deux fleurons de la génération 1993, Paul Pogba et Raphaël Varane, blessés, ont dû renoncer. Didier Deschamps devra donc bricoler sa défense sans le défenseur mancunien et donner de l’allure à son milieu, avec le retour de Kanté mais sans la rampe de lancement des Red Devils.
Une bonne nouvelle quand même : son inamovible trio d’attaque va pouvoir se faire les dents sur le Kazakhstan. Ça tombe bien, on n’est toujours pas complètement convaincu de sa viabilité, même si l’on a vu du mieux en Ligue des Nations le mois dernier.
A Kylian Mbappé, Karim Benzema et Antoine Griezmann de faire un nouveau pas en avant, ensemble, samedi au Parc. Une guirlande de buts et une qualification seraient les plus beaux atours d’une soirée réussie. Et puis, hein, la consolidation des fondations bleues, après une année que l’on qualifierait au mieux de mitigée parce que l’Euro restait l’objectif numéro un - et de loin - de 2021, pourrait attendre un peu, encore. Une fois n’est pas coutume, Didier Deschamps va avoir du temps en rab. L’urgence, c’est le billet. Pas l'identité des 23 qui monteront dans l’avion. Parce que le Mondial, c’est peut-être demain. Mais c’est loin.
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