La Celeste a de l’avenir

Derrière les vieux guerriers comme Lugano, Forlan ou Abreu, la sélection uruguayenne peut compter sur un riche vivier de jeunes joueurs. Coup de projecteur sur quatre hommes qui incarnent le futur de la Celeste.

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En sélection uruguayenne, il y a les vieux briscards qui ont tant donné à la Celeste (Lugano, Forlan, Abreu ou Diego Perez), les jeunes qui sont déjà des titulaires indiscutables (Suarez, Cavani, Maxi et Alvaro Pereira, Muslera et Diego Godin) et les plus jeunes encore qui rêvent de s’installer durablement au sein de l’équipe du « Maestro » Tabarez. C’est le cas d’Abel Hernandez (Palerme) et Martin Caceres (Juventus de Turin) mais ils n’ont pas été convoqués pour ce match contre la France. Sebastian Coates, Nicolas Lodeiro, Gaston Ramirez et Matias Aguirregaray, eux seront bel et bien là contre la France. Avec un esprit revanchard après de piètres Jeux Olympiques (l’Uruguay a été éliminée au premier tour).
Sebastian Coates (21 ans) : Il a été la grande révélation de la Copa America 2011. Il a tout pour être le digne héritier de Diego Lugano. Avec son mètre 96, Sebastian Coates, est une tour de contrôle en défense. Dur sur l’homme, autoritaire, il fait déjà figure de vieux briscard sur le terrain. A 21 ans (bientôt 22), Coates a déjà plus de trois saisons de football professionnel dans les jambes. A 18 ans, il s’était déjà imposé au centre de la défense du Nacional de Montevideo. Après un titre de champion et une demi-finale de Copa Libertadores, il a décidé de faire le grand saut. Liverpool n’a pas hésité à débourser quelques 11 millions d’euros pour le faire venir sur les bords de la Mersey. Un record en Uruguay, car jamais un joueur évoluant au pays n’avait coûté aussi cher. Sebastian Coates est, pour l’instant, couvé en Angleterre, car il n’a joué que 5 matches de championnat lors de la saison 2011/2012. Son objectif cette saison est simple : s’imposer au centre de la défense des Reds.
Nicolas Lodeiro (23 ans) : Comme Coates, Lodeiro est un joueur précoce qui s’est imposé, à 18 ans, au poste de meneur de jeu du Nacional de Montevideo. Cet élégant gaucher est le roi des petits espaces puisqu’il est capable de dribbler n’importe quel adversaire dans un mouchoir de poche. Dans toutes les sélections de jeunes de l’Uruguay, il a toujours été le leader incontestable, la future star du football Charrua. A 20 ans, et pour sa toute première sélection, Tabarez n’a pas hésité à le lancer dans le grand bain, contre le Costa Rica, en match de barrage pour une qualification à la Coupe du Monde 2010. Il n’a pas déçu ce jour-là et montrer qu’il avait beaucoup de caractère. Sélectionné pour la Coupe du Monde 2010 (expulsé contre la France après une vilaine faute sur Bacary Sagna) et pour la Copa America 2011, il est toujours dans les petits papiers de Tabarez. Et pourtant, il n’a pas brillé sur le vieux continent. Après deux saisons difficiles à l’Ajax d’Amsterdam (29 matches et 4 buts), Lodeiro a signé au Brésil, à Botafogo. Son objectif : relancer sa carrière et continuer d’apprendre auprès de son nouveau coéquipier : Clarence Seedorf.
Gaston Ramirez (21 ans) : Ce milieu offensif est l’une des grandes révélations de la saison en Italie. Bologne aura d’ailleurs bien du mal à le garder plus longtemps (l’Inter et Liverpool sont les mieux placés pour l’attirer chez eux). Ces deux premières saisons sur le vieux continent lui ont permis de se faire connaître (60 matches, 15 buts). Ramirez est un joueur explosif, capable de tout avec son pied gauche Rapide, provocateur, bon passeur, il évolue avec autant de facilités à droite comme à gauche. C’est un milieu offensif très complet et polyvalent. Certains l’ont même surnommé le Kaka uruguayen. « Et pourtant, depuis qu’il est tout petit, il ne cesse de me répéter qu’un jour, il jouera avec son idole : Ronaldinho » a déclaré son père à un quotidien uruguayen. A l’instar de Coates et Lodeiro, Ramirez a débuté très jeune avec son club de Peñarol (18 ans). A 19 ans, il s’est envolé à Bologne (contre 4,5 millions d’euros). Deux saisons plus tard, il en vaut déjà trois fois plus. Son objectif : continuer de brûler des étapes, signer dans un grand club et s’installer définitivement dans le onze titulaire de la Celeste.
Matías Aguirregaray (23 ans) : Il est certainement le moins connu de cette bande de quatre. Et pourtant Aguirregaray est un excellent arrière droit. Infatigable, très physique, c’est une véritable mobylette, dans la droite lignée de Maxi Pereira. Cet attaquant, reconverti en défenseur, n’hésite pas à monter dès qu’il en a l’occasion. Le football, il baigne dedans depuis qu’il est tout petit, puisque son père, Oscar, est un ancien défenseur de caractère de la Celeste. « El vasquito » (« le petit basque ») a longtemps été dans l’agenda des grands clubs italiens (Inter, AC Milan, Fiorentina, Parme), mais il a finalement atterri à Palerme en début de saison dernière. Il n’a pas réussi à s’y imposer et n’a disputé que huit matches de championnat. Le club sicilien cherche donc à le prêter d’ici le 31 août, pour qu’il s’aguerrisse, si possible à un club européen. Sélectionné pour les Jeux Olympiques, il a tenu son rang lorsque Tabarez a fait appel à lui. C’est pour cette raison que le sélectionneur uruguayen l’a convoqué pour la toute première fois dans le groupe qui va affronter la France.
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