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La Croatie d'attaque
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Publié 26/10/2012 à 15:08 GMT+2
Malgré plusieurs absents, notamment Olic, la Croatie aborde l'Euro avec de sérieux atouts offensifs. Comme souvent.
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Boksic en 1998, Eduardo en 2008, Olic en 2012. La tradition veut que la Croatie perde son meilleur attaquant sur blessure avant une grande compétition. Et le football étant un sport paradoxal, c’est en 1998 et 2008 que la Croatie a obtenu ses meilleurs résultats sur la scène internationale.
2012 va-t-il confirmer cette tendance ? Les Croates doivent faire face à une cascade de blessés qui ont handicapé leur préparation. Déjà Dejan Lovren ne figurait pas dans la pré-liste. Puis, Ilicevic a dû rentrer à la maison, remplacé au pied levé par Sime Vrsaljko. Enfin, Vedran Corluka s’est fait une frayeur à cause d’un problème musculaire. Il tiendra finalement sa place, fort heureusement parce que l’arrière-garde croate n’est pas la plus sécurisante qui soit en l’absence de Lovren, ou en présence de Vida, l’ami de Bafé Gomis.
Finalement, aussi étonnant que cela puisse paraître, l’absence la moins handicapante est peut-être celle d’Ivica Olic, forfait de dernière minute en raison d’une blessure aux ischios-jambiers qui le contraindra à regarder l’Euro en compagnie de Petric et Klasnic, non retenus par Slaven Bilic.
Certes, Olic était le buteur principal de l’équipe, il avait fait un match extraordinaire en barrages contre la Turquie, et il s’agissait surement de sa dernière opportunité de disputer une grande compétition internationale avec la Croatie. Mais son absence est celle qui se ressentira le moins sur le terrain (c’est autre chose dans le vestiaire) parce que l’attaque est le point fort de la sélection croate qui possède encore trois buteurs de haut niveau : Jelavic, Mandzukic et Eduardo.
Un duo Mandzukic-Jelavic
Il y a seulement quatre ans, Eduardo était un joueur d’Arsenal, et principal arme offensive des Croates. Un tacle de boucher de Martin Taylor est passé par là pour lui briser la jambe et Eduardo, qui n’est jamais revenu à son meilleur niveau, brille aujourd’hui par intermittence au Shakhtar Donetsk même s’il reste le meilleur buteur en activité de la sélection. Bilic l’utilisera vraisemblablement en tant que joker dans la compétition.
Dans la composition d’équipe prévue contre l’Irlande, c’est le duo Mandzukic-Jelavic qui devrait être aligné. Venu pour remplacer Dzeko à la pointe de l’attaque de Wolfsburg, le premier suit le chemin du Bosnien en montant doucement en puissance. Auteur de 12 buts cette année en Bundesliga, Mario Mandzukic formera la saison prochaine avec le hollandais Dost et Ivica Olic une triplette qui tient la comparaison avec celle championne d’Allemagne 2009 Misimovic-Grafite-Dzeko.
Quant au second, il est la révélation de la seconde partie de saison en Premier League. Arrivé à la toute fin du mercato pour remplacer numériquement Louis Saha à Everton, Jelavic laissait alors à des Glasgow Rangers en faillite financière, 17 buts en 28 matchs en guise de cadeau d’adieu. Avec les Toffees, il lui a fallu un mois d’adaptation pour être opérationnel. Depuis mars, Jelavic facture pratiquement un but par match, pour un total de 9 buts en 13 matchs de championnat et un titre de meilleur joueur du mois d’avril. Dans une forme olympique, c’est le moment ou jamais de montrer qu’il est mieux qu’une doublure.
L'option offensive
Dans une poule qui compte également l’Italie et l’Espagne, jouer contre les champions du monde en dernier peut être un atout à condition de prendre trois, voire quatre points lors des deux premiers matchs. C’est pourquoi contre l’Irlande, Slaven Bilic va aligner une équipe résolument offensive pour une victoire impérative. Ainsi Corluka devrait glisser dans l’axe pour faire la charnière avec Schildenfeld, dont le mètre 91 ne sera pas de trop dans le jeu aérien. Cela laisse le couloir droit au capitaine Dario Srna, préféré à Vida. Au milieu, Bilic devrait faire confiance à un losange tourné vers l’avant avec le seul Vukojevic en position vraiment défensive, le très offensif Perisic du Borussia Dortmund à gauche, le Sévillan Rakitic à droite, et Luka Modric à la pointe haute du losange.
On peut donc s’attendre à voir une équipe chercher à avoir la possession du ballon, jouer plutôt au sol face aux gabaris irlandais, et profiter des montées de Srna pour créer le surnombre, et ne surtout pas s’en remettre aux coups de pied arrêtés où les Irlandais sont présumés plus fort de la tête. Bien sûr, le revers de cette stratégie sera la fragilité de l’équipe quand un contre irlandais partira dans le dos des latéraux, avec le trio McGeady et Duff et Robbie Keane.
Cela augure donc d’un match offensif et plaisant, contrairement à "l’affiche" du groupe, Espagne-Italie, qu’on imagine plus fermé.
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