Serie A I Inter-Napoli I Benjamin Pavard, de l’échec à l’OM à la renaissance à l’Inter
Eurosport sur GoogleTitulaire lors du déplacement à Cagliari (0-1) dimanche dernier, Benjamin Pavard est parvenu à renverser la table à l'Inter cet été. Revenu de son prêt à l'OM avec l'étiquette du joueur indésirable, le défenseur français, à qui l'on prête un comportement exemplaire, au su regagner sa place dans l'effectif du champion d'Italie.
Benjamin Pavard (Inter Milan)
Crédit: Getty Images
Au moment de trancher, l'OM n'avait pas tardé à voter pour le "non". À l'aube d'un été placé sous le signe de l'austérité et du régime sec, au point de n'enregistrer aucune recrue, une première pour un club professionnel en France au XXIe siècle, le club olympien décidait, en mai dernier, de ne pas lever l'option d'achat de Benjamin Pavard. Trop élevée, déjà, puisque cette dernière avait été fixée à 15 millions d'euros avec l'Inter Milan. Puis encore et surtout car l'international français, à l'image de son équipe, s'était perdu au fil des mois, accumulant les erreurs grossières et les prestations calamiteuses.
"Porter ce maillot restera une expérience forte dans ma carrière et dans ma vie. J'ai toujours essayé de tout donner sur le terrain et de représenter ce club avec respect et engagement. Je pars avec beaucoup d'émotions, des leçons et le souvenir d'un vestiaire resté uni jusqu'au bout. Merci au club, au staff, à mes coéquipiers et à toutes celles et ceux qui ont été derrière nous cette saison. Bonne continuation à l'OM pour la suite", écrivait-il le 18 mai via ses réseaux sociaux, confirmant la décision inéluctable de son club d'alors.
Benji fait du bon boulot
Une fois la Canebière abandonnée, et une fois la Coupe du monde avec les Bleus manquée, le champion du monde 2018 a repris la direction de Milan. Là où l'Inter, qu'il avait rejoint en août 2023 après un long bras de fer avec le Bayern Munich, l'attendait pour faire le point sur sa situation. À l'époque, tout semblait écrit : Pavard n'entrait plus dans les plans des dirigeants milanais, désireux notamment de se libérer de son salaire net de 5 millions d'euros, et ce mercato d'été à peine conclu devait lui servir pour trouver une porte de sortie. Pour de bon, si possible.
Mais dans sa tête, l'ancien Lillois, fortement marqué par l'épilogue de sa saison marseillaise, se voulait revanchard. Partir ? Pourquoi pas, mais uniquement en cas de bonne opportunité. Dans cette attente, il s'est alors remis au boulot, pied au plancher, avec un tout autre état esprit. Conscient de devoir se racheter à l'Inter, où son comportement extrasportif après deux saisons réussies a parfois fait grincer des dents, celui qui était surnommé affectueusement "Benji l'Interista" a surpris son monde.
"Benji fait du bon boulot, il s'est mis à disposition de l'équipe, il a travaillé dur, il a eu la possibilité de jouer des matches d'un certain niveau lors de notre tournée à Hong Kong et en Australie", analysait son entraîneur Christian Chivu à l'aube de cette saison 2026-2027. Si des incompréhensions ont pu exister entre les deux hommes à l'été 2025, elles ont été aplanies dans le calme durant la présaison. Le Roumain n'a pas hésité à lui donner sa chance durant certains matches amicaux, et il en a été récompensé par des prestations solides.
"Heureux" d'être revenu
"Je n'ai pas besoin de dire ce qu'il peut nous apporter, mais c'est à lui de le démontrer, même s'il n'a rien à démontrer à personne. On connaît sa valeur et l'apport qu'il peut avoir dans un secteur défensif déjà d'un niveau très haut", ajoutait encore Chivu, satisfait de l'implication de son défenseur tout au long de l'été. Du haut de ses 30 ans, l'international français a donc su saisir son infime chance de rester à l'Inter, probablement conscient qu'il s'agissait là de l'une de ses dernières opportunités d'évoluer au sein d'un très grand club européen.
Pavard a donc appuyé sur "reset" pour repartir de zéro. Le noyau dur du vestiaire milanais a également apprécié ce Pavard 2.0. Plus sérieux, plus mature. "L’Inter reste l’Inter. Il se sent bien à Milan, sa fille est née, il s’est marié, il est heureux d’être dans ce groupe et il a énormément d’envie. Et pour moi, il n’y a aucun problème et il n’y en a jamais eu...", confirmait Chivu dimanche dernier.
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Pavard à l'entrainement avec l'Inter Milan.
Crédit: Getty Images
"Le retour à l’Inter ? Je suis très heureux d’être revenu et de pouvoir jouer avec des champions comme Çalhanoğlu. Nous devons travailler pour ramener le plus de trophées possible", s'enthousiasmait un ambitieux Pavard après sa titularisation à Cagliari (1-0). Aligné à droite de la défense à trois de son équipe, il a disputé un match sérieux et convaincant. Sa capacité à évoluer au poste de piston a également pesé dans la balance.
"Je sais qui est Benji, je le savais déjà la saison dernière. Il y a eu un peu d’incompréhension autour de mon choix, après ce qui s’était passé durant l’été. Mais je n’ai jamais remis en question la valeur du joueur", reconnaissait Chivu après la rencontre. En Sardaigne, Pavard a donc (bien) commencé officiellement sa deuxième vie en Nerazzurro. Résultat, les dirigeants de l'Inter, qui avaient initialement prévu un gros investissement dans le secteur défensif, l'ont repoussé d'au moins quelques mois. Merci qui ? Merci Benji.
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Inter Milan
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Naples
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