Jusqu’ici, tout se passe à merveille pour Thomas Tuchel. Arrivé à Chelsea fin janvier 2021, le technicien allemand a vécu un début d’aventure londonienne qu’il aurait difficilement pu imaginer plus aboutie, y compris dans ses rêves les plus fous. Un périple démarré par une série de 14 rencontres sans défaite, marqué par une remontée dans le Top 4 en Premier League et, surtout, magnifié par une victoire finale en Ligue des champions. Le tout en quatre mois seulement, et juste après avoir été débarqué sans ménagement du PSG.
"Comment ai-je pu commencer aussi bien ? Franchement, je n’en sais rien, a avoué l’intéressé au site de l’UEFA. Avant, je pensais que ce n'était jamais un scénario idéal d’arriver en milieu de saison, mais peut-être que là, c'était une bonne chose. Finalement, j'ai trouvé un club bien structuré, une organisation de haut niveau, une équipe très ouverte et ambitieuse, et beaucoup de soutien au plus haut niveau, et cela a rendu la tâche très facile pour nous." Une nouvelle mission, assurément plus ardue, l’attend désormais : confirmer.
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"La victoire de Tuchel, ce n'est pas forcément l’échec du PSG"

Nous voulons gagner un titre, n'importe lequel
Tout commence ce mercredi, à Belfast (21h), avec la Supercoupe d’Europe en toile de fond et Villarreal pour premier adversaire de cette nouvelle saison. Un exercice 2021-2022 que les Blues attaquent avec appétit, forcément. "Nous voulons gagner un titre, n'importe lequel. La C1, ce serait le mieux, mais la Premier League, c'est aussi un grand objectif", a affirmé Timo Werner, dans des propos relayés par l’AFP.
Une telle ambition ne paraît pas démesurée, a fortiori si l’on jette un œil à la liste des joueurs qui composent l’effectif. C’est simple, celui-ci n’a perdu aucun élément notable depuis le début de l’été, à l’exception d’Olivier Giroud, Victor Moses et Fikayo Tomori, qui n’entraient de toute manière pas dans les plans de leur entraîneur. Si les choses restent en l’état, Tuchel pourra donc continuer à miser sur la muraille Édouard Mendy dans le but, l’immuable socle défensif à trois axiaux, l’incontournable paire N’Golo Kanté-Jorginho dans l’entrejeu et les multiples cartouches offensives à sa disposition.

N'Golo Kanté (Chelsea)

Crédit: Getty Images

Un été éprouvant pour les cadres

Le secteur offensif, justement, a parfois été déficient la saison passée, à l’image d’un Werner déficient à la finition. Pour y remédier, les dirigeants londoniens seraient sur le point de débourser 115 millions d’euros afin d’enrôler l’une des références au poste de numéro 9, à savoir Romelu Lukaku. Selon la BBC et le Daily Mail, l’attaquant belge est en effet tout proche de Chelsea, dont il avait déjà porté les couleurs - sans grande réussite à l’époque - de 2011 à 2014.
Le buteur belge viendrait donc apporter encore davantage d’éclat à un onze de départ déjà très performant jusqu’alors. Reste maintenant à savoir si la dynamique exceptionnelle du printemps dernier n’a pas été brisée par l’été. Entre l’Euro (Jorginho, Azpilicueta, Christensen, Mount, pour ne citer que quelques-uns de ceux qui ont rallié le dernier carré) et la Copa América (Thiago Silva), nombreux sont les cadres de l’équipe à n’avoir pas beaucoup soufflé en juin et juillet. La préparation estivale s’est déroulée sans eux et leur coach les a récupérés au fur et à mesure, dans des états de forme disparates.

S'installer dans la durée à Chelsea ? Tout sauf évident

"Nous voulons être le plus performants possible, et c’est compliqué, a soufflé le Souabe à l’occasion d’un entretien accordé au site officiel de son club. Ce n’est pas un appel à l’aide, ni une excuse, mais juste la réalité. Et c’est tout sauf optimal." Les récents vainqueurs de la C1 devront pourtant très vite se remettre dans le bain. Après la Supercoupe d’Europe, ils auront droit à un menu copieux en Premier League, avec notamment des déplacements chez Arsenal, Liverpool et Tottenham lors des cinq premières journées.
Autant dire qu’en cas de démarrage poussif, l’euphorie de la fin mai pourrait laisser place à de la préoccupation du côté de Stamford Bridge. Surtout que Roman Abramovitch n’est pas connu pour faire preuve d’une grande patience vis-à-vis des managers installés sur le banc. Frank Lampard, Maurizio Sarri, Guus Hiddink, Rafael Benitez, André Villas-Boas, Roberto di Matteo (lui aussi sacré en Ligue des champions)... Les exemples d’entraîneurs ayant cédé leur place après un an et demi ou moins sont légion. Tuchel le sait, tout peut aller très vite. Dans un sens comme dans l’autre.

Thomas Tuchel et Roman Abramovitch.

Crédit: Getty Images

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