Eurosport
"Déçu", Salvatore Sirigu vide son sac et n'épargne pas le PSG : les 5 déclas à retenir
Par
Publié 23/05/2016 à 11:16 GMT+2
LIGUE 1 - Condamné à un rôle de doublure depuis l'arrivée de Kevin Trapp l'été dernier, Salvatore Sirigu est sorti de son silence ce lundi. Dans un entretien accordé à L'Equipe, le gardien italien du PSG raconte comment il a vécu sa mise à l'écart du onze parisien. Il s'en prend à l'attitude du staff et des dirigeants parisiens et ouvre la porte à un départ dans les semaines à venir.
Eurosport
Crédit: Eurosport
Il a attendu le lendemain du dernier match de la saison pour s'exprimer. Comme si l'envie l'en démangeait, après une saison passée sur le banc. A l'exception de quelques passages en zone mixte, Salvatore Sirigu n'a pas parlé cette année. Il n'a rien dit de son statut de remplaçant contraint, rien de la manière dont le Paris Saint-Germain l'avait traité. Au vu des propos qu'il tient dans un entretien accordé ce lundi à L'Equipe, l'Italien avait pourtant des choses à dire. Il s'y estime, tour à tour, trompé, déçu et maltraité par le club de la capitale. Morceaux choisis.
1. L'arrivée d'un nouveau gardien, comme une trahison pour lui
Entre le gardien de but et son club, la rupture intervient le 8 juillet, lorsque Paris recrute Kevin Trapp. Entendant les rumeurs plusieurs semaines auparavant, Sirigu avait fait sonder ses dirigeants. Lesquels avaient, selon lui, garanti que le recrutement d'un gardien n'était pas à l'ordre du jour. "La parole de quelqu'un, c'est tout pour moi", explique-t-il un peu plus loin. Comme pour mieux souligner à quel point le PSG n'avait pas respecté la sienne.
2. La phrase de Létang n'est pas passée
Après l'arrivée de Kevin Trapp, le PSG avait souhaité installer Nicolas Douchez comme numéro 2 et libérer Salvatore Sirigu. "Nous ne sommes pas fermés à un départ de Sirigu", avait reconnu, dans une litote, le directeur sportif adjoint du club, Olivier Létang. Une manoeuvre que n'a pas particulièrement goûté le principal intéressé : "Létang voulait sortir un mot gentil, il a finalement sorti un mot pas classe. Moi, je ne l'aurais pas fait."
3. Une concurrence qu'il a jugée déloyale
Que le PSG ait fait signer un gardien de but, l'Italien assure l'avoir accepté. Mais qu'il lui ait été octroyé la place de numéro 1 de façon quasi-irréversible, cela est paru injuste à Sirigu. D'autant plus que c'était accompagné d'un "manque de considération" qui semble avoir rompu la confiance entre lui et Laurent Blanc ainsi que les dirigeants parisiens.
4. Il aurait voulu plus de temps de jeu
Avec deux titularisations seulement en 38 journées de Ligue 1, Sirigu est resté cantonné de façon quasi-permanente au banc parisien. Au vu de la large avance prise par ses coéquipiers au classement et de ses ambitions personnelles (en sélection notamment), le voir disputer quelques rencontres, comme d'autres remplaçants du PSG, n'aurait pas été illogique. "C'est un peu exagéré, alors que tu changes tout le reste de l'équipe", déplore-t-il d'ailleurs.
5 La suite ? Plus de concurrence ou un départ, en gros
Alors qu'un départ semble s'imposer à lui, Sirigu ne ferme pas complètement la porte à une prolongation de son aventure au PSG. Mais sous conditions. Entre les lignes, le portier de 29 ans explique qu'il ne restera que si Paris lui propose une réelle concurrence ou une vraie alternance (championnat et coupes, comme au Barça par exemple ?).
Autrement, il ira voir ailleurs. Là aussi, il ouvre toutes les possibilités, en précisant toutefois que "la Ligue des champions (lui) a manqué cette saison." Il suggère l'idée d'un prêt, si toutefois "les équipes (le) veulent vraiment". Ce qui, dans son esprit, n'est donc pas le cas du PSG.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité