Transferts - Déjà presque 1 milliard : la Premier League flambe déjà mais pourquoi le championnat anglais dépense autant d'argent ?

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Comme souvent sur le marché des transferts, un championnat sort la tête de l’eau : la Premier League. Outre-Manche, les clubs mettent déjà le feu au mercato en recrutant à coups de millions. Une nouvelle fois, leur puissance financière semble sans limite et rien ne semble pouvoir les empêcher de recruter les meilleurs éléments. Mais pourquoi et comment nos amis anglais font-ils cela ?

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Le bilan annuel des finances du football du cabinet Deloitte publié le 8 juillet dresse un constat alarmant : les pertes cumulées des clubs de Premier League, avant impôt, ont bondi de 600 % en un an. Rien que ça. Si ce chiffre pourrait donner des sueurs froides à n’importe qui, il semble qu’outre-Manche, on n’en a pas grand-chose à faire.

La Premier League flambe déjà

D’après le cabinet à l’origine de l’étude, une chose est certaine : cette flambée s’explique notamment par les transferts. Et la Premier League ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Au 13 juillet 2026, le championnat anglais a déjà dépensé plus d’1 milliard d’euros. À titre de comparaison, le championnat espagnol en est à 297 millions et la Ligue 1 très loin derrière avec seulement 195 millions dépensés pour le moment.
Depuis le début du mercato, la Premier League est représentée par ses membres les plus fortunés. Tottenham a déjà explosé ses records en recrutant Sandro Tonali pour 115 millions d’euros et Mateus Fernandes pour 99 millions, les deux transferts les plus onéreux de l’histoire du club, sans compter l’arrivée du défenseur Jan Paul van Hecke pour 60 millions. De son côté, Manchester City a fait sauter la banque en déboursant 135 millions pour Elliot Anderson, quant à Chelsea et Liverpool, ils ne sont pas en reste avec plus de 100 millions injectés chacun dans le mercato pour le moment. Oui, la Premier League ne boxe pas dans la même catégorie. Et si ce constat peut paraître injuste, il est possible de l’expliquer.
Déjà, concernant les droits TV, la différence entre la Premier League et les autres championnats est abyssale. Lors de la saison 2024-2025, le championnat anglais a vu ses droits de diffusion être valorisés à presque 4 milliards d’euros. Un chiffre qui stagne ces dernières années. Prenons une nouvelle fois notre Ligue 1 comme contre-exemple : avec les crises des droits TV qui s’enchaînent dans l’Hexagone, le championnat de France était valorisé à environ 330 millions. Concrètement, lors de cette saison 2024-2025, Southampton, dernier de Premier League, a touché 106 millions en droits TV alors que le PSG, champion de France cette année, est reparti avec un peu plus de 4 millions. Vous avez parlé d’un écart ?

Une surenchère interne et des enjeux sportifs

Aussi, il faut dire qu’entre eux, les clubs anglais ne se font pas de cadeaux, ce qui explique que l’addition grimpe aussi vite. Lorsque City débourse 135 millions pour Elliot Anderson, un joueur certes excellent, mais dont l’équipe, Nottingham Forest, vient de terminer à la seizième place de Premier League, on peut légitimement se demander s’ils n’ont pas surpayé. C’est souvent le cas lorsque deux clubs anglais effectuent des transferts entre eux. Sur les 10 joueurs les plus onéreux de l’histoire de la Premier League, 6 l’ont été après des négociations entre deux clubs anglais et à chaque fois, le prix dépasse les 100 millions. Pourtant, selon Transfermarkt, aucun de ces joueurs ne valait cette somme au moment de son transfert. En 2021, Jack Grealish signe à Manchester City pour 117 millions alors que l’ailier n’était estimé qu’à 65 millions au moment de la vente. Bravo Aston Villa !
Et pourtant, malgré ses revenus démentiels, voilà la Premier League avec 1,1 milliard d’euros de pertes cumulées. Qu’importe, les propriétaires des clubs, souvent très fortunés, viennent à la rescousse : « Dans la majorité des cas, le recours à des financements externes est désormais crucial pour assurer la liquidité », explique Tim Bridge, un responsable de Deloitte qui a chapeauté l'étude.
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Voilà le comment, mais qu’en est-il du pourquoi ? Qu’est-ce qui pousse les clubs de Premier League à, déjà, faire flamber les prix ? D’un point de vue sportif, chaque club possède ses propres raisons. Manchester City change de cycle après 10 ans de Pep Guardiola, Tottenham ne veut surtout pas refaire une saison catastrophique et se retrouver à jouer le maintien, Chelsea cherche à retrouver sa grandeur passée quand ils jouaient le titre en championnat et Liverpool va devoir remplacer son idole, Mohamed Salah, tout en compensant les départs de certains cadres (Robertson, Konaté).
D’un point de vue général, la Premier League peine ces dernières années. La dernière finale de la Ligue des champions, où Arsenal s’est contenté de défendre avant de subir la loi du PSG, en est le parfait exemple. Aujourd’hui, l’équipe de Luis Enrique est la meilleure du monde, loin devant les équipes du championnat anglais. Voilà trois ans que la coupe aux grandes oreilles n’est pas revenue dans le Royaume. Le mercato de feu de la Premier League s’explique aussi peut-être par ce biais.
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