Le jeu : L'OM s'est réveillé trop tard

Il y a eu un air de déjà-vu. Avec une équipe marseillaise trop longtemps concentrée à maîtriser le PSG plutôt qu'à lui faire mal. Cela n'a pas fonctionné. Non seulement l'OM est resté inoffensif, mais il s'est surtout retrouvé mené sur l'une des rares occasions parisiennes, concrétisée par Mauro Icardi. André Villas-Boas a changé son fusil d'épaule à l'heure de jeu avec les entrées de Morgan Sanson et Dario Benedetto. Avec plus de présence en attaque, Marseille a logiquement été plus dangereux. Mais aussi plus vulnérable en contre et Paris en a profité pour faire le break. Dimitri Payet a bien sauvé l'honneur pour l'anecdote. Mais les Parisiens ont mérité leur sacre, surtout parce qu'ils ont été plus réalistes.

Trophée des Champions
Une revanche et un 10e sacre, la soirée idéale du PSG
13/01/2021 À 21:54

Les joueurs : Icardi, symbole d'un PSG à la sauce argentine

Mauro Icardi n'avait plus été titulaire depuis le 2 octobre. Il a idéalement célébré son retour dans le onze de départ. Avec un but et un penalty provoqué, l'Argentin a donné cette efficacité qui a fait toute la différence pour le PSG. Ses compatriotes se sont mis au diapason. Angel Di Maria, mobile et passeur décisif, a fait beaucoup de mal à Marseille tandis que Leandro Paredes a régné dans l'entrejeu. Mais il faut aussi souligner le rôle crucial de Marquinhos, impérial en défense. A l'OM, Florian Thauvin a été l'homme le plus en vue dans une attaque où Dimitri Payet a longtemps été inexistant avant de se réveiller en fin de match. Le Réunionnais a symbolisé cet OM à deux vitesses.

"Icardi a 'tué le game' entre lui et Kean à la pointe de l'attaque du PSG"

Le facteur X : Thauvin n'a pas fait de miracle

C'était la dernière occasion. Elle n'était pas facile. Avec un ballon rebondissant sur une pelouse humide, Florian Thauvin aurait réalisé un véritable exploit s'il était parvenu à tromper Keylor Navas à l'entrée de la surface. Mais sa frappe s'est envolée dans le ciel de Bollaert. Comme un symbole des lacunes marseillaise dans la finition. Valentin Rongier l'avait déjà illustré un peu plus tôt dans la rencontre. Des imprécisions dans le dernier geste fatales à des Marseillais qui ont bien tenu tête au PSG dans le jeu.

La stat : 10

Paris enchaîne les titres dans ce Trophée des champions. Il l'a remporté pour la huitième fois consécutive, ce qui lui permet d'atteindre le cap symbolique des dix sacres dans la compétition. Le PSG a désormais deux unités de plus que Lyon au palmarès de l'épreuve. Un nouveau symbole de sa domination sans partage sur les compétitions françaises depuis l'arrivée de QSI.

Le tweet que Pochettino attendait

La décla : André Villas-Boas (entraîneur de l'OM)

Je n’ai rien à dire à mes joueurs, on était la meilleure équipe. Le meilleur honneur que le PSG nous fait, c’est la fête qu’ils font.

La question : Le PSG a-t-il totalement lavé l'affront ?

C'était en rendez-vous capital pour Paris. Parce qu'il y avait un titre au bout mais aussi une revanche à prendre. Le PSG n'avait pas vraiment digéré l'affront subi au Parc en septembre face à l'OM (0-1) dans un climat délétère. Cela s'est notamment senti dans les célébrations parisiennes au coup de sifflet finale. Une effusion qui traduit aussi une forme de soulagement. Pour cette victoire synonyme de trophée. Mais aussi parce que Paris ne l'a pas acquis avec la facilité que le scénario du match semble indiquer.

L'OM meilleur que le PSG ? "Villas-Boas cherche sans doute la provoc'"

L'impression que la marge dont disposait le PSG sur la concurrence s'est réduite ne disparaitra pas après cette performance face à l'OM. Même si le club de la capitale a globalement maîtrisé les débats et affiché une qualité technique supérieure dans des conditions de jeu loin d'être évidentes, sur la pelouse détrempée de Bollaert. Mais on n'a pas vu cette classe d'écart qui caractérisait encore les duels entre les deux équipes il y a peu. Et de ce point de vue, les Parisiens n'ont pas totalement remis les pendules à l'heure. Leur revanche n'a pas été éclatante.

Ce n'est pas illogique. Le PSG ne disputait que son troisième match sous l'ère Pochettino et cela s'est senti. Les Parisiens ont longtemps eu toutes les peines du monde à toucher Marco Verratti dans son nouveau rôle de numéro dix. Ils ont parfois dégagé des signes de fébrilité dans une défense où Marquinhos joue trop souvent les pompiers de service. Ils n'ont pas retrouvé cette surpuissance offensive, à l'image d'un Kylian Mbappé sur trois cylindres. La machine est encore loin de tourner à plein régime. C'est légitime. Et cette victoire symbolise finalement assez bien l'étendue des progrès que Paris doit encore réaliser pour atteindre son meilleur niveau.

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