Fondateur de la nouvelle équipe cycliste Israel Start Up Nation qui s'est alignée sur le Tour de France, hôte du Giro en 2018, cheville ouvrière du match amical Argentine-Uruguay à Tel-Aviv l'année suivante, investisseur en F1, le Québéco-Israélien Sylvan Adams ne s'en cache pas : il fait à sa manière dans la "diplomatie sportive". Et son dernier coup en date est la tenue, dimanche, du Trophée des champions qui verra s'affronter le Paris St-Germain et le Losc sur la pelouse d'un stade Bloomfield d'une capacité de 27.000 places pour un match à guichets fermés.
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"La raison pour laquelle nous sommes en mesure d'accueillir le match ici, c'est que nous sommes un peu en avance de la courbe en matière de Covid. Le match sera donc joué dans un stade plein, une chose qui a manqué aux joueurs au cours de la dernière saison en France", dit-il dans un entretien à l'AFP. En Israël, 60% de la population a reçu deux doses de vaccin, une proportion qui avoisine les 90% chez les personnes âgées de 60 ans et plus, ce qui n'a pas empêché les autorités de lancer vendredi une campagne pour une troisième dose - de rappel - pour les personnes âgées à l'heure où le nombre de cas repart à la hausse.
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La polémique Barça

Si le passe sanitaire fait débat dans l'Hexagone, en Israël il servira de sésame - sinon un test PCR - pour entrer dans le stade Bloomfield, planté dans le quartier en grande partie arabe de Jaffa, à un kilomètre du bord de mer. Des organisations pro-palestiniennes ont déploré la tenue du match à Tel-Aviv, citant entre autres des rapports d'ONG, dont Human Rights Watch, qui accusent Israël "d'apartheid" envers sa minorité arabe et les Palestiniens dans les Territoires occupés.
Dans les dernières semaines, une polémique avait aussi enflé sur la tenue possible d'un match du FC Barcelone à Jérusalem, ville disputée que l'Etat hébreu considère comme sa "capitale éternelle". "Il y a eu aussi un peu de perturbation à propos de ce match français (...) J'aime penser qu'il s'agit en fait d'un petit groupe de personnes mais qui fait beaucoup de bruit seulement à cause des médias sociaux", soutient M. Adams, dont le père, Marcel, avait fui les camps de travail nazis en Roumanie pour rejoindre brièvement la Palestine sous mandat britannique, puis s'installer au Québec.
Sylvan, aussi magnat de l'immobilier, a fait son "aliyah", retour en Israël, il y a quelques années. Depuis, il fait la promotion par le sport de son pays d'adoption qu'il juge "ouvert, tolérant, empreint de diversité, et très démocratique", à l'encontre, selon lui, de "l'horrible mot d'apartheid" utilisé parfois pour le dépeindre.
Diplomatie sportive
"Nous avons des policiers, des docteurs, des infirmières arabes. Il y a des diplomates arabes israéliens qui représentent Israël à l'étranger, des élus arabes israéliens à la Knesset (Parlement), et désormais un parti arabe dans la coalition au pouvoir. C'est ça la vraie histoire (...) et nous voulons seulement montrer de visage réel d'Israël", lance-t-il. "Parfois on me demande Sylvan, ne mélanges-tu pas politique et sport? Et je réponds: pas du tout. Je ne fais pas de politique, je ne suis pas intéressé par la politique, pour moi la politique est une activité partisane, mais je décrirais tout ça comme de la diplomatie".

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"Le sport est un langage que tout le monde parle (...) et utiliser le sport pour un objectif diplomatique positif comme tisser des liens avec nos voisins au Moyen-Orient ou tenir un match de football en Israël tient de la diplomatie sportive. Et je plaide coupable à cette idée", fait valoir ce passionné de cyclisme qui s'est déjà entraîné aux Emirats, pays arabe ayant normalisé ses relations avec Israël il y a environ un an. En ce sens, peu importe qui du PSG ou de Lille remporte le Trophée des champions, le "vainqueur sera Israël".
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