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Renault courra à Valence
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Publié 17/08/2009 à 18:30 GMT+2
La Cour d'appel Internationale de la FIA a déjugé les commissaires du GP de Hongrie qui avaient suspendu Renault pour le GP d'Europe. A Mogyorod, Fernando Alonso avait perdu une roue après un pit stop.
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Il est temps que l'ère Max Mosley se referme, place de la Concorde. Heureusement, la Fédération internationale de l'automobile (FIA) se donnera un nouveau président le 23 octobre prochain, en la personne du Français Jean Todt ou du Finlandais Ari Vatanen. Car la FIA ne parvient plus à gérer le sport en cohérence, à lire les événements autrement que dans un prisme politique, en fonction de querelles actuelles ou passées. Les punitions avaient disparu de l'arsenal des commissaires des Grands Prix de Formule 1 durant la guerre FOTA/FIA. Elles avaient curieusement fait un retour en force dès la paix scellée. Avec en point d'orgue la suspension pour Renault d'un Grand Prix.
Lundi donc, comme on pouvait s'y attendre - du moins l'espérer tant la sanction était insensée -, la Cour d'appel internationale de la FIA a levé l'interdiction faite à Renault de courir le Grand Prix d'Europe à Valence, en Espagne, du 21 au 23 août. Pour une malheureuse histoire d'écrou mal fixé sur la roue avant droite de la R29 de Fernando Alonso, lors du Grand Prix de Hongrie, le 26 juillet dernier. Plus précisément, l'instance a "renversé" la décision des zélés commissaires de la 10e manche du championnat du monde, selon le terme même du communiqué officiel de la FIA. Un camouflet en somme.
Cependant, la Cour a infligé une réprimande à l'équipe française ainsi qu'une amende de 50.000 dollars, "sachant pertinemment qu'un des éléments permettant de sécuriser l'un de ses écrous de roue n'était pas en place" lorsque le pilote avait quitté son stand, au 13e tour. Elle a aussi reproché à Renault d'avoir "manqué d'informer le pilote de ce problème ou de lui conseiller d'agir de manière appropriée au regard des circonstances" . La manière appropriée en question était de se garer en bord de piste pour abandonner, comme l'Ibère l'avait fait en 2006. Parti de la pole position sur le Hungaroring des environs de Budapest, le double champion du monde était parvenu à revenir à son stand. Il avait renoncé par la suite sur un problème de pompe à essence.
Renault a fait profil bas en reconnaissant que "avoir enfreint le Règlement Sportif lors de l'incident survenu dans la voie des stands, compromettant alors la sécurité".
L'Espagnol Fernando Alonso sera bien en piste devant son public, ce week-end, avec son nouveau coéquipier Romain Grosjean, dont l'officialisation à la place de Nelson Piquet ne devrait plus tarder.
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