[04/07/05] - Pas plus que samedi, Fernando Alonso n'avait pas de rival dimanche, à Magny-Cours. "La voiture s'est montrée dans le coup dès que nous l'avons posée sur la piste. Depuis vendredi, nous n'y avons pratiquement pas touchée", s'est félicité l'Espagnol, vainqueur pour la cinquième fois en dix manches (neuf courues) du championnat du monde. Rapidement, sa route fut dégagée. Un départ éclair, la Jarno Trulli de Toyota qui bouchonne la Ferrari de Michael Schumacher, et la McLaren de Kimi Räikkönen qui perd de précieuse secondes à s'extirper de sa position au coeur du peloton (parti 13e), à cause d'un bris de moteur le premier jour.
Un grand prix comme dans un rêve. "Au moment de m'arrêter pour la première fois, je disposais d'une avance confortable et j'ai pu contrôler la course. J'ai été un peu seul, mais il fallait dépasser bon nombre de retardataires. Cela m'a aidé à rester concentré." Tout était sous contrôle, donc. Tout juste les dix derniers tours lui ont-ils paru "très, très longs".
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A mi-championnat, le pilote des Asturies accroît légèrement son avance, car Kimi Räikkönen a terminé 2e. Il possède 24 points d'avance sur le Finlandais (69 contre 45). Successeur d'Alain Prost au palmarès des vainqueurs du Grand Prix de France sur une voiture français, le résident d'Oxford est toujours en lice pour devenir le plus jeune champion du monde de l'histoire. Le record de 25 ans et 9 mois d'Emerson Fittipaldi, couronné en 1972, sur Lotus, pourrait être effacés par le précoce espagnol qui n'aura que 24 ans le 29 juillet prochain.
Objectif podium à Silverstone
Au championnat Constructeurs, Renault a gagné cinq précieux points sur McLaren (89 à 71), qui n'a mené qu'une voiture à l'arrivée, car Giancarlo Fisichella a quand même fini 6e, malgré un problème à la pompe au premier pit stop, une adhérence précarisée par la casse d'un support de fond-plat et une dizaine de secondes perdues en calant au dernier arrêt.
Le Grand Prix de France 2005 a donc été un grand cru pour Enstone et Viry-Châtillon. Alonso n'avait en effet plus signé de pole position depuis le 3 avril, à Bahreïn, et commençait même à glisser de façon préoccupante sur la grille (6e au Nürburgring et Indianapolis). Et puis, Renault était revenue d'Amérique du Nord sans le point, en ayant encaissé 10 points de la part de McLaren au Canada, et 18 de Ferrari aux Etats-Unis.
Pourtant, il n'y a là aucune garantie de regain, selon Alonso. "Silverstone est une piste sur laquelle nous ne sommes jamais vraiment compétitifs", prévient le prodige. "C'est pour cela qu'il était important de gagner à Magny-Cours. Nous ferons de notre mieux, mais l'objectif sera avant tout de monter sur le podium."
L'an dernier, le Grand Prix de Grande Bretagne avait marqué un tournant décisif pour Renault. Alors que Kimi Räikkönen avait presque hissé sa nouvelle MP4-19B au nouveau de la Ferrari F2005 de Michael Schumacher, le constructeur français avait auguré avec un accident de Jarno Trulli une séquence de sept grands prix avec une seule voiture dans les points, ce qui avait pesé très lourd dans la bagarre contre BAR pour la deuxième place du Mondial Constructeurs. Bloqué dans le trafic, Fernando Alonso s'était contenté d'une 10e place.
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