La note : 4/5

Max Verstappen (Red Bull) nous a tenus en haleine toute la course.

Grand Prix du 70e anniversaire
Verstappen a risqué le "suicide" face aux Mercedes
09/08/2020 À 18:31

Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

Un coup extraordinaire annoncé le samedi, sous forme d'une interrogation sur le choix des pneus de Mercedes que le patron de l'écurie allemande, Toto Wolff, avait pris un peu de haut. Le Néerlandais était le seul à voir le "dur" comme une évidence pour le départ. Mais tout aurait pu capoter s'il n'avait pu passer d'emblée Nico Hülkenberg (Racing Point). Mais ce ne fut pas son seul mérite, puisqu'il a précipité les problèmes de pneus des Mercedes en se tenant à la limite de la zone DRS de Lewis Hamilton dans le premier relais des W11. Le reste fut l'exécution d'un plan diabolique.

Cette 9e victoire en carrière du Batave a un autre retentissement : elle vaut la deuxième place au championnat du monde, à 30 longueurs de Lewis Hamilton. Alors que Max Verstappen compte un abandon cette année, contre aucun au Britannique.

Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix du 70e anniversaire 2020

Crédit: Getty Images

Le battu : Lewis Hamilton (Mercedes)

Un week-end à oublier, malgré le point-bonus du meilleur tour. Lewis Hamilton a trouvé plus rapide que lui samedi et plus fort que lui en réglages dimanche.

L'énervé : Sebastian Vettel (Ferrari)

Douzième au départ et à l'arrivée, l'Allemand est le premier responsable de son résultat car coupable d'un tête-à-queue "sans aide", au premier tour. Il a pesté à mi-course contre le choix de gommes et à l'arrivée contre le timing. Il s'est fait remettre à sa place par son patron, Mattia Binotto, qui a déclaré sur Sky Italia : "Ça s'est mal passé au départ, ce qui a été le tournant, plus que la stratégie. Nous l'avons fait rentrer un peu tôt, ce qui lui a coûté une place par rapport à Kimi [Räikkönen]. Nous savions qu'il la récupèrerait en peu de temps."

Le piégé : Nico Hülkenberg (Racing Point)

Le pigiste allemand n'aurait pas dû plaisanter samedi en avertissant qu'il laisserait passer Max Verstappen (Red Bull) au départ, sans faire d'histoire. Parce que c'est ce qu'il a fait. C'était pourtant ce qu'il fallait éviter pour ne pas rouler vers une 178e course sans podium.

Le tour de force : Charles Leclerc (Ferrari)

Avec une SF1000, il fallait avoir la foi pour ne faire qu'un arrêt. "C'est comme une victoire, même si ce n'est pas quelque chose que l'on aime dire après avoir terminé quatrième", a-t-il dit.

Le moment d'absence : Lewis Hamilton (Mercedes)

Sur le podium, il est reparti avec le trophée de vainqueur. L'habitude, sûrement…

Le cri du cœur : Lando Norris (McLaren)

Le bonus : Esteban Ocon (Renault)

Sur un arrêt, le Français est revenu de sa quatorzième place pour finir huitième, au bout d'une course appliquée. Cette place était la meilleure possible, considérant le carton plein des top teams hormis la Ferrari de Vettel. Pour la deuxième fois de suite, Renault a fait mieux que McLaren et AlphaTauri.

Le malus : Lawrence Stroll

Avec une bonne dose de mauvaise foi, le patron de Racing Point s'en est pris avant le départ à Renault, McLaren, Ferrari et Williams, qui ont porté réclamation contre la sanction dont son écurie a écopé pour copie illégale d'écopes de freins.

Le nombre : 155

155e podium pour Lewis Hamilton, désormais co-recordman avec Michael Schumacher.

La déclaration : Max Verstappen (Red Bull)

"Aujourd'hui, c'était une bonne journée pour nous. Il faut en être heureux. Mais il faut aussi être réalistes. Nous manquons de vitesse."

Grand Prix d'Espagne
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