Grand Prix d'Emilie-Romagne - Charles Leclerc solide, Sebastian Vettel trahi par Ferrari

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GRAND PRIX D'EMILIE-ROMAGNE - Charles Leclerc a assuré une cinquième place dimanche à Imola, signe de la confirmation de progrès tangibles chez les Rouges. Même Sebastian Vettel a fait une bonne course.... gâchée au stand !

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Crédit: Eurosport

Après les désastres de Monza et du Mugello, la Scuderia Ferrari repart d'Imola avec un bilan encourageant. Dimanche, Charles Leclerc a surpassé sa septième position qualificative en terminant le Grand Prix d'Emilie-Romagne à la cinquième place. Alors que Sebastian Vettel, finalement douzième, est passé à côté d'un Top 10 - sinon mieux - suite à un long arrêt au 40e des 63 tours, qui a largement compromis sa course.
Charles Leclerc a signé son cinquième Top 5 de la saison, ce qui n'est pas si mal vu les insuffisances de la SF1000, grâce à son habileté au départ, qui lui a permis de mettre Alexander Albon (Red Bull) dans ses rétros. Et un peu de chance, avec deux autres positions gagnées consécutivement aux abandons de son ami Pierre Gasly (AlphaTauri) et de Max Verstappen (Red Bull).
Puis son équipe a fait le reste en prenant la bonne décision, pendant la neutralisation résultant de l'accident de Max Verstappen (Red Bull), au 51e des 63 tours. Elle l'a laissé en piste, compte tenu de la difficulté à dépasser. Même si elle n'a peut-être pas pris la meilleure en montant des 'dur' sur sa "rossa" pour le deuxième relais. Un enseignement, il faut le supposer, du constat fait maintes fois cette saison de la difficulté d'amener les pneus cerclés de rouge à la bonne température.

"Puisqu'on se battait pour de gros points, j'ai lâché"

"Cinquième, c'est plutôt bien, a jugé le Monégasque. Je pense que nous avons fait le maximum. Nous nous attendions à un premier relais très difficile, mais en fait nous avons été assez compétitifs. Puis nous sommes passés au 'dur', et nous étions probablement légèrement plus rapide que Daniel [Ricciardo] devant, mais pas suffisamment pour doubler. Nous sommes donc restés derrière lui. Au restart, après la voiture de sécurité, j'ai eu plus de mal que Daniil [Kvyat], qui revenait en pneus neufs dans mon dos."
"Je l'ai vu arriver, a-t-il même précisé sur Canal+. Puisqu'on se battait pour de gros points, j'ai lâché. Mais quand même, il a fait un énorme boulot et un très beau dépassement. Bravo à lui."
"Rétrospectivement, on aurait peut-être pu faire un meilleur choix de pneus sur le deuxième relais", a-t-il ajouté. Globalement, il est satisfait d'avoir pu attaquer "du début à la fin" et d'avoir pu "bien géré les pneus." De quoi maintenir l'espoir de ravir la quatrième place au Championnat du monde à Daniel Ricciardo, même si le pilote Renault, troisième, a marqué cinq unités de plus que lui pour se tenir désormais cinq longueurs devant lui (95 pts contre 85).

Vettel "confortable dans la voiture", c'est nouveau

Quant à Sebastian Vettel, c'est pour une fois non pas un sentiment d'impuissance qui a dominé mais de déception. A cause d'un arrêt au stand de 13"1 secondes pour pistolet défaillant à l'avant droit, au 40e passage, alors qu'il était en lutte avec Carlos Sainz (McLaren) pour la dixième place.
Cependant, sa course avait déjà été bien mouvementée lorsqu'il en est arrivé là puisque le départ l'a vu se frictionner avec Kevin Magnussen (Haas), et perdre une place à l'avantage de Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo). Au point d'y laisser un bout d'aileron sous le fond plat du poleman et leader Valtteri Bottas, qui a écarté le pilote Mercedes de la victoire, revenue à son coéquipier Lewis Hamilton.
"Nous avons commencé en 'medium', ce qui était la chose à faire car il a très bien fonctionné, même après beaucoup de tours, a raconté le quadruple champion du monde. Le rythme était bon dans le premier relais, puis nous avons perdu du temps au pitstop, ce qui est dommage. Nous avons tenté un retour en 'tendre' à la fin, mais c'était très difficile de progresser dans le train de voitures."
"J'étais confortable dans la voiture même si cette année le problème est plus sévère en qualification, où j'ai galéré pour trouver le feeling avec la voiture, a poursuivi le futur pilote Aston Martin. Nous devons être patients et continuer de faire des progrès graduels étant donné que nous avons manqué la Q3 pour 0"2 samedi. Si nous pouvons commencer un peu plus haut sur la grille, les prochaines courses devraient nous offrir de meilleurs résultats."

"Un long chemin" avant le prochain titre

Finalement, Mattia Binotto a bien résumé le sentiment d'optimisme qui revient doucement à Maranello. "Il est clair que nous consolidons les progrès des dernières courses, spécialement en termes de rythme sur des pistes aux caractéristiques très différentes, s'est félicité le directeur d'équipe. C'est important pour le reste de la saison et pour l'année prochaine."
"Une fois encore, Charles a fait du très bon boulot, à la fois en gestion de pneus et de défense de sa position dans les derniers tours, a-t-il complété. Seb a aussi fait une course solide et nous sommes vraiment désolés pour le problème au pitstop qui l'a privé d'un Top 10."
"Pour finir, je veux féliciter Mercedes pour sa victoire au Championnat du monde des constructeurs, a tenu à dire le manager italo-suisse. Nous savons qu'il nous reste un long chemin pour lutter pour les mêmes objectifs, quelque chose que nous avons tant réussi dans notre histoire, mais dont nous nous croyons fermement capable." Cependant, le record de six titres consécutifs n'appartient plus, même conjointement, à Ferrari.
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