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GP d'Inde - Fernando Alonso (Ferrari) : "J'ai attaqué à 120% à chaque tour"
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Publié 28/10/2012 à 18:38 GMT+1
Fernando Alonso (Ferrari) a tout donné pour terminer deuxième à Greater Noida. Il a perdu sept nouveaux points sur Sebastian Vettel (Red Bull). Il juge indispensable de terminer devant l'Allemand à Abou Dabi pour nourrir son rêve de gloire.
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Crédit: Eurosport
L'image offerte par Fernando Alonso en train de déborder imparablement les McLaren boys dans le premier tour du Grand Prix d'Inde, dimanche, fut saisissante. Une Formule 1 contre deux GP2. Et sans KERS ! Dans les phases de combat rapproché, l'Espagnol de Ferrari s'avère un grand carnassier pour lequel chaque adversaire est une proie dès lors qu'il connait un moment de faiblesse. Dimanche, sur le circuit de Buddh, dans la grande banlieue de Delhi, Jenson Button et Lewis Hamilton, qualifiés juste devant lui en deuxième ligne, l'ont expérimenté. Ils ont vu une fusée rouge les avaler comme dans un jeu vidéo. Le secret n'était pas dans la machine, juste dans la science de la course. "Dans le premier tour, on ne peut utiliser le DRS, c'était juste l'aspiration, je venais de faire une bonne sortie de virage3 et j'ai pu passer les deux McLaren", a tranquillement relaté le champion du monde 2005 et 2006.
"Ils se battaient entre eux et ont oublié que j'étais là, au virage 4, ils ont donc continué de se chamailler. Nous nous sommes presque touchés (ndlr : avec Hamilton, coincé entre lui et Button), j'ai été chanceux de sortir du virage 4 sans dommage et j'ai passé l'un d'eux", a-t-il détaillé. "Jenson s'est pas mal défendu dans le virage 6 (l'Anglais l'a redoublé), et malheureusement nous n'avons pu en dépasser qu'un (Hamilton). Nous en avons doublé un autre (Button) après quelques tours (quatre) car nous avions un meilleur rythme que Jenson. Concernant Mark [Webber], c'était une combinaison entre KERS et DRS car le dépasser a été relativement facile. Il n'avait plus de KERS, ça faisait donc une énorme différence en vitesse de pointe."
"Etre plus compétitifs et plus proches des Red Bull samedi"
Parvenu à la deuxième place au 48e des 60 tours, l'Asturien a été prévenu cinq boucles plus tard que la Red Bull de Sebastian Vettel faisait des étincelles. Plus tellement au niveau chronométrique : après une collection de meilleurs tours en course pour se construire une avance flirtant avec les dix secondes, l'Allemand avait décidé de caler son rythme sur la Ferrari N.5. Non, la RB8 N.1 allumait bien le bitume à sa façon, avec une petite pièce détachée située à l'extrémité avant du fond plat. Une courte alerte que l'opportuniste "Nando" a forcément vu comme une véritable faille. Voilà pourquoi il a forcé la cadence, jusqu'à sortir subrepticement de la piste à vive allure, au 57e passage. A l'arrivée, 9"6 séparaient la machine autrichienne et sa rivale italienne. Loin d'être frustré, il a souligné que "tout avait été parfait en termes de stratégie de la part du team". Et de lister avec gourmandise ses satisfactions : "Un bon départ, une très bonne Vmax (ndlr : la 11e valeur avec 313,3 km/h) et une très bonne gestion des pneus.""Tout était configuré pour la course, Tout était nickel et j'ai attaqué à 120% à chaque tour pour atteindre cette deuxième place", a-t-il attesté.
"Hier, il y avait 100 points à prendre, il y en a désormais 75. Nous sommes 13 points derrière (240 à 227). Les courses sont longues, et comme nous l'avons vu aujourd'hui avec Mark, un problème de KERS peut vite arriver ; et ça peut arriver à Seb, à moi, à chacun de nous. Il y a plein de points à prendre et je suis très optimiste", a-t-il martelé. "Il faut qu'on apporte des nouvelles pièces à Abou Dabi (Grand Prix le 4 novembre), pour être plus compétitifs et plus proches des Red Bull samedi, puis dimanche aussi. Le championnat reste l'objectif principal, donc il faut rattraper des points en terminant devant Sebastian à Abou Dabi, quelle que soit la position. Si on peut gagner la course, ce sera encore mieux, mais pour y arriver il faut faire un pas en avant. En ce moment, nous ne sommes pas capables de gagner".
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