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Bonus-malus : Hamilton magistral, Verstappen implacable, Vettel rincé

Bonus-malus : Hamilton magistral, Verstappen implacable, Vettel rincé

Le 01/12/2019 à 22:06Mis à jour Le 04/12/2019 à 23:47

GRAND PRIX D'ABOU DABI - Lewis Hamilton (Mercedes) s'est mis quelques beaux records en poche, Max Verstappen (Red Bull) a montré à Charles Leclerc (Ferrari) qu'il fait un beau "meilleur des autres", Sebastian Vettel (Ferrari) était invisible et Lance Stroll (Force India) de trop derrière Pierre Gasly (Toro Rosso)…

Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

Le Britannique a cogné fort pour finir. Pas franchement volontaire vendredi, il a fait son introspection et s'est repris samedi. Et n'a commis aucune erreur dimanche. On aurait juste voulu savoir jusqu'où il pouvait mener ses "medium" dans le premier relais, car Daniil Kvyat (Toro Rosso) avait 40 tours au compteur quand il a stoppé.

Au bout d'un run ahurissant qu'il n'était pas obligé de tenir, il a claqué le meilleur tour au 54e des 55 tours parce que, sans l'avouer, il aime quand même les stats et a de plus en plus conscience de sa place dans les livres d'histoire.

Sebastian Vettel avait couru après le meilleur tour comme on court après un cache-misère et l'avait privé d'un Grand Chelem au Castellet. Ce n'est que la sixième fois qu'il compile pole, victoire, meilleur tour et leadership intégral en 250 Grands Prix tout ronds. On prend conscience de la performance quand on sait que ça le rapproche à deux longueurs du recordman Michael Schumacher.

Le performer : Max Verstappen (Red Bull)

Le Néerlandais a tendu un piège à Charles Leclerc (Ferrari) qu'il a patiemment refermé. Le pilote Red Bull a montré lors de cette manche de clôture qu'il avait été le seul avec Lewis Hamilton à avoir tout compris de la gestion des pneumatiques cette saison.

Lewis Hamilton et sa Mercedes hors classe dimanche, le Néerlandais a encore mis la Red Bull à un niveau extraordinaire. En témoigne son avance de 53 secondes sur coéquipier, Alexander Albon. Bref, il a amplement mérité sa place sur le podium 2019 et au gala FIA au Carrousel du Louvre, à Paris.

Le racer : Carlos Sainz (McLaren)

"Smooth operator..." L'Espagnol dans le Top 6 du championnat du monde, c'était tout bonnement inimaginable il y a deux Grands Prix. Il l'a pourtant fait ! Sur une stratégie à deux arrêts déroulée de façon implacable. Jusqu'à gober un Nico Hülkenberg (Renault) en perdition dans le dernier tour. Il rafle la mise pour un point. Quel coup de maître !

Le battu : Sebastian Vettel (Ferrari)

La troisième place finale du championnat du monde hors d'atteinte, l'Allemand était à Abou Dabi pour faire oublier sa faute brésilienne et dissiper cette impression de déclin qui le poursuit. Accidenté en essais libres 1, en tête-à-queue en Q1, cinquième à 1 minute et 4 secondes du vainqueur…

L'Allemand n'a convaincu personne. Par-dessus tout, il nous a ressorti les éléments de langage de la fin de saison 2018 : "Ce n'est pas l'année que nous attendions, point final. Les raisons en sont claires, les leçons sont claires, à nous de les intégrer. L'équipe en son entier doit faire mieux. Moi-même, je peux et je dois faire mieux. Ça n'était pas une très bonne année pour moi. Ça n'était pas non plus aussi mauvais que ça en a l'air. Il y a beaucoup de petites choses qui ont contribué à ce tableau pas génial à la fin. Mais je sais que je peux faire mieux et c'est l'objectif pour l'an prochain. Espérons aussi avoir une meilleure voiture pour pouvoir se battre devant avec Mercedes et Red Bull." L'espoir fait vivre…

Bonus : Merci Lando !

Rapide, fair-play, drôle, spontané, émouvant... le débutant britannique a une personnalité extraordinaire qui fait le bonheur de la Formule 1. Vendredi, il avait fait rire son ingénieur "performance" en lui présentant son casque spécial pour la der du technicien.

Dimanche, Lando a pleuré dans le tour de formation en écoutant ce même Andrew Jarvis le remercier pour cette année passée ensemble à l'occasion de ses adieux à la F1.

Malus : Stroll, fallait pas l'inviter

Ce dernier Grand Prix concentrait beaucoup d'enjeux, et le minimum pour ceux que ça ne concernait pas était de se tenir à carreau. Avec son détachement habituel, le Canadien de Racing Point était malheureusement loin de ces considérations. Sur un freinage manqué après 300 mètres, il a empêché Pierre Gasly (Toro Rosso) de défendre sa sixième place au Mondial. Triste !

Le chiffre : 19

Le nombre de Grands Prix que Lewis Hamilton a menés dans l'année (tous sauf Melbourne et Monza). Nouveau record.

La déclaration : Lewis Hamilton (Mercedes)

" Cela fait de nombreuses années que je n'ai pas envisagé d'autres options (que Mercedes). Nous avons tracé tout droit notre route et, pour être franc, je pense que nous sommes toujours sur cette voie et qu'il n'y a pas grand-chose qui puisse changer cela (…) Ce que je veux, c'est continuer à gagner."

Vidéo - La grille 2020 affiche complet : voici les 20 pilotes du Mondial

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