Max Verstappen (Red Bull) : "Ils ont dû brider un peu leur moteur, ça ne les a pas aidés"

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GRAND PRIX D'ABOU DABI - Max Verstappen a signé une belle victoire, dimanche sur le circuit de la marina de Yas, que les pilote Mercedes, en manque relatif de puissance, n'ont jamais pu lui contester. Au volant d'une Red Bull équilibrée, il a juste eu peur d'un éclatement de ses pneus.

Max Verstappen (Red Bull) et Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix d'Abou Dabi 2020

Crédit: Getty Images

Finir la saison par une victoire ne peut que booster un pilote qui aura été limité par son matériel pendant une saison. Max Verstappen entrait encore dans cette catégorie cette année - la faute aux Mercedes noires ou roses -, et il s'est offert un beau lot de consolation en dominant dimanche le Grand Prix d'Abou Dabi. Parti de la pole position, le pilote de la RB16 n'a laissé aucun espoir 55 tours durant à Valtteri Bottas et Lewis Hamilton, placés derrière lui sur la grille de départ de la dix-septième manche du Mondial, et à ses côtés sur le podium.
Auteur de sa dixième victoire en Formule 1, sa deuxième de la saison après le Grand Prix du 70e anniversaire à Silverstone, le Batave termine avec le même nombre de succès que le Finlandais de Mercedes, et à seulement neuf points de lui au Championnat. Un déficit qu'il aurait pu combler dimanche dernier à Sakhir s'il n'avait été la victime collatérale d'une attaque de Charles Leclerc (Ferrari).
Il n'est pas sûr qu'il regrette ce titre honorifique de vice-champion du monde, qui permet surtout à Valtteri Bottas de sauver la face. Mais peut-être pas son baquet pour 2022.

"C'était agréable hier et ce le fut aujourd'hui"

Cette saison, Verstappen a terminé toutes les courses sur le podium, hormis celle au Grand Prix de Turquie, où il s'est classé sixième après une course brouillonne. Et il ne faut pas oublier qu'avec cinq abandons, il a été le plus malchanceux, avec Lance Stroll (Racing Point), Kevin Magnussen (Haas) et Nicholas Latifi (Williams).
Dimanche, il a mené seulement sa cinquième course de la saison, et sa deuxième de bout en bout après le Grand Prix du Mexique 2017. A part ça, ses leaderships ne furent que des intermèdes en Hongrie (4 tours, en Turquie (11) et à Bahreïn (20).
Peut-être pour cela qu'il n'avait pas le cœur à faire des donuts en compagnie de Valtteri Bottas et Lewis Hamilton.
"C'était agréable hier et ce le fut aujourd'hui, a-t-il déclaré à l'ancien pilote Martin Brundle, à sa sortie de voiture. Nous avons pris un bon départ, de là nous avons gère les pneus, mais la voiture avait un bon équilibre. Nous avons tout bien fait. En partant devant, on peut mieux gérer le rythme, ça rend la vie un peu plus simple."
Il a profité de la neutralisation pour prendre des pneus "dur", et il a été impeccable au restart, la seule fois hormis le départ où Valtteri Bottas a pu voir son aileron arrière de près. Mais cet arrêt précoce a précisément fini par être source d'inquiétude pour lui. Avec 42 tours à boucler, la vigilance était de mise. "Pour tout le monde, ce sera difficile d'aller au bout sur un arrêt", a-t-il lâché, au 23e passage. Un doute confirmé par Lewis Hamilton trois boucles plus tard. Mais est rentré dans l'ordre assez vite. "Je contrôle l'avant et l'arrière", a-t-il répondu à son ingénieur de piste, Gianpiero Lambiase, au 28e tour.

"Nous devons être plus forts en début de saison"

L'enjeu était de ne pas finir avec des Pirelli à la corde, et plus grave encore en lambeaux. "Je repensais un peu à Spa, et bien sûr à Imola", a-t-il détaillé lors de la conférence de presse FIA. Au Grand Prix d'Emilie-Romagne, le 1er novembre, son pneu arrière droit "dur" avait explosé sans préavis.
"Je gardais un œil dessus dans chaque ligne droite, a confirmé #MV33. Mais par chance tout était bon. Le rythme était là, les pneus ont été constants dans la performance." Et puis, le fait que les Mercedes n'avaient leur puissance habituellement, à cause d'un souci de MGU-K - n'a pu que jouer en sa faveur, forcément. "J'ai lu qu'ils ont dû brider un peu leur moteur, c'est sûr que ça ne les a pas aidés", a-t-il reconnu.
Cette victoire lui permet en tous les cas de mettre maintenant la pression sur Red Bull en vue de la saison prochaine. Samedi, Christian Horner avait soufflé que le prochain modèle serait en réalité une RB16B contenant 60% de la monoplace 2020. Sachant les définitions techniques des monoplaces figées pour toute la saison prochain dès les essais hivernaux, avec des possibilités de modifications à la marge, Max Verstappen a rappelé l'enjeu : "J'espère que nous avons appris des années précédentes que nous devons être plus forts en début de saison, histoire de leur (Mercedes) faire passer un mauvais moment."
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