I. Grand Prix de Bahreïn : Le début des hostilités

28 mars 2021. Jour du premier round d'un combat dont on n'imaginait pas encore qu'il atteindrait de tels sommets. Parti en pole position, Max Verstappen fait tout pour effacer l'astucieux undercut de Mercedes, grâce auquel Lewis Hamilton a pris la tête. Sur un autre rythme avec des pneus frais, le Néerlandais fond sur le septuple champion du monde.
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Et finit par l'attaquer, au 53e tour, par l'extérieur au virage N.4. Pas vraiment le bon endroit. Contraint de finir sa manœuvre en dehors de la piste, donc de manière illicite, le surdoué batave rend sa position au Britannique. Et ne la reprendra plus.

II. Grand Prix d'Emilie-Romagne : Le premier contact

Verstappen a perdu à Sakhir mais il sait désormais de quoi il est capable. Juste avant la deuxième manche de la saison à Imola, il prévient : "Nous avons manqué une occasion mais si nous possédons vraiment la meilleure voiture, ce n'est pas très grave."
Battu par son coéquipier et Lewis Hamilton en qualification, le Néerlandais se rattrape bien au départ. Sur une piste détrempée, il s'élance parfaitement et accompagne son rival britannique, roues contre roues, jusqu'à la première chicane, où un léger contact oblige l'Anglais à passer sur les boudins et abîmer sa monoplace. Le chouchou de Red Bull l'emporte. Un partout, balle au centre.

III. Grand Prix du Portugal : A l'extérieur, à l'intérieur

A Portimao, Mercedes a l'avantage. Derrière Bottas et Hamilton, Verstappen profite d'une belle aspiration après une relance, au 7e tour, pour surprendre le Britannique par l'extérieur au virage N.1. Quatre boucles plus tard, les rôles s'inversent : le septuple champion du monde réplique en insistant à l'intérieur. "Mad Max" tente de résister, en vain.

IV. Grand Prix d'Espagne : L'attaque et la réplique stratégique

Verstappen refait le coup. Comme à Imola, le pilote néerlandais s'élance bien, cette fois-ci depuis le deuxième emplacement sur la grille, et retarde son freinage pour prendre le dessus sur Hamilton, poleman.
Tassé et battu au premier virage, le Britannique se venge en fin de course. Grâce à un super coup stratégique et un arrêt supplémentaire, le champion de Stevenage fond sur son rival. Et le gobe au 60e passage, à six tours de l'arrivée.

V. Grand Prix de France : La même… en mieux

Sauvé par son équipe. Parti en pole mais trop optimiste au premier virage, Verstappen décroche et voit Hamilton lui filer sous le museau.
Mais visiblement, la défaite subie à Montmelo a donné des idées à Red Bull. Au Castellet, l'écurie autrichienne opte pour une stratégie à deux arrêts, comme l'avait fait Mercedes quelques semaines plus tôt. Et ça marche : en fin de course, le Néerlandais est une fusée en piste et dépose Hamilton en ligne droite, au 52e des 53 tours. La monnaie est rendue.

VI. Grand Prix de Grande-Bretagne : Le crash

C'est, assurément, l'un des plus beaux débuts de course de l'histoire de la Formule 1. A Silverstone, Verstappen et Hamilton jouent au chat et à la souris. Le fils de Jos garde l'avantage, tant bien que mal… jusqu'à l'arrivée vers Copse. Alors qu'il a plus de vitesse, le Britannique décide d'opter pour l'intérieur du virage. Il percute son rival, qui finit dans le décor dans un choc à 51 G.
Le local s'impose dans le chaos. Le prodige batave fulmine : "Alors que je suis encore à l'hôpital, ces célébrations sont un comportement irrespectueux et antisportif mais nous passons à autre chose." C'est un tournant dans la rivalité entre les deux hommes.

VII. Grand Prix d'Italie : L'escalade

Le hasard fait parfois très mal les choses. Alors qu'ils s'étaient déjà chauffés dans la deuxième chicane, au premier tour, les deux rivaux pour le titre se retrouvent au Rettifilo, au 26e passage, après un arrêt manqué d'Hamilton et un autre franchement raté… de Verstappen.
Le Britannique a l'avantage de la position mais son meilleur ennemi en piste a plus de vitesse. Le contact est inévitable et, à la suite d'un improbable concours de circonstances, la RB16B finit par grimper sur la Flèche d'Ebène. La roue arrière droite du pilote batave heurte le casque du Britannique, sauvé par son halo. La tension est au plus haut. "Voilà ce qui se passe quand on ne laisse pas assez d'espace", constate Verstappen. "Il savait ce qui allait se passer", répond Hamilton.

VIII. Grand Prix de la ville de Mexico : L'audace

Verstappen joue sa carte préférée. Battu par les Mercedes en qualification, sur un circuit où il est particulièrement difficile de dépasser, le pilote de 24 ans sait que sa chance de victoire se trouve au virage N.1. Alors il la saisit. Au même niveau que son rival après avoir profité d'un "laisser-passer" de Bottas à l'extinction des feux, le leader de Red Bull retarde encore son freinage. La largeur de la piste lui permet de rester sur le terrain de jeu puis de filer. Définitivement.

IX. Grand Prix du Brésil : La masterclass

C'est l'une des plus grandes courses de la gigantesque carrière de Lewis Hamilton. Dixième sur la grille mais armée d'un tout nouveau "moteur miracle", la star anglaise remonte tous ses devanciers en un temps record et part chasser son rival. 48e tour, première tentative : après une énorme aspiration, le Britannique dispose d'un net avantage au virage N.4.
Mais il sent le coup ; Verstappen a encore retardé son freinage et emmené le pilote Mercedes au large. Michael Masi ne bronche pas. Averti qu'aucune sanction ne sera infligée pour ce fait, "King Lewis" maintient la pression. Une nouvelle occasion se présente onze tours plus tard, au même endroit. Cette fois, le champion du monde prend les commandes avant la corde. Et ne les lâche plus.

X. Grand Prix d'Arabie saoudite : Le grand cirque

L'avant-dernière manche de l'année est, en quelque sorte, un condensé de la saison. Verstappen domine Hamilton lors de deux nouvelles procédures de départ qui ont suivi les interventions de la voiture de sécurité. Une première fois de manière illicite, qui lui vaudra d'être rétrogradé après une négociation (!) entre Michael Masi et Red Bull. Une seconde sublimement, par l'intérieur.
Les deux hommes se passent, se repassent… et se percutent. Au bout d'une course sens dessus dessous, le Britannique s'impose devant le pilote batave, finalement pénalisé. Les voici désormais à égalité de points avant l'ultime Grand Prix de la saison.
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