Fini de jouer. Après le cirque saoudien, et à trois jours de l'un des dénouements les plus excitants de l'histoire, Max Verstappen n'était pas d'humeur à rire. Le leader du championnat, à égalité de points avec Lewis Hamilton avant le dernier Grand Prix de la saison à Abu Dhabi, a fait tomber une chape de plomb sur la traditionnelle journée face à la presse, que Kimi Raïkkönen par son laconisme ou Lando Norris par son humour piquant, avaient plutôt rendue légère. Le Néerlandais était encore là pour dire tout ce qu'il pense. Et ne s'est donc pas gêné pour le faire.
On le savait, le prodige batave n'a pas franchement apprécié d'être le seul pilote sanctionné, dimanche dernier, après le souk d'Arabie saoudite dont il a été le grand animateur. "Mad Max" a d'abord écopé de cinq secondes de pénalité pour une tentative de défense devant Lewis Hamilton jugée trop risquée, au 37e tour, avant de recevoir une deuxième sanction, cette fois-ci de dix secondes, pour avoir effectué un "brake-test" devant son rival britannique. Et ça, ça l'agace. "Certaines règles ne s'appliquent pas à tous, a-t-il débité dans des propos relayés par Autosport. Ce que j'ai fait pour me défendre en piste, deux autres gars l'ont également fait et n'ont eu ni pénalité ni même un avertissement."
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Je suis traité différemment
Verstappen s'est bien abstenu d'en dire plus sur les deux "exemples" qu'il avait en tête. Peut-être a-t-il fait référence, aussi, au duel musclé qui a opposé les deux pilotes de la Scuderia, Charles Leclerc et Carlos Sainz. "Je ne comprends pas, a-t-il insisté. Je pense que je suis un pilote dur. Mais ce que j'ai fait ne méritait pas une pénalité et les deux autres qui ont agi de la même manière n'en ont pas eue. Je suis le seul à en avoir. Je suis traité différemment des autres et c'est un problème."

"Le marchandage de Masi a surpris parce que c'est inhabituel... mais ça a peut-être déjà existé"

Bref, pour le pilote Red Bull, pas question de se remettre en question. Ce n'est pas le moment. Et pas question, non plus, de changer son approche. "Pourquoi devrais-je changer ma façon de piloter ?", a-t-il répondu à une question soulevant cette idée. Sûr de lui, le Néerlandais semble plutôt miser sur un peu plus de clémence de la part de la commission de course.
Dans sa note de pré-Grand Prix, le directeur de course Michael Masi a rappelé, à toutes fins utiles, qu'en cas de comportement jugé illicite en piste, les pilotes s'exposent à un retrait de points ou à une disqualification. C'est ce qui était arrivé à Michael Schumacher, en 1997, dans le duel qui l'avait opposé à Jacques Villeneuve. Verstappen n'en est pas encore là. Lui n'envisage rien d'autre que le titre mondial. Mais si Lewis Hamilton rafle la mise, il le félicitera. Ou pas : "Je le ferai… s'il ne se passe pas de choses étranges."

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