Accident de Sergio Pérez (Red Bull) à Monaco | Carlos Sainz (Ferrari) : "Les pilotes font parfois exprès de se crasher"

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GRAND PRIX D'ABU DHABI - Carlos Sainz (Ferrari) n'a pas jeté un pavé dans la mare en se déclarant convaincu vendredi d'avoir déjà assisté à des accidents délibérés en Formule 1, à des fins stratégiques. Les propos de l'Espagnol ajoutent une pièce au dossier du crash suspect de Sergio Pérez (Red Bull) à Monaco en mai dernier, et sont surtout là pour appeler à punir les fautes en Q3.

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L'affaire du Grand Prix de Monaco continue de faire des remous dans le paddock d'Abu Dabhi, où se tient ce week-end la 22e et dernière manche du Mondial 2022. La rumeur d'un crash volontaire de Sergio Pérez en fin de Q3, pour priver son coéquipier Max Verstappen d'une ultime tentative contre la pole position reste troublante, d'autant que Red Bull ne rendra pas publique la télémétrie de la RB18 n°11 dans le virage du Portier, où le Mexicain a donné un coup d'accélérateur aussi violent que incompréhensible.
"Checo" a assuré qu'il ne l'a pas fait exprès, mais l'endroit a fait resurgir les souvenirs du créneau scandaleux - et dûment sanctionné - de Michael Schumacher (Ferrari) en 2006 en Principauté, et celui du freinage raté de façon très suspecte - sans preuve à charge - de Nico Rosberg (Mercedes) en 2014. Sans parler de celui de Nelson Angelo Piquet (Renault) qui avait conduit au "crashgate" de Singapour en 2008.
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"Les pilotes veulent vraiment une règle maintenant"

"J'en ai vu beaucoup jouer sur ça au cours de ces dernières années, a expliqué l'Espagnol, à plusieurs médias. Je ne vais pas entrer dans la discussion de savoir si c'était exprès ou non. Je pense que nous, les 20 pilotes, savons immédiatement si le pilote l'a fait exprès ou non, parce que nous sommes pas stupides. Mais je ne vais pas faire d'autre commentaire. C'est un incident du passé."
En revanche, les pilotes ne sont pas prêts à rester là. Comme ses confrères, le Madrilène estime qu'il est urgent de légiférer à ce niveau ; imposer une sanction pour la gêne occasionnée - sinon le préjudice -, que la faute ait été préméditée ou pas. "C'est un fait, les pilotes veulent vraiment ça maintenant, une sorte de règle, a-t-il dit. Si on déclenche un drapeau rouge ou un drapeau jaune, que ce soit intentionnel ou non, il devrait y avoir quelque chose à faire à ce pilote, car il a délibérément compromis le résultat des neuf autres, ou peut-être pas. Mais on devrait écoper d'une pénalité pour cela. Sinon, on va tous commencer à jouer avec ça."

Imposer une pénalité, quoiqu'il arrive

"Je ne vais juste dire que, s'il y avait une règle, ça ne nous passerait pas par la tête, a-t-il ajouté. Même moi, je pense qu'il faut l'appliquer à ceux qui tournent au ralenti en Q3, car en Q3 il y a beaucoup à gagner mais aussi quelque chose à perdre. On a besoin de faire un très bon tour sans faire d'erreur pour prendre la pole position."
Aux Etats-Unis d'Amérique, le responsable d'un drapeau jaune ou drapeau rouge est automatiquement privé de ses deux meilleurs tours dans la séance. Une piste de travail pour la FIA.
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