Grand Prix d'Abou Dabi - George Russell : "Max Verstappen m'a dit qu'il allait mettre ma p***** de tête dans le mur"
Mis à jour 05/12/2024 à 18:02 GMT+1
Lors d'un point presse jeudi avant le dernier Grand Prix de l'année à Abou Dabi, George Russell a répondu avec vigueur à la violente charge de Max Verstappen à son égard voici quelques jours au Qatar. Le Britannique a notamment accusé le quadruple champion du monde néerlandais de l'avoir menacé physiquement. Son team principal Toto Wolff a aussi répondu à son homologue Christian Horner.
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Quatre jours n'ont visiblement pas suffi à faire retomber la tension. Bien au contraire. La rivalité entre Red Bull et Mercedes avait connu son apogée fin 2021 lors de l'imbroglio d'Abou Dabi qui avait finalement permis à Max Verstappen de décrocher son premier titre mondial. Trois ans plus tard, le Néerlandais, auréolé de sa 4e couronne, n'a plus Lewis Hamilton dans le viseur, mais George Russell. À l'issue de sa victoire lors du Grand Prix du Qatar dimanche dernier, il avait dénoncé avec virulence l'hypocrisie du jeune Britannique, responsable par sa réclamation de lui avoir fait perdre la pole position la veille. Des propos qui ne sont visiblement pas tombés dans l'oreille d'un sourd.
"Nous avons tous des règles à suivre, et il (Verstappen) ne les suit pas, a déclaré Russell lors d'un point presse Mercedes à Yas Marina. Comme je l'ai dit, j'ai trouvé ses remarques assez ironiques, quand il est sorti de sa voiture et m'a dit : 'Je vais te percuter volontairement et je vais mettre ta p***** de tête dans le mur !' Pour moi, c'est inacceptable. Il a franchi la limite et je ne l'accepterai pas." Et le Britannique ne s'est pas arrêté en si bon chemin, rappelant avec une colère visible mais contrôlée à quel point son rival était coutumier de ce genre de comportement et d'excès.
Il ne sait pas gérer l'adversité, on a pu le voir avec Lewis en 2021 et Lando au Mexique
"Il ne sait pas gérer l'adversité. Quand quelque chose ne va pas dans son sens, il s'en prend aux autres avec une colère disproportionnée et une violence très limite. On a pu le voir au Brésil avec Ocon, en 2021 avec Lewis (Hamilton) ou au Mexique avec Lando (Norris). Lors de la première course de l'année à Budapest où il n'avait pas la meilleure voiture, il rentre dans Lewis et s'en prend à toute son équipe. Je connais Max depuis 12 ans, je l'ai toujours respecté. Mais maintenant, je ne le respecte plus parce qu'on se bat tous en piste, et ce n'est jamais personnel", a-t-il ajouté.
Il semble donc que la relation Verstappen-Russell ait atteint un point de non-retour. Et dans ce contexte, Christian Horner n'a pas exactement tenté de jouer les médiateurs. Ce serait même plutôt le contraire : le team principal de Red Bull a rajouté de l'huile sur le feu, alors même que son poulain venait de l'emporter en piste, ce qui aurait pu lui permettre d'être magnanime. Estimant la place de pénalité dont a écopé Verstappen sur la grille injuste, il a non seulement justifié sa virulente charge mais a aussi qualifié d'"hystérique" le comportement de Russell.
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Wolff : "Horner se comporte comme un petit terrier hargneux"
Présent ce jeudi face aux journalistes, son homologue de Mercedes, Toto Wolff, a d'abord cherché à prendre de la hauteur. "En tant que team principal, c'est important de bien accompagner ses pilotes, et ça veut dire expliquer que les choses peuvent être plus nuancées que les déclarations absolues qui suggèrent qu'on a raison ou tort à 100 %. Selon votre perception des faits ou votre perspective, il faut s'ouvrir à ce que ce soit de l'ordre de 51-49 ou 70-30, comme il y a une autre version. Il faut l'expliquer à vos pilotes et à votre équipe et arriver à la conclusion qu'il y a une part de vérité des deux côtés. Et si vous ne le faites pas, vous n'êtes pas à la hauteur de votre rôle. C'est juste faible", a-t-il professé.
Avant de dénoncer les propos de Horner, sans toutefois s'attaquer personnellement de son côté à Verstappen. "Pourquoi se sent-il le droit de faire ses commentaires sur mon pilote ? Mais si on y réfléchit 90 secondes, il se comporte comme un petit terrier hargneux, il a toujours quelque chose à dire. C'est un problème entre pilotes, c'est entre George et Max et je ne veux pas m'y mêler, mais si l'autre team principal qualifie George d'hystérique, là, il dépasse les bornes. Sa qualité première n'est clairement pas l’analyse psychologique, comment ose-t-il ? Comment ose-t-il commenter l'état d'esprit de mon pilote ?", s'est-il insurgé. Une chose est certaine : à ce stade, seule l'intersaison devrait permettre de calmer les esprits.
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