Grand Prix d'Abu Dhabi | Verstappen isolé, Pérez sacrifié : Red Bull, le plus dur commence

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Pour Red Bull, l'hiver pourrait être long. Bien qu'elle ait conservé la couronne des pilotes grâce à Max Verstappen, l'écurie autrichienne a perdu son titre Constructeurs. Alors que son leader apparaît de plus en plus isolé, l'équipe menée par Christian Horner va devoir assurer le départ de Sergio Pérez ainsi que sa succession. Et pour 2025, sa marge de manœuvre est réduite.

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Il y a de fortes chances que la direction de Red Bull préfère être dans la situation actuelle, que dans celle dans laquelle ils étaient il y a quelques mois encore. Au bord de l'implosion en début de saison, la firme autrichienne a sauvé les meubles, en s'achetant une fragile paix sociale autour de Max Verstappen, champion du monde pour la quatrième fois.
Cela ne veut pas dire, toutefois, que la conjoncture de l'écurie menée par Christian Horner est enviable. Dimanche, après un Grand Prix d'Abu Dhabi qu'il a péniblement fini à la sixième place, Verstappen lui-même a accueilli avec un certain soulagement l'approche de la trêve hivernale, puisqu'elle lui permettra de "ne plus avoir à piloter la RB20".
Avec une monoplace sans doute arrivée au bout de son potentiel, le Néerlandais a réussi quelques coups de maître marquants. Mais elle l'a aussi contraint à employer des méthodes plus que discutables pour étouffer les ambitions de Lando Norris et de McLaren.
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Verstappen de plus en plus isolé

Agacé, tendu, impulsif voire agressif depuis qu'il a senti le vent tourné, le pilote de 27 ans a crispé, du GPDA - l'association des pilotes - dirigé par son nouveau meilleur ennemi George Russell, au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem. Dimanche, "Mad Max" a encore insulté de "super idiots" les commissaires qui lui avaient infligé 10 secondes de pénalité pour avoir percuté Oscar Piastri au premier virage...
L'entreprise de démolition de Verstappen lui a permis de conserver son trône avec beaucoup d'autorité. Mais elle l'a aussi isolé. Pour lui, l'année 2025 pourrait être crispante : les directives de pilotage devraient être précisées, afin de réduire les zones grises qu'il a su exploiter. McLaren débutera la saison lancée, tandis que Red Bull concentrera sans doute un peu plus de moyens à la refonte réglementaire prévue en 2026.
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Avant cela, l'écurie autrichienne dépensera du temps et de l'argent pour régler l'avenir de Sergio Pérez. On a bien compris, en entendant le Mexicain se raccrocher "à son contrat de pilote pour 2025" qu'il était prêt à mener une bataille juridique. En admettant, dimanche, que de nouvelles discussions devaient être menées avec sa direction pour "comprendre ce qui est le mieux pour l'avenir de l'équipe", le pilote de 34 ans a sans doute lui aussi acté son départ. Mais sous certaines conditions.

Lawson, chanceux promu ?

Il y a bien longtemps que le maintien en poste de "Checo" n'a plus de sens, sportivement, pour Red Bull. Mais l'apport financier de ses sponsors était un atout que les têtes pensantes de l'écurie n'ont pas les moyens de compenser, sur la piste, après s'être désintéressées de l'agitation du marché en début d'année.
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La probable promotion de Liam Lawson apparaît désormais bien plus risquée qu'il y a un an, lors du premier intérim du Néo-Zélandais. Depuis qu'il a fait son retour dans la Racing Bulls, en succédant à Daniel Ricciardo, le pilote de 22 ans n'a battu Yuki Tsunoda qu'une seule fois (hors abandon). Et c'était aux États-Unis, au premier des six Grands Prix qu'il a disputés en 2024.
Helmut Marko, responsable des jeunes pilotes de la firme, croit sans doute beaucoup en Isack Hadjar mais il était évidemment impossible d'envoyer le pilote français, ses 20 ans et son statut de vice-champion de F2 directement dans l'écurie-mère. La lessiveuse Red Bull a déjà essoré beaucoup de pilotes et elle peut plus difficilement se le permettre, désormais. Son équilibre est fragilisé. Et son avenir à court terme beaucoup plus flou que son passé récent.
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