Bonus-malus : Verstappen grandiose, Vettel héroïque, Bottas fautif

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GRAND PRIX D'ALLEMAGNE - Hockenheim a été le théâtre des exploits de Max Verstappen (Red Bull) et Sebastian Vettel (Ferrari), dimanche, le cimentière des ambitions de Lewis Hamilton, Valtteri Bottas (Mercedes) et Charles Leclerc (Ferrari).

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Crédit: Eurosport

La note : 5/5

Quel spectacle ! Ce Grand Prix d'Allemagne est à classer parmi les plus grandes courses de la décennie. La pluie en toile de fond, pour la première fois de la saison, nous a rappelé à quel point les pilotes étaient des équilibristes. Elle les a livrés à eux-mêmes à travers des paris stratégiques permanents. Le sens de l'attaque promettait des récompenses et les fautifs ne sont pas à blâmer. De tout ça en ressort un podium où deux valeurs sûres du sport figurent cohabitent avec un revenant. Devant une meute d'outsiders méritant.

Le vainqueur : Max Verstappen (Red Bull)

Le Néerlandais n'a pas péri dans des conditions qui ont perdu ses principaux rivaux. Il a invariablement roulé dans le top 4, à l'exception du 47e tour, lorsqu'il a encore une fois devancé l'appel pour changer de gommes. Cette constance aux avant-postes dans un classement sens dessus-dessous pendant 64 tours en dit long sur sa lucidité face à des choix tactiques cruciaux et son habileté au volant. Bien sûr, il a eu de la chance en sortant sans égratignures d'un 360°, mais cela ajoute finalement à sa légende naissante. Sa réputation sous la pluie l'avait précédé, il l'a enfin confirmée : ce succès est son premier dans ces conditions et il fera date.

Le remonté : Sebastian Vettel (Ferrari)

On se disait que l'Allemand ne méritait pas tout ce qui lui arrivait depuis quelques temps, et ces 18 places gagnées grâce à un grand numéro final (il était encore 9e au 50e tour) sont là pour rappeler qu'il a un rôle d'animateur à jouer dans ce championnat. "Je suis content pour Seb, qui s'est battu pour revenir P2 du fond de grille", a tenu à dire Lewis Hamilton (Mercedes).
Cette édition 2019 lui permet d'oublier la déception de 2018, l'une des plus grandes de sa carrière.

Le gros perdant : Valtteri Bottas (Mercedes)

Le poing rageur du patron Toto Wolff sur la table lors de sa sortie de piste en a dit long sur sa cote qui en a pris un coup en vue de son renouvellement de contrat. Lewis Hamilton perdu dans les profondeurs du classement, c'était pour lui enfin l'occasion de faire un gros coup. Si encore il avait commis son erreur en chasse de Max Verstappen, mais là il courait après Lance Stroll (Racing Point)… "C'était très facile de faire une erreur et malheureusement j'en ai commise une, a-t-il avoué. C'est dommage, car j'avais une bonne opportunité de reprendre des points à Lewis et c'est mon erreur." Dommage, effectivement : avec 18 points, le Finlandais serait revenu à 21 longueurs de Lewis Hamilton. Mais avec des si…

Le déçu : Charles Leclerc (Ferrari)

Le chemin vers le statut de pilote leader à la Scuderia est encore long. Il n'était qu'à trois points de Sebastian Vettel au championnat avant cette course et en passe de déposséder l'Allemand de son rôle de protégé chez Ferrari, lorsqu'il s'est crashé au 29e passage.

Le déprimé : Pierre Gasly (Red Bull)

La façon dont il a perdu la 7e place qu'il contestait à Alexander Albon (Toro Rosso) à la fin ne change rien à la lecture de sa course. Le mal était fait depuis longtemps. Il n'a jamais joué le moindre rôle dans cette épreuve où les opportunités étaient pourtant nombreuses. Quatrième sur la grille, il a coulé immédiatement. P6 a été con climax, du 57e au 61e tour, le contraste a encore été saisissant avec son leader chez Red Bull. L'embellie de Silverstone reste une exception dans la saison.

Le prétendant : Daniil Kvyat (Toro Rosso)

"Daniil est rapide, mais il a mûri et à présent, il fait de très, très bonnes performances…" Ça, c'était le jugement de Franz Tost samedi… Le boss de Toro Rosso expliquait vouloir garder le Russe en 2020 (aux côtés d'Alex Albon). Premier pilote STR sur le podium depuis Sebastian Vettel à Monza en 2008, il n'a pas hésité à proposer ses services chez Red Bull…

Le bonus : Haas

Romain Grosjean 7e, Kevin Magnussen 8e… La pression redescend au sein de l'écurie US grâce à ce tir groupé inespéré suite aux déclassements des Alfa Romeo. Mais le Danois reste incorrigible…

Le malus : Alfa Romeo

10 points envolés sur un soupçon de gestion illicite du couple de l'embrayage sur les machines de Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi. Aux techniciens d'Hinwil de prouver leur bonne foi aux commissaires de la FIA. Ça s'annonce compliqué…

Le nombre : 78

Celui des pit stops pendant cette course.

La déclaration : Nico Hülkenberg (Renault)

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