Pole avantageuse, remontées des Ferrari, Gasly en sursis : le Grand Prix en questions

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GRAND PRIX D'ALLEMAGNE - La course à la victoire est-elle restreinte à une lutte entre les pilotes de Mercedes et Max Verstappen (Red Bull) à Hockenheim ? Jusqu'où les Ferrari de Leclerc et Vettel, respectivement 10e et 20e au départ, peuvent-elles remonter ? Tentatives de réponse...

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Crédit: Eurosport

Lewis Hamilton sera-t-il avantagé au départ ?

Oui, il l'a dit lui-même. Et ça ne tient pas qu'au fait que les dépassements sont difficiles à Hockenheim. La pole position est située à gauche de la piste, pile sur la trajectoire que le passage des voitures n'a fait que charger de gomme depuis vendredi. Lewis Hamilton (Mercedes) a donc tout pour s'élancer parfaitement à (15h10). Et par voie de conséquences son coéquipier Valtteri Bottas, troisième, qui aura Max Verstappen (Red Bull) dans son viseur.
En revanche, la pole n'est pas un gage de réussite : seul trois des sept derniers pilotes partis en tête à Hockenheim ont vaincu.

Que peuvent espérer les Ferrari ?

Au minimum les 5e et 6e places, derrière les Mercedes et les Red Bull. Charles Leclerc part 10e et devrait toutefois se trouver rapidement en chasse de la RB15 de Pierre Gasly. Le Monégasque aura une vraie chance de Top 4 sachant que le Français a souvent du mal à exploiter ses pneus en seconde partie de course.
Pour ce qui est de Sebastian Vettel, le défi s'annonce plus grand, et il doit certainement espérer la plus pour répliquer l'exploit de Rubens Barrichello, parti 18e pour vaincre en 2000. Le Brésilien avait quand même bénéficié de l'intrusion d'un prêtre défroqué illuminé en piste, et de la pluie. L'Allemand reste cependant réaliste : il n'a jamais fait mieux que deuxième à Hockenheim, pour Red Bull, en 2012.

Quel résultat Gasly doit-il obtenir ?

C'est une vraie question car le Français doit continuer de rassurer son équipe sur son potentiel pour garder son baquet. Il a répondu présent à Silverstone avec un Top 4, quand même signé grâce au crash entre Sebastian Vettel (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull), et il n'est sûrement pas à l'abri d'un retour des Ferrari. Dans ce cas, une cinquième place serait un minimum.
Mais il lui faut surtout faire une course sans histoire. "Ça n'était pas mon premier crash et ça ne sera pas mon dernier. Quand tu joues avec les limites, parfois, tu vas un peu trop loin et tu fais ce genre d'erreur. Bien sûr, c'est embêtant mais ça arrive", a-t-il dédramatisé après son crash de vendredi après-midi.
Le problème est que dans l'histoire, Red Bull a dû reconstruire un châssis et que Helmut Marko a souligné que les pièces de rechange commençaient à manquer. Le conseiller sportif a ensuite été très clair en lui expliquant qu'un nouvel accident n'était pas une option. Le véritable enjeu pour le Normand est là.

Enfin la concrétisation pour Grosjean ?

On l'espère. Le Français s'est qualifié sixième, il a donc une vraie chance de marquer des gros points. qui s'ajouteraient aux deux unités collectées en dix Grands Prix jusque-là... "Tu veux toujours être le premier au milieu de tableau mais l'Alfa Romeo (de Kimi Räikkönen) était trop forte pour nous. Nous étions contents de notre vendredi et les températures moins élevées (autour de 25 degrés, ndlr) devraient nous aider pendant la course", a-t-il commenté.
Il lui reste donc à faire un bon départ, afin de ne pas se retrouver dans les roues de son coéquipier Kevin Magnussen. Ce serait dommage qu'il n'y parvienne pas : le Danois part 12e.
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