Grand Prix d'Australie 2026 | Peur sur le départ
Par Julien Pereira
Mis à jour 07/03/2026 à 18:59 GMT+1
Il ne faudra vraiment pas manquer son réveil, ce dimanche (5h00), au risque de rater l'entame du Grand Prix d'Australie. Les nouvelles spécificités techniques des monoplaces ont complexifié la procédure de départ. Au point que certains acteurs de la discipline craignent le chaos. À moins que cette inquiétude soit factice et qu'elle ait servi à limiter les différences de performances...
Ravis ou sonné : Russell, Hadjar, Antonelli et Verstappen décryptent leurs qualifications
Video credit: Eurosport
Les années précédentes, vous aviez 1000 raisons de ne pas manquer le départ du premier Grand Prix de la saison. Cette fois, vous en avez une de plus. Car la nouvelle réglementation technique a largement complexifié la procédure pour les pilotes. À tel point qu'elle a fait naître la crainte d'un "désastre" chez certains acteurs.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/03/image-6cc806e9-057f-47c6-a7e5-9890fd950c7b-85-2560-1440.jpeg)
Modes "recharge", "boost" et "dépassement"... La puissance électrique expliquée
Video credit: Eurosport
La cause originelle est liée à la disparition réglementaire du MGU-H qui, jusqu'ici, était notamment chargé de récupérer l'énergie des gaz d'échappement. Il permettait aussi d'alimenter le turbo, et donc de réduire, voire de faire disparaître un ennemi de la performance appelé "turbo lag".
Ce terme un peu geek désigne le délai existant entre le moment où le pilote appuie sur l'accélérateur et celui où le turbo fournit effectivement la puissance supplémentaire. Avec le MGU-H, les départs constituaient donc, la plupart du temps, une formalité pour les pilotes. Sans, ce pourrait être une autre paire de manches.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/06/image-59352e1e-28ab-4969-9ae4-bb7346d442e4-85-2560-1440.jpeg)
"Chaise électrique", "lésions nerveuses"… Aveux chez Aston Martin sur des vibrations infernales
Video credit: Eurosport
Une inquiétude fondée ?
Désormais, les 22 acteurs de la grille ont besoin de faire tourner le moteur à des régimes très élevés, et sur un laps de temps assez long, pour placer le turbo dans une fenêtre de fonctionnement idéale. Lors des essais de pré-saison, certains pilotes ont ainsi dû patienter de longues secondes afin de réussir leur impulsion. "Nous sommes bien conscients qu'en course, on devra partir à l'extinction des feux, a rappelé George Russell. Pas lorsque le turbo sera dans la bonne fenêtre."
Face à cette problématique, certains, comme le directeur de l'écurie McLaren Andrea Stella, ont souligné que le risque d'accidents au départ pouvait être accru : si un pilote manque complètement son impulsion et se retrouve quasiment immobilisé au beau milieu de la grille, il pourrait se retrouver en grand danger devant des monoplaces parties de plus loin et ayant déjà atteint des vitesses élevées.
Cette thèse a été balayée en conférence de presse par la plupart des pilotes. "Ce n'est assurément pas dangereux, a certifié Lewis Hamilton. C'est juste une procédure plus longue que par le passé. Donc, si vous allumiez les cinq feux immédiatement, on resterait tous plantés là pendant un peu plus longtemps. Mais vous pouvez toujours démarrer sans que le turbo ne se mette en marche." "Vous pouvez toujours partir des stands si vous ne vous sentez pas en sécurité", a complété le toujours très sarcastique Max Verstappen.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/07/image-f91c1996-7929-4c34-bcaa-8efe727f8613-85-2560-1440.jpeg)
Verstappen, accidenté en Q1 et 20e sur la grille : "Rien vu de tel de ma carrière"
Video credit: Eurosport
Ferrari a(vait) un avantage
Dans le paddock, on estime plutôt que le sujet de la sécurité n'était en réalité qu'un prétexte pour tenter d'influencer la FIA. En effet, les essais de pré-saison ont démontré que certaines écuries étaient bien moins dérangées par le fameux "turbo lag" que d'autres. C'est notamment le cas de Ferrari et de ses équipes clientes. La firme italienne profiterait d'un turbo plus compacte, et atteignant donc la bonne fenêtre plus rapidement.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/03/image-29cb6093-3b4c-4679-b6c2-ecfeb38e5b9b-85-2560-1440.jpeg)
"Hamilton a peur que les tifosi se retournent contre lui"
Video credit: Eurosport
Mercedes, elle, serait dans une situation inverse, avec une turbine plus volumineuse, comme l'a déjà révélé Pierre Gasly, dont l'Alpine sera équipée du bloc propulseur allemand cette saison. Comme McLaren... ce qui donne une autre lecture de "l'inquiétude" d'Andrea Stella. George Russell, lui, a déjà admis que les essais de départ réalisés lors des tests avaient été "pires que le pire départ de sa carrière."
Mais tout ce petit monde peut d'ores et déjà se rassurer. Afin de ne pas créer d'inégalité avec les voitures du fond de grille - qui auraient eu moins de temps que les autres pour la mise en régime, avant le départ - l'instance a d'ores et déjà modifié la procédure de départ en augmentant le délai de quelques secondes. Suffisant pour faire du premier temps fort de l'année un non-événement ?
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/03/04/image-f624307d-d6aa-4bbc-a3b5-f6e7b2bbaed9-85-2560-1440.jpeg)
On a classé les livrées (partie 2) : de l'iconique et du "glossy"
Video credit: Eurosport
Sur le même sujet
Plus de détails
/gsd-image-store.sports.gracenote.com/ED0913C9E8EC9D76EB66D38743DF8BD35121652342555928.png)
Formule 1Course
1
G. RussellTerminé
Commenté
Publicité
Publicité