Grosjean : "Je trouve inadmissible que Lewis Hamilton gagne plus de 35 millions d'euros par an"

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GRAND PRIX D'AUTRICHE - Romain Grosjean s'en est pris aux exigences salariales de Lewis Hamilton en cette période de crise. Le Français, président de l'association des pilotes de Grand Prix de F1, a aussi évoqué des discussions sur l'instauration éventuelle d'un salary cap.

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La saison de F1 démarre sur les chapeaux de roue, sur la piste, comme en dehors. S'il partira deuxième sur la grille de départ ce dimanche en Autriche, Lewis Hamilton, sextuple champion du monde, est de loin le pilote le mieux payé des paddocks avec 40 millions de dollars par an (soit plus de 35 millions d'euros). Or, selon la presse britannique, il aurait réclamé une augmentation de salaire à hauteur de 40 millions de livres (environ 44 millions d'euros) pour prolonger son contrat chez Mercedes. Si l'intéressé a démenti l'information, ces spéculations ont fait des remous et réagir Romain Grosjean.
Président de l'association des pilotes de Grand Prix de Formule 1 (GPDA), le Français a donné son avis personnel et en tant que porte-parole de ses collègues. "Je trouve inadmissible que Lewis Hamilton gagne plus de 40 millions de dollars (35 millions d'euros) par an, et d'autres pilotes 150 000 euros, pour faire le même travail", s'est insurgé Grosjean. Alors que les budgets des écuries ont été limités en raison de la crise économique consécutive à la pandémie de Covid-19, la question des salaires se pose désormais également.

"Si on impose un salary cap, on risque de casser la filière du sport automobile"

Faut-il imposer un plafond salarial aux pilotes ? Sur ce point, le Français se veut radical même s'il avoue que des discussions sont en cours. "Le problème qui a été posé est que si on impose un salary cap pour les pilotes, on risque de casser la filière du sport automobile. Car quel manager ou constructeur va investir dans un jeune pilote, financer le début de sa carrière, si plus tard il ne peut pas récupérer de l'argent en touchant un pourcentage des salaires élevés en F1 ?", a-t-il expliqué.
Entre appel à la solidarité en ces temps incertains et le capitalisme triomphant, règle habituelle d'un sport de haut niveau aussi médiatisé que la F1, le fossé est souvent béant. Voilà en tout cas des déclarations qui ne devraient pas tomber dans l'oreille d'un sourd. A moins que Lewis Hamilton ne se contente de répondre sur la piste.
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