Ferrari, le trompe-l'œil et la "bonne leçon" après les contre-performances de Charles Leclerc et Lewis Hamilton au Grand Prix d'Autriche

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Performantes en qualifications, les deux Ferrari se sont effondrées en course, dimanche, à Spielberg. Parti 2ᵉ, Charles Leclerc a terminé la course au huitième rang. Lewis Hamilton, 3ᵉ sur la grille, a lui perdu deux places (5ᵉ). Loin de l'espoir entrevu de chatouiller Mercedes, seulement contesté par Max Verstappen en Autriche, qui a franchi la ligne 25 secondes avant la première Ferrari. 

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Les semaines se suivent, le vent tourne, parfois, mais la grise mine de Charles Leclerc n'a pas l'air de vouloir s'en aller. D'aucuns diront pessimisme, d'autres lucidité. Après sa deuxième place sur la grille décrochée samedi, le Monégasque n'était qu'"un peu plus heureux, jamais vraiment satisfait tant que je ne pars pas en pole, ou que je ne gagne pas". Sans emballement, aucun, les deux Ferrari se sont élancées des deuxième et troisième places au départ, à Spielberg, dimanche. À l'arrivée, elles n'étaient que cinquième et huitième. Lewis Hamilton devant, Charles Leclerc derrière. Et la grise mine est restée.
Même performante en qualifications, cette Ferrari n'a pas tenu le rythme qu'elle souhaitait retrouver en course, et qu'elle devait soutenir pour espérer titiller les deux Mercedes, comme à Barcelone, et la Red Bull de Max Verstappen, supersonique à domicile. Il n'en a rien été. C'était, en bref, "une course très, très difficile", comme Hamilton l'a résumé à Sky Sports. Un (gros) jour sans, après le pic catalan, et sa première victoire depuis deux ans.
D'un coup j'ai commencé à perdre l'arrière sur chaque nouveau set de pneu. L'équilibre est devenu très, très difficile
Samedi soir, Lewis Hamilton pouvait se rêver en grand animateur de la course du dimanche, avec son coéquipier, pour tenter de disputer la tête à George Russell. Rapidement, après l'extinction des feux, il a fallu revoir l'ambition à la baisse. Se battre avec Charles Leclerc, le dépasser, puis jouter avec Max Verstappen. Qui est passé, lui, après une jolie passe d'armes. Voir les Mercedes s'échapper, surtout : celle de Russell dès les premiers tours, puis celle d'Antonelli, mieux lotie par ses stratèges. Tous trois formaient un beau podium, à l'arrivée (Russell 1er, Verstappen 2e, Antonelli 3e), vingt-cinq secondes devant les deux Ferrari, larguées. 
"Mon départ n'a pas été si bon honnêtement, décrivait encore Lewis Hamilton à Sky Sports. Je suis mal sorti de la grille, mais j'étais sur l'offensive. J'ai dépassé Charles, et je pensais que ça n'avait pas l'air trop mal dans les premiers tours. Je restais à peu près à une seconde de George. Et d'un coup j'ai commencé à perdre l'arrière sur chaque nouveau set de pneu. L'équilibre est devenu très, très difficile. Vendredi, on avait six dixièmes de retard rien qu'en vitesse de pointe. Je dois aller voir quel était le souci aujourd'hui, mais ce n'était pas insignifiant. Et j'avais du mal à tenir la voiture." 

Des voitures difficiles à comprendre

Pas mieux pour Charles Leclerc, qui a tâtonné pour trouver les bons réglages en course. Sans succès, in fine. "On a paramétré la voiture pour que je retrouve les bonnes sensations de l'an dernier. Mais je ne les ai jamais retrouvées. L'arrière n'a jamais été là, je n'ai fait que glisser, surchauffer mes pneus arrière. C'était très difficile."
Ces monoplaces de 2026 sont définitivement "très difficiles à comprendre, selon les dires du Monégasque. Je pense que personne ne comprend les différences de performances d'un week-end à l'autre. À Barcelone, on était probablement l'une des meilleures voitures le dimanche. On a apporté une amélioration, qui a fonctionné. Je ne pense pas que ce soit la faute de l'amélioration, aujourd'hui. Je pense simplement que ces voitures sont très sensibles. Dès que votre set-up n'est pas bon, vous en payez le prix fort." À savoir partir deuxième pour finir huitième, derrière chacun des autres membres des quatre meilleures cylindrées. 

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Au soir du Grand Prix d'Autriche, Lewis Hamilton n'est plus deuxième du championnat. Kimi Antonelli le précède de six points. Charles Leclerc, lui, n'est que sixième, à égalité de points avec Lando Norris, et un point derrière Oscar Piastri, respectivement 7e et 4e à Spielberg. 
Ferrari a raté son coup, a tenté trois arrêts, quand ses concurrents se sont cantonnés à deux. "Quand on n'a pas le rythme, on force, on prend des risques sur la stratégie, expliquait Frédéric Vasseur, le directeur d'écurie, après la course. Et quand ça ne paie pas, il faut bien additionner le déficit et on paie le prix à la fin. C'est ce qui nous est arrivé aujourd'hui. Nous n'avions pas le rythme nécessaire pour rivaliser avec les Mercedes et Max, et nous en avons trop fait lors des premiers tours. Nous avons dû changer de stratégie et tout a mal tourné, mais c'est une bonne leçon." Noté.
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