Grand Prix d'Autriche | Comment George Russell (Mercedes) a signé le week-end parfait à Spielberg pour relancer son duel face à Kimi Antonelli

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Spielberg lui réussit bien. Parti en pole, malgré la confusion de la fin de qualification du samedi, George Russell a décroché sa deuxième victoire de la saison en Autriche, où il s’était imposé en 2024. La conclusion d'un week-end parfait, alors que le Britannique revient à une quarantaine de points de son coéquipier Kimi Antonelli, toujours leader du championnat, seulement 3ᵉ à l'arrivée. 

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George Russell s'est trompé d'adversaire. Au sortir de son "tour incroyable", selon ses propres dires, en qualifications, le pilote Mercedes annonçait la couleur, dans le plus pur style du favori qui ne veut pas sembler trop confiant. "Les Ferrari sont extrêmement rapides", prévenait-il samedi. "Kimi (Antonelli) sera aussi fort demain". Et puis, "n'oublions pas non plus Lando (Norris) et les McLaren". Tout balayé. Ou presque. C'est finalement l'oublié Max Verstappen qui a franchi la ligne en deuxième position, derrière Russell pour 1"6 seulement. Mais sans l'avoir jamais rattrapé. Ce que personne n'a su faire. 
Dimanche, George Russell a magnifiquement conclu son week-end autrichien. Premier dès le départ, il n'a perdu son trône que provisoirement lors des arrêts aux stands, et a maintenu ses pneus en vie en fin de course juste ce qu'il fallait pour que ses poursuivants, Max Verstappen et Kimi Antonelli, ne puissent lui chiper la mise. 

Antonelli brouillon, mais dans le coup

La septième victoire de sa carrière restera celle qui relance (un peu) le championnat du monde 2026. Il signe son premier succès depuis Melbourne, où tout lui semblait presque acquis. Kimi Antonelli s'est fâché, depuis. Russell a beaucoup peiné, aussi. "Les courses difficiles vous testent psychologiquement, philosophait-il après la course. Mentalement, les deux derniers week-ends ont été cruciaux pour me rappeler que je suis capable de le faire. J'ai pu montrer mon rythme ce week-end, sur une piste qui ne met pas en avant mon pilotage."
Pour une fois, les erreurs sont venues d'Antonelli. Dès les premières secondes de course, l'Italien est apparu brouillon, coupable de plusieurs erreurs dans la foulée du départ. "Le premier relais était très mauvais, mais les deuxième et troisième étaient bons, retenait-il au micro de Canal+ après la course. J'ai juste beaucoup souffert dans le premier relais, avec les freins notamment."
C'est assez incroyable qu'il puisse être deuxième du championnat en n'ayant remporté que deux courses
Dépassé, mais pas distancé. "J'étais un peu trop enthousiaste dans les premiers tours et n'ai pas bien conduit, j'ai fait trop de fautes", disait encore Antonelli à l'organisateur. Certes. En début de Grand Prix, l'Italien a laissé de grosses miettes à l'adversité, mais il n'était qu'à un souffle de Max Verstappen (2e) sur la ligne, soixante-dix tours plus tard, à moins de deux secondes de George Russell. Dans le coup, comme au championnat, où son podium lui assure un bon matelas d'avance (40 points) sur son premier poursuivant. Qui n'est plus Lewis Hamilton, mais bien George Russell. 
De l'avis de Bradley Lord, directeur adjoint de Mercedes, au micro de Canal+, la saveur d'un succès avait "manqué" à son pilote anglais. "C'est assez incroyable qu'il puisse être deuxième du championnat en n'ayant remporté que deux courses (5 pour Antonelli, NDLR). C'est une belle remontée : une bonne performance à Barcelone, puis il a pris la pole ici, en étant très, très intelligent hier avec les drapeaux jaunes. Aujourd'hui, il est bien parti de la pole et a un peu disparu pendant la course." Ses poursuivants en ont tiré le bénéfice dans leur âpre lutte. Mais Russell a mené sa course de main de maître, avec "sang-froid", dixit Toto Wolff. 
Il devait gagner, un jour ou l'autre, pour que ses espoirs ne s'amincissent pas trop. Que l'on ne l'enterre pas d'avance dans une course au titre qui souriait en tout point à son coéquipier, avant son abandon en Catalogne. Russell a trouvé le plein de confiance qu'il lui fallait, avant de retrouver la maison, Silverstone, dès la semaine prochaine. L'occasion sera trop belle.
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