Getty Images

Le pilote attendu au tournant : Lewis Hamilton (Mercedes) ou le bon moment pour gagner

Le pilote attendu au tournant : Hamilton ou le bon moment pour gagner

Le 28/04/2018 à 10:04Mis à jour Le 28/04/2018 à 18:49

GRAND PRIX D'AZERBAÏDJAN - Lewis Hamilton n'a pas gagné une seule des trois premières courses de 2018 mais ça ne l'oblige pas à gagner ce week-end selon lui. Après deux échecs en qualification contre son coéquipier, on attend au moins qu'il restaure son autorité chez Mercedes ce week-end à Bakou.

Lewis Hamilton en a "marre" et "n'est plus le même pilote qu'en 2017". C'est la dernière théorie de la mauvaise passe sur laquelle surfait Bernie Ecclestone dans le paddock de Bakou vendredi. Le n°44 de Mercedes n'est plus en "mode fête" depuis sa stratosphérique pole position australienne ; battu par un bug informatique en course puis de sournoises conditions de piste. Trop chaudes à Bahreïn, trop froides en Chine… Quadrature du cercle ou quatrième dimension, au choix...

Ça fait beaucoup pour un seul pilote mais, fidèle à lui-même, "Mister E" en a rajouté du haut de ses 87 ans et son désespoir d'exister médiatiquement depuis sa sortie par la petite porte des affaires du sport. "Je ne sais pas si ça vient de moi, mais quand on lui parle et qu'on voit ce qu'il fait, il n'est plus le pilote qu'il était. Il est super rapide, super doué, il reste un garçon charmant mais il commence à être fatigué des voyages et à en avoir marre de certaines choses." Voilà pour ses mots à Sky Sports News.

Difficile de ne pas donner un peu de crédit à l'octogénaire, qui connait trop les ressorts de la psychologie et de la performance pour parler gratuitement. Certes, #LH44 vient de se faire taper deux fois en qualification par Valtteri Bottas, et ça lui était arrivé en clôture de l'exercice 2017 après un titre "trop fêté". Une conclusion triviale ? Oui, si l'on se souvient de la tonne de critiques qui lui était tombée dessus après le quatrième Grand Prix de 2017. Bottas venait de le battre deux fois en qualification et de gagner à Sotchi. Lewis Hamilton sonné par le premier remplaçant venu de Nico Rosberg, Sebastian Vettel sur le trône, la fin d'un mythe !

Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix d'Azerbaïdjan 2018

Faire avec la diva

Ce week-end, la mission du natif de Stevenage est plutôt difficile, et c'est ce qui la rend intéressante. On sait qu'à une protection de cockpit près, il aurait gagné l'an dernier. Mais c'est un fait, Bakou reste synonyme d'ennuis - il n'avait pas caché son malaise en 2016 au volant d'une voiture imprévisible - et 2018 ressemble à un défi statistique puisque que tous les champions du monde depuis 1988 ont gagné l'une des quatre premières courses. Ce dont il se fiche pas mal ! "Je serai heureux de démentir ça !", a-t-il lancé à la presse à Bakou. En clair, une défaite dimanche ne mettrait pas fin à ses chances ni ne déclencherait même de panique. On peut se pencher sur 1987 pour s'en convaincre : Nelson Piquet n'avait gagné qu'à la huitième course.

Bref, Lewis Hamilton est prêt à faire du gratte-points avec cette W09 qui est peut-être finalement la descendante directe de la "diva" de 2017. Il l'a confirmé en expliquant que "le problème est la fenêtre d'utilisation des pneus". En clair, la Flèche d'argent fonctionne bien uniquement dans une plage restreinte de température (on parle de 4°C) dont elle sortirait très vite.

Le problème réside seulement là et la réponse sera collective. "En termes de motivation, il n'y a pas de différence [pour lui, NDLR] entre quand ça va bien et quand les choses tournent mal. C'est bien si je gagne, autrement il faut bosser dur pour trouver des solutions." Compris Bernie ?

0
0