Max Verstappen - Lewis Hamilton : un round chacun ! Trois semaines après avoir manqué de s'imposer à Sakhir, le pilote néerlandais a remporté avec maestria le Grand Prix d'Emilie-Romagne, la deuxième manche du Championnat du monde 2021, dimanche, sur le circuit d'Imola. Complètement folle lors de sa première partie, cette course a été coupée en deux suite à l'arrêt des évenements au 34e tour, après le violent accrochage entre Valtteri Bottas (Mercedes) et George Russell (Williams), le tournant de cette épreuve.
Solide mentalement, et parti seulement une fois à la faute à la reprise, avant de se reprendre et faire un coup de "filou" à Charles Leclerc, Verstappen a fait un beau vainqueur de ce Grand Prix. Vu les conditions du jour, avec une piste détrempée, et le froid ambiant, le pilote Red Bull a échappé à beaucoup de problèmes, ce qui n'a pas été le cas d'Hamilton. Il a fini devant le Britannique de Mercedes, en mode remontée, et Lando Norris (McLaren Mercedes), auteur d'un superbe Grand Prix. Au classement du Championnat du monde, Hamilton a conservé la tête pour un petit point (44 points contre 43), suite à l'acquisition du point du meilleur tour. Le duel entre MV77 et LW44 est lancé.
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Hamilton, beaucoup d'embûches et une marche arrière de génie

Si Verstappen a évité les problèmes, cela n'a pas été le cas de Lewis Hamilton. La course du champion du monde en titre a été une succession d'embûches et il a été malgré lui le héros de cette épreuve. Dépassé par Max la menace dès le premier virage du premier tour, et également percuté par la Red Bull, Hamilton a passé le premier tiers de la course à retrouver de la stabilité. Aileron avant légèrement touché, pneus intermédiaires loin de donner du potentiel sur la piste mi-trempée-mi sèche (dans le secteur 3), le Britannique a mis quelques tours avant de se mettre au point et stabiliser un écart qui n'a pas dépassé les 6 secondes. Peu à peu, il a gagné du grip, et repris son retard sur son rival, jusqu'à revenir sous les deux secondes peu avant la mi-course. Tout s'est ensuite joué aux stands.

Hamilton face à Verstappen

Crédit: Getty Images

Hésitant à aller aux "pits" pour chausser des pneus slicks, Verstappen s'est finalement exécuté au 28e tour, six tours après que Sebastian Vettel, pas dans le coup lors de ce Grand Prix qu'il a démarré des stands, ne fasse le premier pas. Passé en tête, Hamilton a appuyé sur le champignon, avant de rentrer un tour plus tard. Problème : son équipe a galéré à fixer le pneu avant-gauche. Cet arrêt trop tardif, combiné à un énorme patinage en sortie de stand, a coûté très cher au pilote Mercedes, qui a perdu la tête de la course.

Après le "restart" : le "show" Hamilton

Deux tours plus tard, Hamilton a bu le calice jusqu'à la lie. Avant de revivre. Parti dans une zone humide au moment de mettre un tour à George Russell, 9e, l'Anglais s'est envoyé dans les graviers à Tosa, avant d'expédier sa Mercedes dans le mur. A l'arrêt, Hamilton a attendu, attendu... avant de revenir sur la piste suite à une magnifique marche arrière, comme s'il était dans un jeu vidéo. Revenu aux stands pour réparer, il a été le principal vainqueur de l'énorme accident entre Valtteri Bottas et George Russell survenu quelques instants plus tard, au 32e tour.
DRS ouvert, le Britannique de Williams a tenté une manœuvre à Tamburello sur le Finlandais. Auteur d'un léger écart, sur cette ligne droite qui n'en est pas une, Bottas a obligé Russell à mettre un coup de volant à droite, ce qui a eu pour conséquence de mettre sa roue avant droite dans l'herbe et de perdre le contrôle. Ces faits de course ont provoqué cet effroyable accrochage. Très en colère, les deux hommes se sont rapidement expliqués, sans s'entendre, dans la carcasse de la Mercedes de Bottas, sonné. Un doigt d'honneur de la part du pilote Mercedes, un coup sur le casque pour Russell. Mercedes va convoquer tout ce beau monde, tout comme la FIA qui a mis cela sous enquête. Mais ces deux-là ne partiront pas en vacances ensemble. En deux tours, Russell, qui aspire au baquet de Bottas, a été au centre des malheurs de son employeur.
Après l'arrêt drapeau rouge, la course n°2 a été plus classique. Passée la frayeur de Verstappen, les erreurs successives de Sergio Pérez, noyé dans les problèmes (volant, dépassement illicite, sorties), et bien évidemment quelques sorties de piste, fort nombreuses dimanche, cette fin de GP a ressemblé à une mini-course où Hamilton a fait le show. Classé 9e au "restart", LW44 a profité de la sortie de Kimi Räikkönen pour passer 8e avant d'avaler tout le peloton : Stroll, Ricciardo, les Ferrari de Sainz et Leclerc, puis Lando Norris, le dernier des Mohicans.
Résistant malgré le DRS, le pilote McLaren a finalement perdu la bataille avec son compatriote au 60e des 63 tours. Il pourra se consoler avec un podium, le deuxième de sa carrière. Hamilton, lui, fait figure de miraculé mais sa fin de course parle pour lui. Au-dessus de tout ça, Verstappen a lui remis les pendules à l'heure. Une erreur chacun, une victoire chacun. Balle au centre.

Lando Norris (McLaren)

Crédit: Getty Images

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