Formule 1 - Mercedes et George Russell s'éloignent du bon wagon : "Notre pire journée depuis des années"

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Le retour de la Formule 1 en Europe a coïncidé avec celui à la réalité de Mercedes : pour le premier Grand Prix de la saison sur le Vieux Continent, George Russell a terminé 7e et Kimi Antonelli n'a même pas pu achever sa course à domicile. Dans la bataille au classement pilote en début de saison, le Britannique voit le trio de tête Piastri-Norris-Verstappen s'envoler, et la confiance s'amenuiser.

Sur le podium, Verstappen, Norris et Piastri font le bilan

Video credit: Eurosport

Il y a des dimanches comme ça qui commencent bien et qui finissent mal. C'était déjà vrai pour Jean-Louis Duroc, pilote de rallye veuf joué par Jean-Louis Trintignant dans un Homme et une Femme (1966). Et ça l'a encore été pas plus tard que ce week-end pour Mercedes et ses deux pilotes de Formule 1, durant le Grand Prix d'Emilie-Romagne sur le tracé d'Imola. Dans le box de gauche comme dans celui de droite de l'écurie allemande, les espoirs, grands à raison, présents au réveil ont été douchés par la cruauté du scenario de l'après-midi.
Le local de l'étape Kimi Antonelli n'a pas pu aller au bout de la course, abandonné par un accélérateur défectueux. Un crève-cœur pour les tifosi, qui le voyaient pour la première fois à l'œuvre en catégorie reine, et pour sa vingtaine de camarades de classe qu'il avait invités pour une sortie scolaire unique. "C'était très intense, a-t-il expliqué après la course dimanche. Mentalement et émotionnellement, je pense que je n'ai pas tout géré au mieux." Il a beau être un habitué de l'apprentissage accéléré et de l'adaptation expresse, il a rappelé, ce week-end, qu'il avait toujours les défauts d'un garçon de son âge. Et c'est bien normal.
Ce qui l'est moins est à chercher du côté du rythme affiché par sa voiture. Que ce soit sa n°12, ou la n°63 de George Russell, les deux W16 de Mercedes ont été loin du compte ce dimanche. Alors qu'elles étaient dans le coup samedi. George Russell avait réalisé un beau troisième temps en qualification et était même "surpris d'être aussi proche des McLaren." Et tout semblait réuni pour que le Britannique continue sur sa lancée du début de saison. Celle qui l'avait propulsé dans le bon wagon pour la course au titre pilote après la première tournée océano-asiatique.

La W16, pas fan de la chaleur

Il y avait, certes, fait des merveilles avec des bouts de ficelle. Mais on se disait alors que si des améliorations efficaces venaient rapidement bonifier sa Mercedes, il aurait peut-être un coup à jouer. Le retour en Europe a douché ces espoirs. "C'était une journée désastreuse, a-t-il fustigé après la course. Je n'avais aucun rythme et j'étais heureux de voir le drapeau à damier." Entre la dégradation accrue de ses pneus arrière, et la stratégie pneumatique ratée de son équipe, il n'a pu faire mieux que P7. En en ne marquant que six points, George Russell est désormais repoussé à 47 points du leader du championnat du monde Oscar Piastri au classement général, et 25 du troisième Max Verstappen.
Surtout, hormis un premier virage où il aurait pu prendre l'avantage si Piastri avait défendu un peu plus ardemment sur Verstappen, il n'a jamais semblé en mesure de se battre pour une bonne place au classement. "En termes de rythme, c'était probablement la pire journée pour l'équipe depuis des années. Tout de suite, je n'ai pas forcément d'explications." En vérité, le Britannique en a peut-être trouvé une, d'explication : "On a toujours été lent quand il fait chaud, et il a fait chaud aujourd'hui."
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La Mercedes de George Russell durant le Grand Prix d'Emilie-Romagne à Imola, le 18 mai 2025

Crédit: Getty Images

Cette Mercedes préférerait donc le froid. Ce qu'Andrew Shovlin, le directeur de l'ingénierie de course, a confirmé ensuite : "C'était une nouvelle course chaude, et nous avons trop maltraité nos pneus arrière, a-t-il analysé après la course. Nous avons ensuite souffert d'un manque d'adhérence et d'une forte dégradation. Nous devons se sortir de cela rapidement étant donné que de nombreuses courses chaudes arrivent et nous ne pouvons pas continuer de performer à ce niveau." Si cela peut les rassurer, la météo annonce pour l'instant pas plus d'une vingtaine de degrés Celsius dans l'atmosphère ce dimanche à Monaco. En revanche, Barcelone arrive très vite. Et le mercure devrait être un peu plus désavantageux, pour Mercedes, en Catalogne.
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