Grand Prix d'Emilie-Romagne - "Nous retrouvons notre forme" : Max Verstappen et Red Bull s'invitent dans la danse

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Grâce à une manoeuvre épique dans la chicane de Tamburello à l'envol, Max Verstappen (Red Bull) a surpris le poleman Oscar Piastri (McLaren) pour décrocher un 4e succès consécutif à Imola lors du Grand Prix d'Emilie-Romagne, ce dimanche. Au volant d'une voiture revigorée par des évolutions et des changements de paramètres entre vendredi et samedi, le Néerlandais s'est relancé au championnat.

Sur le podium, Verstappen, Norris et Piastri font le bilan

Video credit: Eurosport

Qu'il coure sous sa véritable identité ou sous pseudonyme, Max Verstappen ne cherche qu'une chose : gagner. Une semaine après avoir affolé la toile en battant un record en GT3 sur la Nordschleife du Nürburgring sous le nom de Franz Hermann, le quadruple champion du monde a prolongé le plaisir en remportant le Grand Prix d'Emilie-Romagne, ce dimanche après-midi.
Le Néerlandais a livré une démonstration pleine de maîtrise pour devenir le premier pilote de l'histoire à triompher quatre fois d'affilée à Imola. Sa deuxième victoire de la saison s'est matérialisée dès les deux premiers virages de la course grâce à une manœuvre autoritaire sur Oscar Piastri (McLaren). Partageant la première ligne avec le pilote australien, Verstappen, pressé par George Russell à l'envol, a profité d'un freinage très précoce du poleman pour retarder le sien à la chicane de Tamburello.
Une manière de lui rendre la monnaie de sa pièce : Piastri l'avait poussé à la faute dans les mêmes circonstances en Arabie saoudite. "Mon départ n'était pas particulièrement bon, mais j'étais toujours à l'extérieur, sur la trajectoire normale, et je me suis dit que j'allais tenter de le passer par l'extérieur. Ça a très bien fonctionné", a simplement résumé le Néerlandais dans le Parc Fermé.

Une Red Bull enfin au diapason

Un dépassement risqué, épique, audacieux, instinctif, et donc typique du Batave, que Christian Horner a décrit comme "incroyablement décisif". "C'était du style 'tout ou rien', a poursuivi le directeur de Red Bull au micro de Sky Sports. Max a vu une opportunité et l'a saisie. Il est arrivé de loin et s'est totalement engagé dans le virage. C'était la dernière fois qu'ils l'ont vu." Par "ils", Horner entend les McLaren, impuissantes sur le tracé Enzo e Dino Ferrari malgré leur forme éclatante depuis le début de saison. Excellant dans tous les types de virage du circuit italien, les monoplaces "papaye" étaient les grandes favorites en Emilie-Romagne, où elles ont dominé les trois séances d'essais puis la qualification.
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Max Verstappen - Fotó: Luca Bruno / POOL / AFP

Crédit: AFP

A l'issue de la journée du vendredi, Verstappen affichait d'ailleurs une mine déconfite malgré plusieurs innovations boostant sa RB21, notamment au niveau des sidepods. Dans la nuit de vendredi à samedi, les ingénieurs de l'écurie autrichienne ont donc travaillé d'arrache-pied pour corriger les problèmes d'équilibre en virage rencontrés en début de week-end. Des réglages optimisés qui ont permis à la monoplace frappée du n°1 de signer le deuxième temps des qualifications, puis de s'échapper et de contrôler la course après son dépassement sur Piastri. "Cela a libéré notre rythme parce que, une fois en tête, la voiture était bonne. J'ai pu préserver mes pneus", a reconnu Verstappen. Une domination constatée par Norris : "Max était juste trop rapide pour nous, la Red Bull aussi. Je ne pense pas que nous pouvions leur répondre, même dans le dernier relais."

Un brin de chance

Le moment clé est survenu avec la voiture de sécurité virtuelle (VSC) au 29e tour, permettant au Batave de réaliser un passage au stand sans perdre trop de temps alors que Lando Norris venait de s'arrêter et que Piastri avait été appelé bien plus tôt par le muret McLaren. "La VSC est arrivée au bon moment pour notre arrêt. Même après, avec les pneus durs, notre rythme était solide", a-t-il convenu. Son avance de 19,8 secondes lui permettait de voir venir... jusqu'à que la voiture de sécurité pointe le bout de son museau au 46e tour. Un nouveau coup de pouce du destin que Verstappen a saisi en plongeant dans la voie des stands pour changer gratuitement ses pneus durs.
En tête d'un peloton resserré avec un nouveau train, il a rapidement creusé un écart de 2 secondes avec Piastri et ses gommes usées, empêchant toute contre-attaque pour décrocher un succès symbolique en ce 400e Grand Prix de Red Bull : "Je suis incroyable fier de toute l'équipe. Ce fut une semaine très importante pour nous. La voiture a très bien performé, l'exécution de toute la course a été excellente, la gestion des arrêts aussi."
Avec cette victoire impériale, Verstappen se replace dans la course au titre Pilotes, la "priorité absolue" de Red Bull comme l'a avoué Christian Horner. Son pilote ne pointe qu'à 9 longueurs de Norris et 22 de Piastri alors que le Grand Prix d'Emilie-Romagne marquait la fin du premier tiers de la saison. "Nous retrouvons notre forme", a sobrement confirmé Christian Horner, qui s'offre personnellement un peu de répit après des rumeurs de licenciement.
La prochaine course à Monaco sera un défi complètement différent pour les hommes de Milton Keynes, qui attendent impatiemment la dernière étape du "triple header" à Barcelone dans deux semaines. La raison ? L'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation sur les ailerons flexibles avec un renforcement des tests, qui devrait selon eux impacter les McLaren et donc relancer une bataille que semblait exclure l'écurie autrichienne il y a encore quelques semaines...
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