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Max Verstappen (Red Bull) : "C'est une énorme surprise, je visais le podium"

Verstappen : "C'est une énorme surprise, je visais le podium"
Par Eurosport

Le 15/05/2016 à 20:14Mis à jour Le 16/05/2016 à 17:00

GRAND PRIX D'ESPAGNE - Max Verstappen (Red Bull) n'en revient pas d'avoir gagné son premier Grand Prix. D'avoir pu résister à Kimi Räikkönen (Ferrari) dans le final d'une course qui lui a semblé interminable.

Vous êtes à présent le plus jeune vainqueur de tous les temps en Formule 1. Qu'est-ce que ça fait ?

Max Verstappen : C'est incroyable. Je n'arrive pas à y croire. Ç'a été une course géniale. Je dois remercier l'équipe de m'avoir donné une telle voiture pour gagner dès ma première course. Ça m'a paru être une course d'Endurance, spécialement les dix derniers tours. Je n'arrivais pas à croire que je menais. Tout s'est bien mis aujourd'hui. J'ai pu faire durer les pneus.

Kimi Räikkönen (Ferrari), Max Verstappen (Red Bull) et Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix d'Espagne 2016

Votre père (Jos, qui a été pilote de F1) doit être fier de vous...

M.V. : Je pense, oui. Depuis mon tout jeune âge, il m'a beaucoup aidé et parvenir à ça, c'est génial.

Votre stratégie (deux arrêts) est devenue évidente une fois que Sebastian [Vettel] a poussé votre coéquipier sur une tactique différente (à trois arrêts). Néanmoins, vous êtes resté très calme sous la pression de Kimi Räikkönen. Quel est l'aspect le plus surprenant de cette victoire selon vous ? Si c'est une surprise pour vous...

M.V. : C'est une énorme surprise. Bien sûr, je ne m'attendais pas à ça. Lors de mon premier relais en "tendre", j'ai pu rester au contact après l'accident des Mercedes. Mais à un moment, si on est très près du leader, on commence à détruire ses pneus. J'ai donc perdu un peu de terrain et décidé de stopper à nouveau. En "medium", la voiture a alors été sensationnelle. A partir de là, j'ai simplement géré mon rythme, mes pneus. C'était une question de gestion globale. Au bout du compte, nous avions la meilleure stratégie. Spécialement dans le dernier relais, où j'ai eu une grosse pression de Kimi. Mais sur cette piste, c'est assez dur de dépasser. Il s'agissait donc de ne pas commettre d'erreur, de ne pas bloquer les roues avant au freinage. C'est donc ce que j'ai essayé de faire et ça a marché. Je visais le podium, mais gagner d'emblée est une sensation géniale.

Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix d'Espagne 2016

Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix d'Espagne 2016AFP

Dans les derniers tours, combien de temps avez-vous passé à regarder dans vos rétros ? Ou peut-être pas...

M.V. : Après mon arrêt, je savais que j'irai au bout. Je n'ai donc pas trop attaqué dans les premiers tours. Je savais que Ferrari était un peu plus rapide que nous aujourd'hui mais je l'ai laissée revenir sur moi pour ensuite contrôler l'écart. Bien sûr, il utilisait le DRS, il fallait donc rester devant. Ça a marché jusqu'à huit tours de la fin. Nous avons alors eu du trafic, et il a donc fallu vraiment gérer le dernier secteur : ne pas trop glisser, et bien sortir de la chicane. Donc, effectivement, on regarde toujours un peu dans les rétroviseurs.

La performance de Red Bull est-elle dûe à la piste ou au moteur pas si important que ça ici, ou au châssis ? Et va-t-on voir la Red Bull aussi rapide sur les circuits à venir ?

M.V. : Je pense que la piste convient en général à la voiture. Naturellement, on veut toujours plus de puissance. On va en avoir plus bientôt, c'est donc très bien. Mais je pense que les circuits en ville vont nous être encore plus favorables.

Vous êtes jeune et vous courez probablement avec vos héros. Quels sont-ils ceux d'aujourd'hui et ceux du passé, que vous avez dû voir sur des vidéos ?

M.V. : Je n'en ai pas vraiment. On a du respect les uns pour les autres et du respect pour ce que tous ont réussi dans leurs carrières. Gagner une course est une chose mais gagner un championnat en est une autre.

Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix d'Espagne 2016

Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix d'Espagne 2016AFP

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